Yvon Vandycke

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    Yvon Vandycke

    Iconographie et liens : 

    http://users.belgacom.net/gc053794/page2.html

    http://users.skynet.be/philippe.mathy/page13.html

    a vd 2.jpgPour découvrir  Yvon Vandycke, on visitera obligatoirement les  espaces que Philippe Mathy, son ami, lui consacre.

    Eléments biographiques :  Yovn Vandycke a douze ans lorsque son père, ouvrier à Marcinelle, meurt. À seize ans il fait paraître son premier recueil de poésies. Il se lie d’amitié avec le fils de Gustave Camus, alors professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Mons.

    Il s’inscrit, dès 1958, au cours de peinture de Gustave Camus. Celui-ci est devenu directeur de cette Académie et confie à Vandycke un atelier, celui du dessin de composition, de 1965 à 1975. Il deviendra ensuite responsable de l’atelier de peinture, jusqu’à sa mort.

    Il expose en 1963 sur le thème Contribution à une Ontologie à Bruxelles. En 1971, avec le sculpteur Christian Leroy, avec Michel Jamsin, ainsi que Jean-Marie Molle, Jacques Ransy et Charles Szymkowicz. Il fonde le groupe Maka1Calisto Peretti y sera associé par après. En 1976, le groupe se dissout, mais un autre groupe renaît de ces cendres sous le nom d’Art cru. Puis, ce sera Polyptyque : expositions de 1980 à 1983, avec Michel Jamsin, Christian Leroy, Charly Vienne, tous professeurs de peinture, sculpture ou dessin à l’Académie de Mons. Il animera encore en collaboration les Ateliers des Arts, de 1983 à 1987 des expositions, rencontres, publications. Enfin, ce sera La valise est dans l’atelier et L’Atelier V où il assume la promotion de ses élèves ou amis. Yvon Vandycke est mort en décembre 2000.

    Yvon Vandycke a signé le Manifeste pour la culture wallonne en 1983.

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    https://fr.wikipedia.org/wiki/Yvon_Vandycke 

    J’avais, il y a quelques années, rédigé un long article sur Vandycke. Hélas, un pirate obtus, une clenche de concours, un requin complètement marteau, un enfant de sa très malpropre mère a saboté totalement mon site de l’époque et toute trace du papier sur l’immense Vandycke a disparu. Là, je recueille précieusement ce qui est écrit à son propos. J’archive. Je suis effaré. Il n’y a à peu près rien, si j’excepte le beau travail de Philippe Mathy.

    Peintre, poète, polémiste, infatigable animateur plus soucieux de défendre une certaine idée de l’art - et de l’être humain ! - que sa propre personne, Yvon Vandycke aura marqué l’histoire de son temps. L’histoire de la peinture belge ... Quand la haine des officiels qu’il a pourfendus sera apaisée, quand les modes versatiles sombreront dans les oubliettes de l’histoire, nul doute qu’il sera reconnu comme le fut Félicien Rops ou, plus près de nous, Francis Bacon et Lucian Freud que l’Angleterre a mis à l’honneur sans attendre leur décès. ( http://users.belgacom.net/gc053794/index.html )

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    Originaire de Charleroi, où il est né le 17 mars 1942, Yvon Van Dijck épousa une régente technique qui enseigne aux écoles techniques de St-Ghislain et est l'heureux père d'une fille Sarah et d'un fils Patrick. Après ses humanités, le lauréat suivit, de 1958 à 1963, les cours de l'Académie royale de Mons où il eut comme professeur M. Gustave Camus. Deux ans plus tard il repassait à nouveau les ports de l'établissement artistique montois, comme professeur de dessin cette fois.
    De 1965 à 1975 Professeurs de dessin de composition à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons. Depuis 1975 Professeur de peinture à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons.
    Dès l'année de sa sortie de l'Académie, M. Van Dijcke remporta le "Prix du Hainaut" et depuis lors il fut encore lauréat du Prix Dasselborne en 1968 et la même année Prix de peinture de l'Académie de Belgique, Prix Villa Toriani en 1971 et Prix Caty, également en 1971. C'est à proximité des vestiges prestigieux de l'abbaye de Saint-Denis, au n° 6 de la rue de la Filature, que nous avons peu rencontrer Yvon Van Dijcke, le principal lauréat 1972 du Prix Anto Carte. Pour la première fois depuis pas mal d'années, c'est un artiste peintre hennuyer qui remporte ce prix important. Seul Roger Somville, en 1960, fut le deuxième lauréat de ce concours. Cet honneur peut être considéré comme une victoire pour le groupe "contestataire" MAKA dont il fait partie.

    Figurative avant tout, la peinture d'Yvon Vandijcke présente sous un fond tourmenté, une âpreté dans son message, une dureté dans sa consistance plastique. Elle se caractérise surtout par un trait fortement grossi volontairement noirci pour sa dureté imprimée et sa signification.

    L'oeuvre entière de Yvon Vandycke nous met en contact avec un univers de tension et d'angoisse. Bien qu'il présente l'humanité dans des situations dont il ne nous épargne aucune laideur, il faut comprendre que l'artiste est un être passionné aimant la vie et les hommes. C'est pourquoi il crie son horreur et son dégoût face au monde qu'ils se façonnent et à la manière dont ils disposent de la vie.
    "Le monde est laid
    La vie est belle
    Le monde si vrai
    Si fausse ritournelle"
    En ayant l'air de traiter certains sujets avec ironie, il en accentue davantage la portée dramatique.

    http://www.fonds-leon-eeckman-et-le-groupe-nervia.be/nos-artistes/yvon-vandycke

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    Grand artiste iconoclaste

    Vandycke est un ouragan, une tempête anarchique, une volée de coups de gourdin  que la mémoire de l’art ne semble toujours pas pouvoir digérer. Je me fous, je vous l’avoue, des sensibleries sans doute revanchardes des institutions, je me fous de l’argumentation des ignares, des frileux et des enclumes mal battues  qui laissent ce fauve pictural (fauve : animal rugissant et intraitable, royal) sur le seuil du musée. Ce que je dis, c’est que cette maltraitance relève de l’iconoclastie et du blasphème plus encore que de l’insistante bêtise. Car, nom de dieu, c’est aux artistes, - je parle des artistes de la trempe de Vandycke, ce wallon furieux à blaze de flahute, ce monstre indispensable, ce déracineur de cocotiers – que revient de plein droit l’usage du sacrilège. Ce n’est pas affaire de fonctionnaires incarcérés dans leur livrée, d’agents de l’état en piteux état, de peigne-culs commis aux dossiers de l’art de mettre à mort par étranglement, par dissimulation, par mise sous scellés l’œuvre faramineuse de ce phénomène inédit qu’est Vandycke.  Ces pleutres acouillus (néologisme pour : privés de balloches) croient sans doute œuvrer pour la salubrité en sanctionnant cette exorbitante crue picturale qui déferle des pinceaux de Vandycke.  Le crime, - car c’en est un, un effroyable - c’est d’enterrer la vie trépidante, la fermentation puissante de la vie, la terrifiante vie, la protubérante vie,  l’excès de vie, la proliférante vie que Vandycke n’a cessé de représenter et de monter en art cru, à l’écart des esthètes et des plasticiens. Je ne nie ni esthètes, ni plasticiens, j’en aime d’entiers gradins, mais ils ne m’empêchent pas, jamais, d’apercevoir, - effaré, admiratif, estomaqué-, la terrible lumière verte de Vandycke.  Vandycke, c’est la vie démasquée, la vie qui hurle sous le masque d’urbanité qu’on lui colle sur le groin. L’humanité, chez Vandycke, affiche ses bourrelets, ses disgrâces, ses tons de batraciens. L’humanité s’affiche bâtarde. L’humanité de Vandycke, trop authentique, dégrise, dépite l’humanité. Vandycke ne vient pas chanter aux balcons de l’humanité. Il veint dégueuler des choses terribles. C’est un grand service, un service essentiel qu’elle rend aux êtres. Car derrière, grâce même à cette crudité directe, il y a le désir de fissurer la conque, l’habit de satisfaction, l’armure de suffisance. Il y a la volonté de foutre à bas ce kitsch épouvantable d’une espèce amoureuse de l’illusion de sa forme, de son fond, de sa lie. Le kitsch, ainsi que le résume l’affolant Kundera, c’est la négation de la merde. Vandycke, héroïquement, s’en prend à cette négation. Vandycke, pour demeurer kundérien, adopte l’attitude anti-lyrique.  Vandycke jette son œuvre virulente à la gueule d’une société avide de s’embellir, de se surestimer. Chez Vandycke, il y a des indices indiscutables du monstre anti-kitsch. La salubrité iconoclaste, c’est Vandycke. Je vais me mettre en quête d'oeuvres à reproduire et, très humblement mais soutenu par une conviction géante, je tenterai de ramener Vandycke parmi nous, à la place que doit occuper un grand artiste dérangeant, une force d'insoumission, un tumulte fait homme et fait art.

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