Sophie Favre

  • Sophie FAVRE - Sculptrice

    SOPHIE   FAVRE

    Réinvention du charme

    Sophie Favre est née en 1950 d’une mère céramiste et d’un père peintre et dessinateur. Elle a mené ses études aux Beaux-Arts à Paris. Elle sculpte (argile et bronze) et peint également. C’est une artiste qui jouit d’une réelle renommée et qui a accumulé les expositions à travers le monde.

    a sofa 3.jpg  a sofa 1.jpg  a sofa 5.jpg  a sofa 7.jpg

    Au premier regard, - comme la terre de l’artiste -, vous êtes cuit. La statuette fait mouche. Quelque chose vous étreint le cœur, vous surprend, vous enchante, vous confronte à de l’inattendu, vous livre, à l’écart des prétentions démesurées et des leçons de choses, une nouvelle version des choses et du monde, tout cela en un clin d’œil. C’est imparable. Le bestiaire de Sophie Favre, de Favre-la-Sage, entre dans le monde de vos représentations du monde. Il tient la route, c’est un petit univers cohérent doué d’une réelle et troublante puissance évocatoire. Favre, la faiseuse et la sage ! (Intéressante synthèse, celui qui pense et qui agit, qui fabrique, qui œuvre avec les mains). Favre, la fabuliste, la poétesse. L’artiste, celle qui regarde et qui rend le monde dans une version inédite et charmante. Je veux dire : qui exerce un charme, carmen, chant magique, qui exprime une merveilleuse et ensorcelante  musique de l’âme. Voilà, en vrac, l’effet que produit sur moi, à l’instant de la première découverte, l’œuvre de Sophie Favre.

    a sofa 6.jpg

    Attention, le monde de Favre, s’il vous happe au premier contact, est un monde subtil, plein de nuances, qui ne se laisse pas épuiser par un premier regard. C’est un monde qui vous appelle et vous rappelle. Tout opère dans le travail de Favre, y compris son humilité. Et cette grâce étrange, ces singularités physiques touchantes et très à l’écart des canons de la beauté. Il y a là, au rendez-vous de cette sculpture atypique et captivante, un cocktail de poésie, d’humour aimable, de tragique (la muselière telle qu’elle est rendue atteint au tragique et fait songer aux chaînes de l’esclave ou du prisonnier), de sensibilité étourdissante et d’expressivité. D’humour ? Oui ! Avec des trouvailles qui me réjouissent comme cette épatante « Cénographie », remarquable tant par sa composition (12 rongeurs et convives attablés) que par son subtil intitulé.

    a sofa 9.jpg

    Le regard des êtres de Favre, leur formidable qualité de présence, leur affolante « humanité » (un fabuleux effet spéculaire) ou  cette façon qu’ils ont de nous remuer en profondeur, de nous émouvoir, de nous bouleverser ou de nous amuser qualifient et exhaussent cette œuvre passionnante dont la présence dans mon blog m’est la cause d’une grande joie. L’œuvre mène une longue et intelligente réflexion sur l’art de plaire, de retenir l’attention, de séduire, de suggérer, de toucher sans appartenir jamais au monde fermé et exclusif de la beauté homologuée.. La lente et géniale composition de cette Comédie animale dépasse de loin l'anecdote, le plaisant artisanat ou l'ouvrage aimable et fait irruption dans la catégorie des entreprises artistiques capables de contraindre ou d'aider l'homme à réfléchir et à reconsidérer sa condition. 

    a sofa 2.jpg

    a sofa 4.jpg    a sofa 8.jpg

    Je vous recommande, en guise de premier lien, cet espace où découvrir son œuvre et le détail de sa biographie.  

    http://www.galerie-audeladesapparences.com/pages/artiste.php?artiste=5&menu=sculpteurs&langue=fr

    a fa 1.jpg

    a fa 2.jpg

    a fa 3.jpg

    a fa 5.jpg

    a fa 4.jpg