Sabine Delahaut

  • Sabine Delahaut au Musée des Beaux-Arts de Liège

    SABINE DELAHAUT

    Sabine Delahaut sera présente à la neuvième biennale internationale de Gravure contemporaine qui se tiendra entre le 15 mars et le 19 mai 2013 au Musée des Beaux-Arts de Liège.

    http://www.artmajeur.com/sabinedelahaut/

    a sa 1.jpg     a sa 4.jpg

    a sa 7.jpg     a sa 8.jpg

  • Sabine DELAHAUT entre au musée

    a sa 9.jpgSABINE DELAHAUT : reconnaissance en marche

    Avec une très belle oeuvre intitulée Bodega Bay (2011, burin, eau-forte, roulette et pointe sèche), Sabine Delahaut entre, en ce mois de décembre 2012, dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Liège. Ceci constitue une grande et heureuse nouvelle. Pour voir l'oeuvre, cliquez ici :

    http://www.artmajeur.com/fr/artist/sabinedelahaut/collection/engravings-gravures-2009-2013/1394458/artwork/bodega-bay/7518589

  • Sabine DELAHAUT : Les Autoportraits

    Les altitudes de Sabine Delahaut

    https://www.facebook.com/delahautsabine/photos_albums

    a sab a.jpgA travers cette remarquable suite, Sabine Delahaut,  - outre qu'elle nous apprend qu'elle excelle dans la technique de sa discipline (ici du dessin) et qu'elle possède pleinement l'art difficile et élégant de la couleur -, nous révèle ce qu'elle entend par "autoportrait".  L'autoportrait, selon elle - et c'est une acception qui nous enchante -, est le lieu de la poésie, de l'insolite, de la maîtrise, d'un humour étrange, le lieu de l'absence physique de l'artiste, celui encore de la métaphore visuelle, du masque, le lieu de la multiplicité de l'individu. Rien, pour le dire très simplement, ne me paraît aussi pleinement vrai, ou aussi proche du vrai, que cette approche de l'autoportrait.  Pour Sabine Delahaut, l'autoportrait, - et peut-on mieux approcher la finalité artistique en paralnt de soi -, est un territoire d'invention et de révélation cachée. L'autoportrait, c'est cacher sa face visible et révéler sa face cachée. L'autoportrait est un je(u) complexe, ludique, grave, esthétique, intelligent, un jeu virtuose dans lequel le graveur excelle. L'autoportrait, c'est l'art d'être subtil, de subtiliser son image à des fins esthétiques et sans doute existentielles. C'est l'art de révéler le filigrane de l'être ou d'embusquer les secrets de l'être dans les nervures du papier. Je dirai aussi que la suite me ravit enfin par la manière dont elle est très habilement légendée. Cette merveilleuse suite de représentations (au carrefour du conte, du surréalisme, du fantastique et du psychanalytique) compte parmi  mes plus belles découvertes sur Facebook. Elle est au nombre de mes enchantements.    

  • Sabine DELAHAUT

    SABINE DELAHAUT

    Gravure, dessin, peinture 

     

    a sab 9.jpg     a sab 10.jpg     a sab 11.jpg

     

    Ce que dit l’artiste :

    « Après une première approche des arts plastiques par l’apprentissage de la peinture à l’huile, je me suis graduellement tournée vers les techniques d’impressions artistiques, particulièrement, la lithographie et la gravure sur cuivre. Mais je suis repartie de zéro quand, pour la première fois, en 2006, on a posé un burin dans le creux de ma main. J’ai laissé dernière moi les préjugés et le peu de certitudes que j’avais, avançant en terre inconnue, confiante malgré tout. Dès lors, la ligne est devenue omniprésente dans mon travail, comme un écho à ma formation initiale de couturière, avec le fil conducteur qui nous mène d’une étape à l’autre…. point par point. Le geste de la lame pourfendant le cuivre, prémédité crée le temps, l’étirant avec douceur mais fermeté. Il le suspend également lorsque, par la taille répétée, hypnotique et réconfortante de sillons dans le cuivre, il révèle ici, une toison hirsute, là une chevelure au vent, là encore la matière d’un corset constricteur. »

    « Nourrie d’images absurdes par le spectacle de la rue et sa tyrannie du paraître, par les visages factices et les corps postiches …. je joue à la poupée. Ainsi, je dénude, pour mieux parer d’artifices, des silhouettes mutantes. Tour à tour, je donne et je reprends, je magnifie et je mutile. Je découpe et j’assemble, j’additionne, jusqu’à la soustraction de moi-même…

    Ces personnages, échafaudés jour après jour, se prêtent avec docilité, voire complaisance, à ce petit jeu de dupe.

    Je laisse cependant quelques brèches, ici et là, afin que puisse se faufiler et s’épanouir la nature sauvage et instinctive que j’entrevois par bribes… elle n’est jamais bien loin et trépigne d’impatience, contenue et bridée, jusqu’au moment où elle pourra se dévoiler avec panache. »

    « La source de mon inspiration est le vêtement à travers l’histoire et les liens qu’il tisse entre le corps féminin et le sublime, la cruauté ou le ridicule. Je m’interroge sur cette relation masochiste, sur ce carcan imposé par la société mais bien souvent voulu et défendu bec et ongles par la femme elle-même. J’aime aussi explorer notre part d’animalité, les jeux et les mutations du corps. »

    « Le geste de la gravure, celui de laisser une trace qui se révèlera être un relief tangible, une petite boursouflure sur le grain du papier, comme un fil posé, me fascine. C’est un geste ancestral, simple et beau. Je privilégie le burin par rapport à l’eau-forte (dont je n’apprécie pas le coté aléatoire et que je n’utilise qu’exceptionnellement pour travailler des fonds), car il me permet de maîtriser mon sujet de bout en bout. Le burin pousse la ligne vers l’avant, étire le temps dans un geste hypnotique, rassurant. Il est parfois nécessaire de bloquer sa respiration afin de manœuvrer une plaque de grand format, car c’est toujours la plaque qui bouge et donne le mouvement à la ligne et non le burin. Enfin, la gravure est une passion dévorante….. Celle du cuivre vierge, et plein de promesses qui s’offre généreusement à l’assaut des outils et que j’aime caresser incessamment pour vérifier l’absence d’aspérité ou pour combler ses creux de blanc d’Espagne et ainsi révéler le dessin au fur et à mesure de son exécution. C’est aussi la passion des beaux objets que sont les outils et le geste de leur affûtage. J’aime cette noble vieille dame qu’est la presse, alliée imposante faite d’engrenages, de rouleaux et de plateau. J’aime aussi les mots de la gravure: encre, huile, papier, grain, filigrane, grattoir, ébarboir, roulette, burin, pointe sèche, tarlatane, spatule, trousser, essuyer, lange, berceau, fantôme, tirage, épreuve…. Tout comme ces parfums d’ateliers et d’encres chauffées,…. La gravure est art confidentiel, discret et silencieux qui implique un partage de savoir et une transmission. La gravure est mon refuge »

     

    a sab 1.jpg     a sab 2.jpg

     

    Ce que nous disons à propos d’elle : 

    Sabine Delahaut est née en 1973 à Liège, en Belgique. Issue de l’Ecole supérieure des Arts de Saint-Luc à Liège, elle est diplômée en Arts plastiques (peinture de chevalet) depuis 1995. Elle cumule les diverses formations : couture, modèlisme, stylisme, décoration (ensemblier-décorateur), gravure sur cuivre, lithographie, offset, sérigraphie. Chacune de ses formations habite et enrichit ses œuvres.  

    Sabine Delahaut dit beaucoup de choses à propos de ses créations, elle dispose d’une belle langue pour évoquer son art, ses techniques, ses précieux outils et les gestes qu’ils exigent. La flamme de la passion traverse sa parole. L’œuvre de Delahaut est une œuvre d’une très grande finesse, d’une étonnante minutie dans le trait, dans le tracé tout autant que dans le propos. C’est une œuvre délicate, féminine, gracieuse, hantée par la femme (les indices féminins) et l’animal. J’ai parlé d’œuvre féminine car Delahaut burine avec la grâce et la souplesse de la couturière de Velasquez et un indéfinissable petit plus féminin exhausse l’œuvre. C’est une œuvre élégante dans laquelle l’absence est un des personnages essentiels, l’absence de l’être en tant que tel et sa manifestation réduite à ses avatars, à ses mutations, à ses ornements, ses masques ou ses métaphores. L’absence ici semble curieusement et poétiquement jumelée avec une quête de l’identité. Essentiellement, me semble-t-il, l’être s’absente derrière quelque chose ou est physiquement absent, ou partiellement absent. Delahaut nous propose des indices, des tracés incomplets ou masqués (plaisante trouvaille, le regard du  loup lui est quelquefois un masque). Elle se situe évidemment du côté de la poésie : elle invite l’imagination à déployer les trames qu’elle propose, et parfois elle sème les traits et nous invite à imaginer  qui les habite. Oui, son œuvre est une invitation à imaginer, à rêver, à rire, à s’étonner. Delahaut n’est pas une montreuse, son art tient dans la subtilité élégante de l’évocation, les nuances de la suggestion. J’aime ses gravures en rouge où chaque trait a la formidable palpitation d’une veine.  Il y a chez elle un grand sens de la métaphore et un art du sens caché, c’est une héritière des surréalistes belges aussi. Le merveilleux est dans son œuvre. Elle aime redire des formes, les répéter en y apportant des modifications, travailler tout à la fois dans la série et dans l’originalité, la constance et la transformation. Il y a en elle du baroque, mais un baroque étrange, une rencontre étonnante de la profusion et de l’ascèse. On trouve l’ornement sans le noyau souvent, la parure sans l’être paré. Quelque chose du conte hante son œuvre, de même que la présence obstinée de l’animal (qu’elle aime et pour les droits duquel elle milite infatigablement). Il me semble que, par certains aspects, la présence du fantastique est manifeste dans l’œuvre. Au travers de ce baroque sobre et inhabituel, insolite et charmant, dans ce lieu des identités masquées, du secret et de la révélation, de la fantaisie et du phantasme, de la féminité elliptique, du rapport singulier entre l’être et l’animal (l’humanité de l’animal, l’animalité de l’être humain), nous découvrons l’univers fascinant d’une poésie visuelle subtile et rare, quelque chose comme le merveilleux présent d’un art épuré et formidablement complexe.

     

    a sab 8.jpeg

     

    On consultera, pour faire plus ample connaissance avec elle, les espaces suivants :

    http://arsenic-editions.tumblr.com/Sabine%20DELAHAUT

    http://www.artmajeur.com/?go=user_pages/bio&login=sabinedelahaut

    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.344449858967052.80579.339531816125523&type=3      

    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.342063305872374.79929.339531816125523&type=3

    a sab 6.jpeg

    a sab 3.jpg    a sab 4.jpg