28.08.2011
Rhode Bath-Schéba Makoumbou expose en Allemagne
Rhode Bath-Schéba Makoumbou
Voilà une artiste africaine que nous supportons depuis que nous avons découvert sa somptueuse œuvre. En fin septembre et début octobre, comme vous l’apprendra l’article qui suit, elle expose en Allemagne. Sa reconnaissance progresse sur les quatre points cardinaux.


Rhode Bath-Schéba Makoumbou est née le 29 août 1976 à Brazzaville en République du Congo.
Depuis sa tendre enfance, elle a été initiée à la peinture par son père, le peintre David Makoumbou. Elle s’est réellement engagée dans l’art à partir de 1989.
À travers ses œuvres, ce sont surtout les activités sociales de la femme africaine qui sont mises en valeur.
Dans les peintures à l’huile, elle peint généralement au couteau. La variété de ses toiles s’illustre dans un style nettement africain (à partir de l’art statuaire traditionnel), mais également influencé par les courants de l’art réaliste, expressionniste et cubiste.
Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composée (sciure et colle à bois sur une structure métallique) représentant les métiers des villages qui tendent à disparaître. Certaines ont plus de trois mètres de haut !
Elle se considère un peu comme une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier. Elle s’exprime souvent dans ses interviews sur le respect des notions idéologiques de l’identité et de la diversité culturelle. Elle a toujours accordé une grande importance à la question du sens dans l’art et du rapport entre l’artiste et son public.
À partir de 2003, Rhode a entamé une importante carrière internationale, et expose maintenant dans le monde entier.
En sept ans, elle a participé à 154 expositions collectives ou individuelles dans le monde, sans compter ses 19 participations dans son pays natal.
Elle a déjà présenté ses œuvres au Congo Brazzaville, Gabon, France, Belgique, Niger, Cameroun, Etats-Unis, Côte d'Ivoire, Tanzanie, Allemagne, Sénégal, Maroc, Espagne, Suède, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse et Canada.
Elle a un atelier à Bruxelles en Belgique, mais elle continue parallèlement à travailler à Brazzaville un ou deux mois par an.
Le site web de l’artiste : http://www.rhodemakoumbou.eu
Exposition Rhode Bath-Schéba Makoumbou
Artiste plasticienne congolaise (Congo Brazzaville).
Peintures et sculptures.
Du vendredi 30 septembre au samedi 8 octobre 2011
Horaire : du lundi au vendredi de 8 à 18 h. Le samedi de 8 à 13 h.
Vernissage le vendredi 30 septembre de 19 à 24 h. lors de la "Ravensburger Kunstnacht (Nuit de l'art de Ravensburger)".

Lieu : Autohaus Schuhbauer.
56 Parkstrasse - 88212 Ravensburg (Bade-Wurtemberg). Allemagne
Info : 01520 336 43 02
Email : info@akume.de
Site : http://www.akume.de
Site de l'artiste : http://www.rhodemakoumbou.eu
15:43
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21.11.2009
Rhode Bath-Schéba Makoumbou à la Galerie Lumières d'Afrique - Ixelles
Voir aussi : http://dlcolaux-photos.skynetblogs.be/
mais également: http://dlcolaux-cv.skynetblogs.be/post/7331038/presentati...
Evénement : 12 décembre 2009 - 19h00 - Atelier du Vent d'ESt (26, rue Fétis, 5500 Dinant : vers Bouvignes, en face du CFPME) - présentation ouvrages Denys-Louis Colaux - séance de dédicaces - Lecture : Laurence Noël - Piano : Vincent Rouard - Illustrations : Laurence Burvenich - En invitée : Micheline Steffens, céramiste.

De gauche à droite : l'actrice Laurence Noël au maquillage, l'artiste peintre Laurence Burvenich, au piano, le compositeur et interprète Vincent Rouard
SPLENDEURS DE L'ART AFRICAIN
Rhode Bath-Schéba Makoumbou
Rhode Bath-Schéba Makoumbou se définit comme une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l'Afrique. Un part de sa merveilleuse originalité se joue dans cette espèce de double vocation : elle est à la fois celle qui conserve, celle qui garde et celle qui crée. Car ce qu'elle crée, ce qu'elle conserve, c'est sa propre invention de l'Afrique, une invention éclairée par des lumières qu'elle a patiemment collectées et qu'elle a fait intimement siennes. Sa puissante identité africaine mêlée à un grand appétit de connaissances, ses qualités d'invention et d'absorption, sa curiosité intellectuelle et ses qualités techniques, son appartenance revendiquée et assumée à une culture doublée d'un goût pour le monde et pour ses diversités font d'elle une artiste décisive. Le reste de son art appartient à l'audace, à la force, à la vitalité d'un défi nouveau : jeter dans l'avenir la jeunesse étourdissante de sa vision de la tradition. Inspirée par son propre patrimoine, inspirée par les rencontres que lui proposait son voyage initiatique dans l'univers de l'art, Rhode Bath-Schéba Makoumbou est désormais celle qui inspire.

Le catalogue d'exposition
Je parcourais tout à l'heure le très beau catalogue d'exposition de l'artiste peintre et sculpteur Rhode Bath-Schéba Makoumbou édité à l'occasion de son exposition à la Galerie Lumières d'Afrique à Ixelles. Je suis particulièrement heureux que les vents et les étoiles soient de plus en plus favorables à cette artiste dont la puissance créatrice semble s'imposer un peu partout.
SCULPTURES
Ce catalogue recueille des sculptures monumentales d'une grande beauté et qui, par leur constitution même, créent un point de rencontre étonnamment dynamique, une sorte de coopération envoûtante entre nature et culture, entre réalité, témoignage social et création. Le charme puissant des oeuvres se joue très subtilement entre l'expression d'activités humaines spécifiques et leur propulsion dans le monde universel de l'art. Menacées de péremption et de disparition, ces activités traditionnelles africaines trouvent un salut, une reconnaissance et une pérennité parce qu'elles sont transmuées en objets, en sujets d'art, en précieux totems capables à la fois de défier le temps et d'exprimer une dimension sacrée de l'aventure humaine. Car elles disent aussi la dimension secrète, l'élan du corps, la volonté d'exister et d'entrer en mouvement inscrits dans le filigrane des actes quotidiens. Colorées, élancées, alertes, stylisées, ces belles silhouettes, - qui me paraissent de lointains et inédits parents africains des personnages de Giacometti -, existent par leur singularité formelle, leur vitalité, leur élasticité, leur gestuelle ouverte de sémaphores humains. En dépassant l'art traditionnel, en le réinventant, en le frottant à toutes les électricités des grands mouvements de l'art, la statuaire de Makoumbou pose à l'horizon de l'art contemporain une réalité artistique africaine contemporaine. Sans jamais les commettre, Rhode Bath-Schéba Makoumbou étire, remodèle, transmue les trésors de sa tradition artistique pour en faire des sujets et des oeuvres universels.

Musiciens, porteuses de fagots, porteuses d'eau, pileuses, - interprétés, singularisés, réinventés par l'artiste -, deviennent non seulement des citoyens du monde mais aussi des personnages du monde l'art. C'est sans doute parce que sa statuaire est faite d'une réappropriation personnelle du corps, du mouvement, de l'action, une réappropriation amoureuse, ouverte et partisane, enchantée que les personnages filiformes de Makoumbou ont acquis ce pouvoir de fascination. Ces statues, formes inédites de la présence humaine et traductions singulières d'un regard sur la présence humaine, ont acquis cette vérité esthétique des mots consituant un vers bouleversant. Et le poème est une des réalités du monde. Le peuple que constituent les statues de Makoumbou est une vision du monde, une façon de faire retentir le monde, une de ces visions qui le rendent habitables, il est une réalité du monde comme la liqueur est une réalité du fruit. Je veux dire, somme toute, qu'il est un peuple faisant irruption dans la légende du monde.

Rhode Bath-Schéba Makoumbou et le musicien Lokua Kanza (Photo M. Somville - Octobre 208)
Je veux écrire encore quelques lignes à propos d'un tableau de l'artiste. Sa peinture, je l'ai dit, me plaît beaucoup. Mais il me faut ici insister sur un éblouissement. Oui, je dois rendre compte de ce violent saisissement qu'a provoqué en moi ce tableau intitulé "Lumière". Je le reproduis ci-après avec les dates de l'exposition.
L'oeuvre est frappante par ses bordures végétales sombres comme incrustées de veines bleues, ses mélanges de géométries et de courbes, son festival intérieur de couleurs, ses dégradés. L'oeuvre brûle littéralement par le centre et ce feu est exacerbé par de grandes palmes de bleu intense comme si le ciel descendait au coeur même de la forêt, comme s'il fallait qu'il figurât dans le ventre même des choses cachées et secrètes. Le feu solaire, rendu par un échiquier irrégulier de figures rouges, orange et ocres, dynamise violemment l'arrière-plan et ouvre une perspective. De formidables fermentations de couleurs foisonnent dans des rutilements presque liquides. L'impression d'ensemble, à la fois matièrée et polie, est saisissante. Par le détail, le tableau confirme ses promesses. La présence d'une femme, vue de dos, crée un mystère. Elle est petite dans cette gigantesque composition mais sa mise blanche et bleutée affirme sa présence. A l'ombre de l'arbre, sur une palme (une sorte de phylactère végétal fastueusement coloré), de petits personnages semblent en suspension. La forêt rend-elle possible des apparitions, restitue-t-elle à la femme solitaire la mémoire d'êtres disparus, abrite-t-elle des âmes, des esprits, avive-t-elle la mémoire ? La forêt est-elle un refuge, son apparente opacité est-elle le lieu d'une révélation ou d'une initiation ? Quelque chose se produit dans la superbe intensité des couleurs. Je suis resté longtemps pris d'admiration.

12:39
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13.06.2008
Rhode Bath-Schéba Makoumbou

L'artiste peintre Rhode Bath-Schéba Makoumbou
Rhode Bath-Schéba Makoumbou

peintre-sculpteuse / Congo-Brazzaville
DES ICÔNES DE LA VIE QUOTIDIENNE

Le Polygame
Fête de couleurs, poésie de formes souples et allongées - sublime et fascinante célébration des gestes domestiques - rythme allègre, densité rare, sensibilité poignante - palpitations de l'âme et de l'esprit d'une culture - une rencontre sublime avec le ciel,la chaleur, le sang, l'épiderme, le soleil, le souffle, la terre - des archives peintes qui sont à la peinture ce que le poème est à la littérature.

Le Mouvement du marché, 2002
Rhode Bath-Schéba Makoumbou compose un remarquable reportage onirique sur la vie quotidienne de son pays natal. Un art étonnant qui semble dire comment il est possible d'être à la fois proche de la réalité et du ciel, de la merveille et de l'ordinaire, de la vérité et de la beauté.
L'art de Rhode Bath-Schéba Makoumbou (il faut aussi découvrir ses sculptures monumentales) est également précieux par la façon dont il rend la noblesse du geste utilitaire, sa dignité, sa grâce, par la façon dont il détecte et restitue dans des attitudes qui sont à la fois singulièrement hiératiques et simples, cette part de sacré qui appartient à l'humanité. Ce qui enchante, c'est que cette vision n'affadit pas l'art, elle ne le commet pas, elle ne le vulgarise pas, pas davantage qu'elle ne rend l'existence lyrique. Cette vision crée entre l'art et "la vie pratique" une communication sensible, un point de rencontre palpitant et vital, une entente qu'on pourrait comparer à la rencontre de l'eau et de la graine, une entente ayant pour objet, et pour sujet, l'apparition du brin de la pensée.
Tout ceci encore ne serait qu'une belle tentative si la vision de cette artiste ne produisait quelque chose qui atteint à l'universel. Car cette vision, elle-même issue d'un ancrage en un lieu et d'un voyage dans l'art, est conçue pour voyager. Visiblement et lisiblement africaine, elle est aussi visiblement et lisiblement issue d'une connaissance de l'art, elle est aussi l'oeuvre d'un pélerin en art. Elle devient le noble produit de deux fidélités : la fidelité au lieu originel, à ses habitants, à ses rituels, à ses splendeurs, à ses misères, à ses rythmes, à sa respiration et la fidélité à une initiation, à une curiosité intellectuelle, à une aventure artistique. Une fois de plus, l'art de combiner sans altérer ( l'art, surtout, de faire en sorte que le tout soit plus grand, plus envoûtant, plus saisissant que la somme des parties) s'impose comme un des traits fondamentaux de l'oeuvre. Comme elle conjoint poétiquement l'art et le quotidien, le sacré et le profane, Bath-Schéba associe d'une façon inédite et captivante sa vision africaine et son aventure dans l'histoire de l'art, sa perception de l'art africain et ses découvertes de l'expressionnisme ou du cubisme.
On parlerait à tort, dans le cas de Bath-Schéba, d'un art du métissage. Ici, nous ne sommes pas dans la peinture-fusion, la world-peinture pour pasticher quelques formules en vogue. L'art de Bath-Schéba est indiscutablement africain. Il n'a rien cédé sur ce terrain. Il respire, il embaume l'Afrique. (Au demeurant, parle-t-on jamais de l'art polynésien de Gauguin ?) Non, dans le cas de Bath-Schéba, totalement étranger à un art du cocktail (qui peut, évidemment présenter des agréments), il me semble qu'il faut voir une sorte d'opération alchimique. Je veux parler d' une vision du monde fondée sur les correspondances et « sympathies » unissant macrocosme et microcosme », ainsi que Françoise Bonardel définit l'alchimie dans "La Voie hermétique". Telle, dans la connaissance actuelle que j'en ai, m'apparaît l'oeuvre de Rhode Bath-Schéba Makoumbou : une vision du monde si harmonieusement çoncue qu'elle s'ouvre les portes du monde.

Retour du marché, 2003
Je vous engage vivement à découvrir cette artiste africaine exceptionnelle qui semble mettre au service de son superbe témoignage pictural une mémoire vive de la peinture contemporaine.
www.rhodemakoumbou.eu/ctu/index.php

Eléments biographiques
Rhode Bath-Schéba Makoumbou est née le 29 août 1976 à Brazzaville en République du Congo. Depuis sa tendre enfance, elle a été initiée à la peinture par son père, le peintre David Makoumbou. Elle s’est réellement engagée dans l’art à partir de 1989. À travers ses œuvres, ce sont surtout les activités sociales de la femme africaine qui sont mises en valeur.
Dans les peintures à l’huile, elle peint généralement au couteau. La variété de ses toiles s’illustre dans un style nettement africain (à partir de l’art statuaire traditionnel), mais également influencé par les courants de l’art réaliste, expressionniste et cubiste.
Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composée (sciure et colle à bois sur une structure métallique) représentant les métiers des villages qui tendent à disparaître. Certaines ont plus de trois mètres de haut !
Elle se considère un peu comme une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier. Elle s’exprime souvent dans ses interviews sur le respect des notions idéologiques de l’identité et de la diversité culturelle. Elle a toujours accordé une grande importance à la question du sens dans l’art et du rapport entre l’artiste et son public.
À partir de 2003, Rhode a entamé une importante carrière internationale, et expose maintenant dans le monde entier.
(infos prélevées dans le site de l'artiste)
Actualité de l'artiste

EXPOSITIONS DE L'ARTISTEEn EspagneExposition individuelle à la Galerie KALAODates : Du 3 octobre au 15 novembre 2008 de 11 à 14 h et de 17 à 21 h.Adresse : C/Sombrereria, 10 - Casco Viejo, Bilbao.Info : +34 944 795 315Email : info@kalaobilbao.comSite : http://www.kalaobilbao.comEn Côte d'IvoireExposition individuelle à la Galerie DOMPRYDates : Du 1 au 16 novembre 2008. Du lundi au vendredi de 9 à 17 h. Samedi de 9 à 12 h.Adresse : Centre Commercial Nour-Al Hayat - Plateau, Abidjan.Info : +225 20 21 14 31 / +225 09 42 11 34Email : galerieledompry@aviso.ciLe site web de l'artiste est régulièrement actualisé : http://www.rhodemakoumbou.eu![]()
19:45
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