Pierre Peuchmaurd

  • Quelques références encore pour Pierre Peuchmaurd

    PIERRE PEUCHMAURD

    Quelques liens

    http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/04/pierre-peuchmaurd.html

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Peuchmaurd

    http://anne-marbrun.blogspot.be/2011/04/pierre-peuchmaurd.html

  • Florilège Pierre Peuchmaurd - Parfaits Dommages

    avec cinq photographies de Nicole Espagnol - L'Oie de Cravan, 1996


    Le mot promesse est parti le premier
    personne n'en faisait plus
    Le mot ciel a suivi
    le mot ciel suit toujours
    Les mots forêt rivière matin
    le mot renard le grand mot loup
    prenaient déjà des allures de fantômes
    Le mot maison semblait fragile
    dissipé le mot brume
    Le mot lavoir s'était noyé
    avec des chats dans sa rumeur
    Les mots étoile carton baleine
    Ombre gardait son poids
    mais déplacé mais aggravé
    Le mot désir se fatiguait
    se répandait
    le mot marée redescendait
    Les mots foudre ronce et rapace
    le mot petite le mot oiseau
    ceux-là oh ceux-là 
    Hetrbe séchait sur pied
    le mot miroir s'était brsié
    même le mot seins ne levait plus sa houle
    Le mot partir restait
    voulait partir
    restait
    Le mot saisons tournait à vide
    Le mot regret le mot futile
    Tout me laissait partir
    Tout,
    relativement
  • Florilège Pierre Peuchmaurd - Arthur ou le système de l'ours

    Dessins de Robert Lagarde - Collection l'Ether Vague - Patrice Henry Editeur, 1994 

    J'ai longtemps vécu d'inanition. Souvenirs des brumes, du rose et d'un sommeil d'épines - des ours qui me léchaient la langue. J'ai longtemps vécu d'inattention, sauf à leurs plumes, à leurs colliers. J'ai longtemps vécu d'appréhension : les ours mouraient parfois. Cendre et charbon et longs poils bleus, je rangeais dans des boîtes ce qu'il me restait d'eux. Je n'avais pas d'oiseaux.

  • Florilège Pierre Peuchmaurd - L'Oiseau nul

    Poésie 84 Seghers, 1984 

    J'aimais ça. J'y reconnaissais la pâleur buissonière, l'écolière, les nattes rouges de l'hiver. Je laissais, je suivais les traces ardentes. Cela s'est passé. Je sais aujourd'hui ignorer la beauté.

    J'habite avec la mort d'un rat, j'habite une auberge d'absences ; j'habite, avec toi, un roman anglais. Aux bornes de l'ennui, j'habite la durée folle du printemps.

  • Florilège Pierre Peuchmaurd - Pour solde de tout rêve

    Atelier de l'Agneau éditeur, 1998 

    Chutes de chances, de silences. Chutes de plomb, plus légères. La nuit tombe sur mes épaules, un peu moins sur les vôtres. Un peu moins, je le vois bien.

    Chercher le centre est ne rien faire. Il n'y a, au centre, que les reflets de la périphérie. Au centre, il y a peut-être une bête crevée.