08.07.2010
Pêle-mêle - quelques ouvrages et revues de l'auteur
18:28
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01.10.2009
Vient de paraître
nouvel ouvrage de Denys-Louis Colaux

Un tailleur d'allumettes
Recueil poétique
L'Arbre à paroles - Maison de la Poésie d'Amay

108 pages - 12 € - avec six illustrations de l'artiste peintre Laurence Burvenich - mode de paiement : versement ou virement au compte 340-0919001-61 de l'asbl Identités Wallonie-Bruxelles - P.P. 12 - 4540 Amay - Belgique (mention : "Un tailleur d'allumettes", DL Colaux)
Si vous avez l'air de grands cochons devant l'aube; si vous brûlez au graal affolé du soleil; si encore vous rêvez à la poésie comme à la force des écluses ou si vous êtes toujours en pourparlers avec la parole...si vous vous sentez éternel parce que vous répétez la disparition, c'est que vous acceptez d'être du petit nombre de ceux qui ne sont pas élus, car vous vous détenez vous-même.
"Souriez, vous êtes vus", prévient l'auteur. Sardonique et savoureuse, la poésie de D-L Colaux est comme le shampoing chauve et le passage admirable de la femme: flagrante.
Guy Léga
Les autres espaces de l'auteur :
http://dlcolaux-photos.skynetblogs.be/
http://dlcolaux-cv.skynetblogs.be/post/7331038/presentati...
16:37
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30.08.2009
ACTUALITÉ DE L'AUTEUR
Décès du grand photographe WILLY RONIS. Ronis est né à Paris en 1910. C'est un des grands artistes du noir et blanc et l'un des maîtres de la photographie humaniste, courant photographique international apparu vers 1930:et centré sur l'être humain dans les gestes et les actes de sa vie quotidienne. Ses images en noir et blanc, généralement prises sur le vif, ont un cachet et une aura superbes. Humaniste et esthète, Ronis a activement et efficacement défendu la photographie en tant qu'art d'expression. Ronis a collaboré à des magazines aussi connus que Regards, Time ou Life. Qu'elles soient le produit d'une impulsion ou qu'elles relèvent d'un travail de composition, les oeuvres de Ronis ont à voir avec la peinture classique. Je suis, avouait-il, un enfant des musées. On sait que durant son enfance, il a hanté le Louvre en compagnie de sa mère. Ronis avait quelques prédilections : il a surtout photographié le XXe arrondissement de Paris, la Provence et des situations mettant en images la classe laborieuse. Ronis est mort ce 12 septembre dans sa ville natale. Il doit être regardé comme l'un des grands pionniers de la photographie d'art.


Pour en savoir davantage sur Willy Ronis, consultez par exemple les espaces suivants :
http://monsieurphoto.free.fr/index.php?menu=1&Id=3&am...
http://www.lexpress.fr/culture/photographie/willy-ronis-j...
ACTUALITES DL COLAUX
Pour découvrir les espaces de DL Colaux, voir aussi les essais photographiques sur : http://dlcolaux-photos.skynetblogs.be
A paraître :
Un tailleur d'allumettes (avec 6 illustrations de Laurence Burvenich) - Recueil poétique - Maison de la Poésie d'Amay - Collection l'Arbre à Paroles - octobre 2009

Une des illustrations de l'ouvrage
Epîtres à l'Oyonnaxien : Recueil de correspondances - Orage-Lagune -Express (Oyonnax, France) - septembre/octobre 2009
En chantier :

15:05
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20.07.2009
A paraître
Ma famille

Louise Justin

Nora Mathilde

Nelly Mélanie Federico
Visitez également : http://dlcolaux-photos.skynetblogs.be
Voir en bas de cette page les photographies de mon ami toulousain Vincent DECORSIERE

INVITATION A AFFICHER LA PIPE DE TATI
(voir notre papier en bas de page)
VIENT DE SORTIR

Les Amis de Georges - N° 111 - Septembre/Octobre 2009 (15, Avenue Pierre Brossolette - 94400 Vitry-sur-Seine, France)
Consultez le site des Amis de Georges : http://www.lesamisdegeorges.com
Les Amis de Georges (n° 111). Au sommaire du présent numéro : des articles de Jean-Paul Sermonte (directeur et éditorialiste de la revue), Joseph Moalic, André Tllieu, Elisabeth Fechner, Gérard Laurent, Denys-Louis Colaux, Lucien Sicard, Jean-Marc Dermesropian, Jacqueline Cartier. Les inconditionnels de Brassens s'expriment et évoquent l'actualité du Sétois. Chroniques, photographies, interviews, rééditions, nouveautés discographiques, messages autour de la chanson française. Véritable lieu de mémoire vive, de fidélité, de célébration, de parole, de réflexion sur l'oeuvre, un pimpant bateau qui navigue toutes voiles dehors. S'abonner de toute urgence.
A PARAÎTRE
Un tailleur d'allumettes

recueil poétique de Denys-Louis COLAUX
avec six illustrations de Laurence BURVENICH

Une des illustrations de l'ouvrage (Laurence Burvenich)
Maison de la poésie d'Amay - Collection L'Arbre à paroles - Octobre 2009 - Compléments d'informations dès parution
Une nouvelle collaboration entre l'auteur Denys-Louis Colaux et l'artiste peintre Laurence Burvenich

Laurence dans son atelier (Photo Pascal Nivaille)


Laurence Burvenich (autoportrait, portrait de DL Colaux, détail)
CONSULTEZ LES PHOTOS DE NELLY COLAUX DANS LA CATEGORIE "NELLY COLAUX"

Pélican - Nelly Colaux - 10 août 2009
CES CONS, ILS ONT SUCRÉ LA PIPE DE JACQUES TATI !
Métrobus (régie publicitaire de la RATP) décide, en invoquant la loi Evin qui interdit toute publicité directe ou indirecte pour le tabac ou l'alcool, de masquer la pipe de Jacques Tati sous un moulin à vent !
Cet imbécile accès de purisme aura d'autres répercussions. A l'écran, pour incarner Jules Maigret, l'excellent Bruno Cremer devra désormais mâchouiller un cure-dent ou gonfler des baudruches. Le célèbre tableau de René Magritte sera retouché et représentera dorénavant un moulin à vent ainsi légendé : "Ceci n'est pas un moulin à vent". La chanson "Auprès de mon arbre" de notre bien-aimé Georges Brassens sera expurgée des mots fatidiques : Je suis un pauvr' type/ J'aurai plus de joie / J'ai jeté mon moulin à vent / Mon vieux moulin à vent en bois / Qu'avait fumé sans s'fâcher / Sans jamais m'brûler la lippe ...
Cette censure aura des retombées plus étourdissantes encore. Les volcans ne pourront à l'avenir plus être filmés en éruption car on pourrait s'apercevoir qu'ils fument. Les derniers Indiens d'Amérique remplaceront le calumet de la paix par un sifflet à roulette. Toute viande fumée sera radiée des menus. La statue de la liberté se verra privée de son flambeau à la flamme de quoi elle pourrait allumer un clope. Les pornographes devront amender leur glossaire. Sur les faire-part de décès, on notera dorénavant : "Nous sommes au regret de vous informer que Mr Untel a cassé son moulin à vent". Pour les condamnés à mort, on substituera à la dernière cibiche une tétine ou une sucette.


Ahurissant travail d'iconoclastie à quoi nous répondons par une prolifération d'icônes !
Vincent Decorsière - Photographe - Toulouse - France
Copyright Décorsière 2009

Paris, Les Puces, 2007

Paris, Les Puces II, 2007

Marché de Noël - Toulouse - 2007

L'Homme au chapeau mou - Noël - Toulouse - 2007

Chez Dali, Figueras - 2009
18:24
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13.07.2007
A QUATRE EPINGLES, éditions de l'Imprimerie provinciale du Hainaut

Ce recueil de nouvelles est paru en 2000, aux Editions des Imprimeries provinciales du Hainaut, dans la collection Les Oiseaux de passage.
Sandro Baguet en signe la couverture et les illustrations intérieures. Vieille complicité, amitié antédiluvienne. La préface du recueil est dévolue à sa célébration.
La nouvelle qui inaugure le recueil, Verdun, a reçu en 1999 le Grand Prix de la Communauté française de la nouvelle. Ce texte a fait l'objet d'une très belle adaptation théâtrale par les Ateliers d'expression de l'Institut Saint-Aubain de Namur dans une mise en scène de Pierre Leuris.

Illustration de Sandro Baguet pour la nouvelle L'Arrière-gout du sacrifice
00:11
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12.07.2007
Recueils poésie : L'Arbre à paroles, Les Editions du Rewidiage, Polder chez Morin et quelques anthologies

Plaquette publiée à l'Arbre à paroles, Amay, Belgique, en 1995 dans la collection Traverses.
En page 15, ce poème : Atelier.
Tu dormiras tantôt / mais d'abord tu t'assures / de la tristesse de la rue / qu'un réverbère veille / A la paupière des fenêtres / un khôl noir mange les ampoules / Peut-être qu'en Asie / on danse sur les seuils / A Gaza un fedai / s'assoit pour manger une datte/ Sur le dôme penché / de ton interrupteur / une luciole s'est posée.

Paru au Editions du Rewidiage en 1991. Des poèmes dans le sillage du décès de mon père. Bouleversement total. Un arrachement. Compilations de poèmes publiés in Encres Vives, Le Dépli amoureux, M 25, et longue suite de poèmes inédits. Poèmes d'amour pour ma mère. Un vrai combat de survie.
Le recueil se termine ainsi :
quelqu'un est mort le pont descend / il n'y a pas de port / plus d'aube plus de robe / et la terre est sans bord / il n'y a plus de port / plus d'aube plus de robe / plus qu'une main déjà / pour ferrailler contre le vent.

Chez Jacques Morin (Collection Polder, n°76) en 1994, j'ai publié un petit recueil intitulé La Baleine morte. Et, plus tôt déjà, dans la même petite collection, Les Chevaliers nains. La belle anthologie dont on voit la couverture ci-dessus court des années 1991 à 2004. Notons que ce volume est la suite de l'anthologie intitulée Génération Polder, éditée en 1991 par la Table rase.
Morin, avec de petits moyens, réalisait à l'époque de l'édition élémentaire, des petites choses qui circulaient dans une enveloppe. Je pense à lui avec respect. Contre les grosses machines aériennes à réaction ou contre l'implacable et assourdissant silence, il y avait les fragiles et poétiques coucous ou les draisiennes à hélice de Jacques Morin. Un pionnier de l'envol à l'heure des satellites. Des gens de cette trempe : indispensable, comme l'air qu'on respire et qui finira par manquer.
En fouillant mes travaux pour raison d’archivage, j’ai été comme submergé par une « vague » d’émotion. En un temps où l’on s’affrontait presque désespérément au silence, il y avait quelques mains secourables pour se tendre, il y avait ces petites machines clandestines qui ronéotypaient dans l’ombre, il y avait cette sorte de veine fragile et secrète mais obstinée dont Morin est un des pionniers. Les supersoniques faisaient déjà rage mais il y avait l’aéropostale Morin. Combattive, militante, à l'affût des voix secrètes.

Second Polder chez Jacques Morin - 1994 - Supllément à Décharge 76 - Directeur de publication : Jacques Morin - Dessin de couverture : Sandro Baguet - Polder - Courson Les Carrières - France.
visitez le site de la revue Décharge et des Editions Polder de Jacques Morin : www.dechargelarevue.com
Quelques anthologies :

Traduction de poètes de la Communauté française de Belgique en hongrois. Contact (traducteur) : Janos Lackfi : lackfijanos@freemail.hu

Choix et présentation d'Yves Namur

Choix de citations du proposé par le poète Pierre Peuchmaurd

Cahier n°39, établi par Marc Porcu et Geneviève Vidal

Les Cahiers du Théâtre-Poème, n°9 aux Editions de l'Ambedui

A l'occasion du centenaire du séjour de Guillaume Apollinaire à Stavelot, poètes et plasticiens lui rendent hommage.
HOMMAGE A WERNER LAMBERSY
LA NOSTALGIE DE L'HERESIE
Un hommage, sous la forme d'un beau volume, est rendu au poète Werner Lambersy par la revue A l'INDEX n°15 - Collection Empreintes. On y trouve des inédits de ce poète majeur et des témoignages d'auteurs (Otto Ganz, JC Tardiff, J C Bologne, Marcel Moreau, Anne Guilbault, J C Pirotte, Henry Bauchau, Bernard Noël, Guy Goffette, Pierre Alechinsky, PY Soucy, quelques superbes portraits de Jean-Pol Stercq, JP Verheggen, Serge Pey, François Weyergans, Tahar Bekri, Caroline Lamarche, Liliane Wouters, Lionel Bourg, JP Siméon, André Scmitz, DL Colaux, Abdellatif Laâbi, Sophie Kalisky, Léo Beeckman, Daniel De Bruycker, Patricia Castex Menier, Florian Mor, Nicole Sottiaux et Francine Caron.

Ci-dessous, un portrait de Lambersy par l'excellent Jean-Pol Stercq

15:09
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Rops Musagète

Ouvrage collectif, paru en 1996, collection Tiré à part, Revue SOURCES, Maison de la Poésie, Namur. Textes rassemblés par DL Colaux et E. Brogniet.
Hommage rendu à Rops avec des contributions de Bernadette Bonnier (conservatrice du Musée provincial), Marcel Moreau, Jacques Crickillon, Eric Brogniet, Gaston Compère, Emmanuel Mathieu, Cécile Miguel, DL Colaux, Pierre Peuchmaurd, André Schmitz, Michel Voiturier, Werner Lambersy, Guy Goffette, Nicole Malinconi, Anne-Marie Derèse, Carl Norac, René Plantier, André Miguel, Françoise Lison-Leroy, Jean-Pierre Verheggen.

La Tentation de Saint-Antoine, Félicien Rops, 1878, crayon de couleur, Bruxelles, Bibliothèque royale Albert 1er, Cabinet des Estampes.
14:15
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JE HAIS LES POETES (VIVANTS) ! suivi de CIRCUS

Je hais les poètes (vivants) ! suivi de Circus est un ouvrage paru chez Maelström à Bruxelles en 2003. Il porte un assez long sous-titre : Recueil d'aphorismes, apophtegmes, mensonges, expérimentations verbales, vacheries, indélicatesses et autres propos péremptoires. En deuxième partie, une petite pièce pataphysique intitulée Circus et qui fut donnée, en mai 2003, par les classes d'ateliers d'expression de l'Institut Saint-Aubain, dans une mise en scène de Pierre Leuris.
J'aime cet ouvrage. David Giannoni, l'éditeur et poète, m'avait troussé un amusant dos de couverture. Le voici :
Quel est cet étrange poète qui hait les poètes, même vivants ? Quel savant fou de la langue ou briseur de rêves pataphysiques se cache derrière ces moustaches abondantes d'Ardennais converti à l'apophtegme ? Mon totem, ma métonymie, c'est l'ornithorynque nous confie l'auteur dans un moment de bonté. Je suis un indécrottable esthète... Je ressemble, hélas, terriblement à toutes mes métamorphoses... Ce que je détecte le moins, dans un flic, c'est le métaphysicien. Nous voilà fixés, non ? Mais alors que nous croyons l'avoir cerné, notre poète qui hait les poètes (vivants) ! nous déroute une fois de plus en arborant les difficiles sentiers du haïku, forme nipponne de l'absurde des analystes viennois de la fin du siècle dernier... Trente-six chandelles / Le poing atteint le gâteau / Le boxeur est cuit et pour finir, ce merveilleux ... Il pleut des citrons : Ma voix hèle le patron : / - Un autre litron !
C'est vrai, je suis l'auteur de cet ouvrage et ceci, malgré les pressions qu'on tentera d'exercer sur moi, ne saurait m'empêcher d'affirmer qu'il devrait trôner dans la bibliothèque de l'honnête homme, et, mieux encore, dans celle de l'homme qui sait lire.
voir pour plus d'infos :
13:21
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05.07.2007
Billets d'amour, barbaries et autres énormités

Cet ouvrage est sorti en novembre 2000 aux Talus d'approche, à Mons (Belgique). J'en donne ici un court extrait. On verra assez vite le genre de plaisir que j'ai pris à mener ce galop verbal.
Aux grands amoureux de la femme, aux lyriques pleins de généralités, il faudrait leur ménager des rendez-vous galants avec des concierges moustachues, des cheftaines bien velues du pubis et qui refoulent des aisselles, des aubergines carrées de la mâchoire, des mémères à caniche, des dondons adipeuses et clientes à la pâtisserie, des vraies tordues du croupions, des folles de la planche à clous, des nageuses est-allemandes avec des nichons comme des plats à barbe et des ceintures abdominales en béton armé. Comment qu'ils la ravaleraient, ces séducteurs, en pas ergonomique suppositoire, leur belle mélopée !
Consultez le site du Talus d'approche : www.talus.be
21:33
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Schlass

C'est un recueil de neuf nouvelles paru en 1999, aux Eperonniers, à Bruxelles. Schlass est le deuxième tome de ma trilogie consacrée à la ville imaginaire de Bordeau.
Tout cela advient dans Bordeau. J'ai retrouvé, pour présenter l'ouvrage, quelques lignes de la campagne publicitaire proposée par les Eperonniers.
Dans Bordeau, la ville sans x, nous faisons la connaissance de neuf personnages, saisis à ce moment précis de leur existence où la révolte, la lassitude, la rage et la sensualité se mélangent en un cocktail corsé, un breuvage capiteux, qui ressemble étrangement à la vie. Denys-Louis Colaux, assurément l’une des voix fortes de cette fin de millénaire, confirme ici son talent exceptionnel pour chanter sur tous les tons le sentiment le plus ravageur et le plus tonifiant : l’amour.
Bon, j'éprouve quelques scrupules à reprendre cette flatteuse notice. On comprendra que, bien qu'elle soit très inspirée, elle avait tout de même pour objectif la vente de l'ouvrage. Ce qui me dérange n'est pas qu'on puisse prétendre que je suis "l'une des voix fortes de cette fin de millénaire" ou que l'on évoque "mon talent exceptionnel". Tout cela, c'est de la formule publicitaire, du slogan choc pour vendre la lessive et personne n'est dupe. C'est le propre de tout éditeur de ne publier que voix fortes et talents exceptionnels. Non, ce qui me contrarie, c'est d'être tenu pour un chantre du "sentiment le plus ravageur et le plus tonifiant : l'amour". Je me sens percé à jour, j'ai l'impression qu'on lit en moi à livre ouvert ! Je vois d'ici l'avenir que me promet un tel pedigree. Ce type, il écrivait quoi ? Un long chant d'amour ravageur et tonifiant ! Le genre chant d'amour deux en un, comme le shampoing, le chant qui d'abord vous ravage et qui, ensuite, vous tonifie ! (Question : peut-on tonfier (ce) qui a été ravagé ?) On a bien du mérite, allez ! Dieu merci, d'avenir, il n'y en a pas.
Toujours une formidable couverture d'Yvonne Cattier. Elle a bien senti, elle, les noeuds, les ficelages, l'effort d'amour, la corde à pendu, la corde à chance, la corde sensible, la laisse et le fil rouge, l'amarre, l'enchevêtrement de liens et de liaisons, la risible et tragique posture du drame existentiel, l'élastique et qu'à l'impossible, le fil est ténu.
Dans le fond, je ne me suis jamais écarté, dans mes fictions, de cette conception selon laquelle la farce et la tragédie cohabitent. Ceci, à mes yeux, ne destitue pas l'existence. Et franchement, je crois même que ça la rend à la fois plus poignante et plus insaisissable.
21:31
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