Maria Guibert

  • Maria Guilbert

    MARIA GUILBERT

    a gui.jpgSomptueux carnaval d'art où tout a pour graal la beauté et la distinction

    Maria Guilbert est née le 11 juin 1973 à Gdansk en Pologne. Diplômée de l'Université des Arts Plastiques de Strasbourg, elle expose régulièrement en France et à l'étranger. Elle a reçu plusieurs prix. Elle vit et travaille en Provence. Elle expose fréquemment depuis 2007. Je vous recommande la consultation de son site et des liens sélectionnés:

    http://mariaguilbert.wix.com/mariaguilbert

    http://artshebdomedias.com/article/270309-maria-guilbert-au-pays-des-dames-du-temps-jadis/

    http://www.lesoleilsurlaplace.com/artistes/maria_guilbert-89.php


    Ma technique m’a été inspirée par la gravure. Je travaille par transfert, un peu à la manière du monotype. Cependant, pour permettre le transfert sur une toile tendue, j’ai du trouver une technique très personnelle que j’ai élaborée au fil des années.
    Je peins au préalable sur un support plastique souple, que je vais ensuite appliquer sur ma toile puis retirer, ce qui va créer une sorte d’impression en négatif. Je vais faire ainsi plusieurs passages consécutifs en superposition. Ce chevauchement me permet de créer une trame vibrante de touches et de couleurs. La peinture acquiert ainsi une vie propre. Le passage d’un support à l’autre accentue la trace de l’outil et crée ses propres présences et absences .
    Au-delà de la richesse plastique, j’aime la part accidentelle qu’offre une telle technique, mais aussi la distanciation qu’amène le renversement de l’image. Chaque transfert fait apparaître ma vision première d’une manière décalée. Le passage crée un écart entre la toile et mon regard et me permet de considérer l’image d’une façon nouvelle.
    Le miroir, dont je me sers régulièrement, m’aide à poursuivre ce jeu de renversements permanents.
    Les contes et les mythes m’inspirent beaucoup. Ils véhiculent des images à la fois riches de sens et mystérieuses. L’association entre l’homme et l’animal notamment et plus largement la nature, m’a toujours passionnée. Mais le conte et le mythe m’intéressent aussi pour le pouvoir inépuisable de suggestion qui leur est propre. Par essence ils se dérobent à la représentation, ils activent l’imaginaire de toile en toile. Ils sont liés à l’expérience de la peinture qui est en perpétuelle mutation. (Source : http://www.galeriesophielemee.com/maria-guilbert/)

    Voilà, par les moyens techniques et par leur rendu mystérieux et fascinant, une oeuvre picturale passionnante. Un mélange de rigueur technique et d'aléatoire lié aux principes du transfert contribue encore à exhausser le magnétisme envoûtant de l'oeuvre. Onirique, mythologique, fabuleux, imaginaire,légendaire, sacré, - avec un ancrage étonnant dans l'histoire de la peinture (de la Renaissance à nos jours), l'oeuvre possède des pouvoirs magiques et une puissance de captation et d'hypnose étrange. L'irrégularité dynamique des couches de couleur crée un dynamisme et une impression d'irradiation, de propagation lumineuse, des effets de vacillements de cierges. Ces beaux visages astraux diffusent une poésie à la fois paisible et vive comme une eau ruisselante, une lenteur intense. On devine parfois dans le travail le geste inspiré de l'enlumineur. Une élégance un peu hiératique, une gravité gracieuse ennoblissent le travail. Des variétés de rouge, associées à des bleus, des noirs tranchants, intensifient la qualité d'envoûtement des œuvres. Une distinction féminine règne sur l'ensemble et en affirme la majesté. Une faune précieuse vit parmi et avec ces femmes, en bonne entente, en parfaite entente. Prodigieuse et touchante utopie d'un règne partagé entre toutes les espèces vivantes dont tous les joyaux contribueraient à faire oeuvre et art ensemble. L'univers de l'artiste baigne dans une atmosphère teintée de fantastique et de merveilleux en quoi des indices d'art sacré sont sertis avec une étrange maîtrise. Le travail possède une dimension symboliste. Somptueux carnaval d'art où tout a pour graal la beauté et la distinction. Ici, on se déguise de beau, de gracieux, de précieux, on cherche monts et merveilles, on trouve. Graveuse, peintre, dentellière, fée, alchimiste, Maria Guilbert invente un art rare, un ensorcellement. J'exulte. J'ai trouvé, c'est très subjectif, j'en conviens, que le travail de Guilbert entre en belle résonance avec la musique de Jean-Philippe Rameau.

    https://www.youtube.com/watch?v=M4hf9ak9HnU

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