Katerina Dramitinou

  • Katerina Dramitinou sur youtube

    KATERINA DRAMITINOU SUR YOUTUBE

    Non contente de sculpter les espaces Face Book, Katerina Dramitinou est aussi sur Youtube - Je vous recommande de vous y rendre pour découvrir ses superbes mises en images et artworks orchestrés par Giannis Cricket ou placés sur des compositions de Iannis Xenakis, Chopin, Wagner, Ravel, etc.

    The reason why, you know it as well as I do : http://www.youtube.com/watch?v=IIi6g7B5ATQ
    An approaching, nothing more : http://www.youtube.com/watch?v=enAqWynnLBM
    Collaboration Katerina Dramitinou - Christine Lentzou Selzer : http://www.youtube.com/watch?v=Nk1AXlHqKv4
    Sur le Bolero de Ravel :  http://www.youtube.com/watch?v=Gl31s-Uhk6E&feature=relmfu
    You have no idea how early they wake up : http://www.youtube.com/watch?v=xqWGe46cSXU&feature=relmfu
    http://www.youtube.com/watch?v=MYnsDxSc7eU&feature=relmfu
    Warm Night Lullaby : http://www.youtube.com/watch?v=aDVWGD2jRco
     
    Je vous signale qu'il y a beaucoup d'autres créations de Katerina Dramitinou. Il vous suffit, à partir des repères que je vous propose, de vous aventurer dans l'univers de Katerina Dramitinou.

    Chacun, me dit encore Katerina dans le dialogue qui s'est installé entre nous, a dans sa vie quelque chose qui peut être un fardeau ou une motivation. Les impressions de l'âme sont importantes pour cela, mais surtout les choix que nous posons donnent forme à notre réalité. L'art peut être un grand nombre de choses, un accès vers la société, une thérapie, un flux d'énergie, et, en tant qu' expression humaine, en tant qu'expression de l'âme, il peut transformer et être transformé.  

  • Katerina Dramitinou

    Katerina Dramitinou

    peintre et cyberartiste

    A1.pngJ’ai découvert il y a peu une artiste crétoise vivant à Rétymnon, une ville grecque située sur l’île de Crête. J’ai aimé chez elle cette espèce de Factory pictures qu’elle a mis au point, dont elle est la seule et unique conceptrice et manouvrière et qui produit des images qui ont un réel cachet esthétique et qui ont avoir avec le tag, la décalcomanie, la peinture rupestre, la photocopie, le hiéroglyphe, le mail art, le warholisme, le pop art,  la photo, la peinture, la chirurgie numérique tout en dégageant d’agréables et lointaines vapeurs surréalistes. Ce qu’il y a d’émouvant, c’est que le travail de la peintre et cyberartiste grecque garde l’aspect d’un authentique travail manuel. Par ailleurs, Katerina exploite merveilleusement les virtualités des espaces face book en organisant de plaisants murs  composés par strates de séquences d’images répétées, de cases noires, d’idéogrammes, de messages. Elle sculpte, compose, installe dans l’espace virtuel. Ce que nous aimons encore chez elle, c'est le versant de l'artiste peintre et cet amour contagieux qu'elle a de la couleur et la façon réjouissante dont elle nous en éclabousse.


    Grâce aux outils internautiques de communication , nous avons eu l’occasion d’un peu discuter. Je n’ai pas réellement cherché à recueillir des éléments biographiques et Katerina Dramitinou n’accorde pas une importance capitale à ce genre de récolte. Mon travail, me dit-elle, n’a pas grand-chose à voir avec les significations secrètes ou cachées, ce travail, c’est moi, c’est la façon dont je communique avec la nature, c’est la vie, rien d’autre. Elle poursuit : « C’est là où je m’arrête, c’est là où je trouve des réponses. Mon travail, c’est là où je trouve la peinture, si vous voulez, couleurs et formes, formes et couleurs. S’agit-il d’art ou pas ? Je ne pense pas être habilitée à apporter la réponse. Ce n’est pas mon rôle ». Serait-ce le nôtre ? Eh bien selon moi, avec des moyens nouveaux, sur des supports nouveaux, dans des agencements nouveaux, Katerina Dramitinou pose les signes et les empreintes d’un art nouveau, léger, alerte et rapide, un art dans lequel un outil sophistiqué et virtuel est chargé de transcrire ou de traduire une trace esthétique d’humanité.

     

    Elle est née en 1975 à Réthymnon, en Crête. Elle a commencé à prendre des leçons de peinture avec le peintre et professeur d’Histoire de l’Art Frixos Theodosakis. Elle a suivi ses cours entre 1987 et 1992. Elle a poursuivi, en 92 et 98, ses études à l’Atelier de Nikos Stefos. Ses enseignants étaient Vassilis Dionysopoulos et Giannis Migadis.

    Voici un relevé de ses expositions :

    2001, panorama pictural, Galerie Aenon, Athènes - 2001, chronique de la mémoire, Galerie Aenon, Athènes- 2002, panorama pictural, Galerie Aenon, Athènes - 2003, Dialogues d’automne, Galerie Aenon, Athènes - 2003, Ikade, Centre d’Art Moderne, Réthymnon, Crête (Galerie d’Art Kanakaki) -2003, Ikade, Centre Culturel d’Art Moderne, Athènes (Melina)- 2004, panorama pictural, Galerie Aenon, Athènes - 2005, Atopia, Galerie Aenon, Athènes (Olympic Marine), Sounion - 2005, Centre municipal de Palaion Faliron - 2006, Centre municipal de Pireus - 2006, Centre municipal de Palaion Faliron - 2006, panorama pictural, Galerie Aenon (Olmpic Marina-Sounion), Athènes - 2008, « Dernier arrêt avant la mer », Galerie Aenon, Athènes - 2009, Dialogues d’automne, Galerie Aenon, Athènes - 2010, « En apportant des présents », Galerie Aenon, Athènes - 2010 Deuxième conférence panhellénique « Art & Psychiatrie », Chania, Crête - 2011, Art I – Maison de la Civilisation, Réthymnon, 3 Avril 2011 - 2011, About Gallery, Athènes - 2011, « Art et Psychiatrie », Agios Nicolaos, Crête, 6 Avril 2011 - 2011, « Art et Psychiatrie », 12/04 au 07/05/2011, Thessalonique - 2011, Monde de l’Art à Venise, 07 au 30 octobre 2011 - 2011, Losing Count – Cuentas Perdidas, Galeria de la Raza - 2011, Athènes Art Odyssée – Maison de la Civilisation Crétoise, Réthymnon - 2011, Losing Count – Perdiendo la Cuenta : Exposicion de Arte en Ciudad de Mexico - 2011, Meditations on e-book, Athènes, Juillet - 2011, Athènes Art-Octobre, Corfu, 2011 - 2012, Athènes Art, Naxos, Juillet 2012 - 2012, Athènes Festival d’Art International, Izmail, Ukraine - 2012, Galeire Pinerolo, 01 septembre- 31 décembre 2012.      

    Suis-je artiste ou pas ? Ce n'est pas à moi de répondre, m'écrit-elle. Si quelque chose de cette nature existe, si vous pouvez trouver, faites-moi savoir, dit-elle. Katerina, pour me faire comprendre ce que signifie la peinture à ses yeux, me fait parvenir quelques textes que je traduis et reproduis ici.

    « Récemment, j’ai  passé mon visage entre les branches d’arbres entrelacés et j’ai découvert Elizabeth (village crétois), pleine de courbes sur le pare-brise de l’auto ou derrière des rideaux. J’ai trouvé Constantin (autre village), bâti dans les soubassements sauvages, son panorama partout. Pièces d’un puzzle, toutes mélangées. Partout je suis passée, j’ai laissé traîner un œil pour regarder en arrière. Et non… je n’ai pas seulement vu les courbes, les ombres, les branches et les rochers. Il doit y avoir d’autres gens, je crois, qui voudraient se pencher sur cette question en utilisant le même code. Celui de la vérité et de la simplicité. Car, comme nous l’avons dit, la peinture égale la vie. La vie partout. Où que vous regardiez, il y a de la vie.

    Et puis Katerina me transmet un petit texte qui a l’air anodin et sur lequel je bute aux premiers mots. Je le livre tel que je l’ai reçu : surprenant, beau, inattendu. Tout à fait de nature à me faire comprendre que j’ai découvert un être exceptionnel.

    « C’était il y a seize an. On m’a dit : vous êtes bipolaire. (Pour le visiteur : bipolaire signifie atteint de psychose maniaco-dépressive). Qu’il en soit ainsi, ai-je dit. Cinq ans plus tard : « Vous avez des scléroses multiples ». Merci Docteur… Il y a quelques mois : « Votre niveau de prolactibe est très élevé, vous avez probablement une tumeur à la glande pituitaire. OK Toubib… « Et vos reins … votre rein droit, en raison de la dysurie, … vous voyez à cause de votre état de santé…il y a un problème là.. ;il faut être attentif si nous souhaitons éviter un recours à l’hémodialyse. » Oui, docteur. Il y a quelques jours : « Vous avez atteint la ménopause ? »  Moi ? Comment ? « Les médicaments ». OK, je comprends… « Hem et le nouveau « hot spot » provoquera la perte de la mémoire… Vous avez des difficultés de concentration et d’orientation à droite ? «  Oui, docteur… « êtes-vous sujette au déséquilibre, à des étourdissements, des maux de tête intenses, des migraines ? » Oui, je fais. « Cela se produit parce que les distorsions à la nuque ont déjà commencé ». Oui, votre éminence. J’ai laissé tomber…Epuisée. Je ne me suis même pas demandé pourquoi… juste ça…je me suis sentie tellement épuisée durant deux ou trois jours. Et aujourd’hui, alors que je peignais, j’ai commencé à rire hystériquement. Je pensais : est-ce que ma mémoire est assez stupide pour vouloir se souvenir de toutes les conneries qui m’ont été assénées ? Elle est futée assez pour se cacher d’eux tous. Heureusement, il y a une chose qu’elle n’oublie jamais : où et comment demeurer .. là, son refuge, … LES COULEURS. »

    Voilà Katerina Dramitinou. Là voilà, absolument inattendue, hors mesure, hors norme, extra-ordinaire. Je croyais avoir repéré une artiste et je tombe sur une artiste. Je ne m’étais pas trompé. Je découvre un être complexe, douloureux, poignant, un oiseau avec une aile, une bemme femme qui capture de la beauté, une femme dans la souffrance qui a inventé le plus épatant refuge qui se puisse trouver : les couleurs. Et ces couleurs, elle les jette vers nous. Le bel arc-en-ciel, Katerina, entre vous et moi. J’étais dans un soir de chance le jour où j’ai sollicité Katerina. Les étoiles m’étaient favorables. Katerina Dramitinou, je suis enchanté d’être votre ami et votre passeur d’art en Belgique. Je suis enchanté de pouvoir dire : « Entre visiteur, je te présente l’artiste crétoise Katernia Dramitinou ».