Frédérique Longrée

  • Frédérique Longrée - quelques collages

    Frédérique Longrée et des hypothèses

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    https://www.artmajeur.com/fr/art-gallery/portfolio/frederique-longree

    Frédérique Longrée est belge, de Namur, comme Rops, elle a vécu en Suisse, en nostalgie, elle vit en musique. Elle détient un master de musicologie, elle entretient des relations avec la poésie.  Moi, je pense qu'elle voit secrètement Frédéric Chopin et qu'ils entretiennent une amour étrange dans un ciel sonore et spatio-temporel qui n'appartient qu'à elle et lui. Si j'écoute la valse en la mineur, opus 34, numéro 2, le visage de Frédérique Longrée passe comme une lente voile à la fenêtre qui donne sur la mer ostendaise.

    https://www.youtube.com/watch?v=kqej24ywf9I

    Je n'écris sur elle qu'une vérité que je viens d'inventer, en soufflant sur la braise de mes doigts. Frédérique est une étrangère, issue d'une terre mélancolique, poussée et apaisée par le vent léger de ces pensées dont on ne laisse échapper que la vapeur ultime. Elle hante les cimetières, adore les pierres funéraires magistrales, les beautés nues inclinées sur le vertige de la mort, les éphèbes devant le précipice. C'est un Nocturne, Frédérique, un regard bleu où la musique se condense dans un instant maritime. Elle ne se sépare jamais de la mort, non plus. Sans doute est-elle sévère et douce, assise quelque part devant un lac immense, adossée, laissant à sa bouche fluer de frêles élans romantiques et noirs comme l'envol des pies, le feu des ardoises brûlées au soleil. Elle est aussi dans le tonnerre, dans le séisme du présent. Dans le silence feuilleté du livre. La feuille pincée, renversée soupire. Tonnerre et chuchotement du livre. Elle s'y tient comme sur l'épaule d'un épouvantail un geai arrêté. Je ne sais pourquoi, je la tiens à l'écart des machines. C'est affaire de tintement, il me semble qu'elle appartient au cristal. Un cristal de nuit. Je place toujours le cristal à l'écart des machines. Derrière elle, une herse brouille les indices, efface les pas, en pulvérise les traces. Il n'en reste que poussière. La poussière, c'est le début de la musique, la fin de la mémoire. Frédérique Longrée. Je ne la connais pas. Il y a au fond d'elle, - je présume, notre vie ne sert à rien d'autre -, des balançoires, des aunes de soie, la présence irréfutable et palpable du sang, du bleu par torrents et qui afflue vers le regard pour voir aux hublots l'allure de la mer sauvage. C'est une héroïne d'Edgar Allan Poe, c'est chez lui qu'elle a façonné ce visage musical, sévère, doux, féminin, nocturne, chez Poe et Chopin, à l'intersection d'eux deux. C'est là qu'elle a affûté son mystère, les lames de son mystère. Si elle me fait l'amitié de mourir avant moi (hélas, ce n'est pas vraisemblable du tout ! et ce voeu se distingue un peu de ma courtoisie ordinaire), je deviendrai son biographe le plus égaré. L'égarement, c'est la courtoisie des biographes. J'ai, pour aujourd'hui, retenu quelques travaux de collage pour la présenter. Parfois, aimable loisir, elle collabore avec Otto Ganz. Un cloison de ténèbres a présidé à leur rencontre. Plus tard, nous verrons,  nous recueillerons d'autres choses. 

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    avec Otto Ganz

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    Avec Otto Ganz

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