27.11.2009
Du nouveau chez Nelly KAPLAN
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Nelly Kaplan fait un don à la Bibliothèque nationale de France
Le scénario du film J'accuse d'Abel Gance, version sonore de 1938, abondamment annoté et corrigé par l'auteur, offert à la Bibliothèque nationale de France par Nelly Kaplan.

Nelly Kaplan et Abel Gance
Tourné par Abel Gance dans sa version muette de 1919 suite au choc de la première guerre mondiale, J'accuse met en scène la résurrection des soldats tombés au champ d'honneur venus réclamer des comptes aux survivants. En 1937, Abel Gance pressentant les désastres et les hécatombes toutes proches fait une nouvelle adaptation, véritable manifeste pacifiste et magnifique démonstration de ses talents de cinéaste. La réalisatrice et romancière Nelly Kaplan, qui fut la collaboratrice de Gance, fera don le 3 décembre 2009 du scénario du film à la Bibliothèque nationale de France. Ce document de 165 pages et 351 séquences, abondamment annoté et corrigé par Gance lui-même, complète merveilleusement le fonds Abel Gance du département des arts du spectacle riche déjà de nombreux scénarios, de carnets, de lettres, de notes, de photographies sur toute la carrière du cinéaste.

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01.05.2009
NELLY KAPLAN chez TALLANDIER
Nelly KAPLAN, née à Buenos Aires (Argentine) est une cinéaste, écrivaine, journaliste et scénariste française. En 53, elle entre dans Paris pour un court séjour. Elle s'y établit définitivement. Dès 1954, elle devient l'assistante d'Abel Gance et fait en 55 la rencontre du poète et romancier Philippe Soupault, en 56 rencontre André Breton, en 61, André Pieyre de Mandiargues. Connue en tant que documentariste d'art (Gustave Moreau, 1961, Le Regard Picasso, 1967, Lion d'Or au Festival de Venise), elle s'impose en tant que cinéaste de ficition avec des oeuvres d'une trempe et d'une audace inédites (La Fiancée du pirate, 1969, Papa, les p'tits bateaux, 1971, Néa, 1976, Charles et Lucie, 1979 ou Plaisir d'amour, 1991). Parallèlement, elle oeuvre en tant que scénariste et dialoguiste aux côtés de Claude Makowski (Il faut vivre dangereusement,) ou aux côtés de Jean Chapot (Le Regard dans le miroir, 1984). En tant qu'écrivaine, elle publie une dizaine d'ouvrages (Le Réservoir des sens, 1966, Aux Orchidées sauvages et Un Manteau de fou rire, 1998, Cuisses de grenouille, 2005). Pour compléter cette notice succincte, le visiteur peut consulter notre rubrique "ESPACE KAPLAN".

L'art divin d'enfiler les perles à quatre mains
UN LIVRE ARDENT

Edtions Tallandier, collection La Bibliothèque d'Evelyne Lever, Paris, 2009, 96 pages
Mademoiselle Kaplan nous fait une fleur
Le superbe livre que voilà, alerte, rouge, bleu, passionné, léger, drôle, fleuri de saillies assaisonnées, pantelant, ciselé. Nelly Kaplan aujourd'hui présente l'ardente et merveilleuse correspondance amoureuse qu'elle a échangée avec André Pieyre de Mandiargues.
Poète (Grand Prix de poésie de l'Académie française en 1979), romancier (Goncourt en 67 pour son oeuvre "La Marge"), conteur, dramaturge, scénariste et traducteur français, Mandiargues, proche du surréalisme mais refusant toujours toute espèce d'affiliation qui aurait compromis son sens de la liberté, a conçu une oeuvre énorme à laquelle nous vous proposons de vous initier en consultant, en guise de course d'élan, ces quelques sources :
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2008/09/andr-pieyre-...
http://www.imec-archives.com/fonds/fiche.php?ind=PDM
http://www.google.be/search?q=andr%C3%A9+pieyre+de+mandia...

déclaration autographe de A.P. de Mandiargues (Copyright Nelly Kaplan)
Quelques impressions dominent ce petit chef-d'oeuvre du couple d'épistoliers amoureux : la complicité magnifique de deux êtres qui (se) correspondent. Le livre est traversé par une reconnaissance mutuelle, une fascination réciproque, et par cette conviction commune que "l'amour et l'humour ne sont pas contradictoires".
Pourquoi, demandera-t-on, publier ces morceaux d'intimité ? Mais pour la raison qu'on publie des poèmes, pour la raison qu'il n'est pas exclu que la beauté entre dans les livres, pour la raison que lorsque les amants ont du talent, leurs aventures sentimentales en sont éclaboussées. Pour la raison que ce dévoilement ouvre sur les nefs, les travées, les autels d'un merveilleux cantique amoureux. Voilà, la chose est un délicat et dynamique emmêlement de chants d'oiseaux et de fontaines, de merveilleux coups d'archet, on est transporté dans un petit cosmos traversé de fusées, d'étoiles de salive bleue, de fléches, de saillies féroces, de fleurs volantes, on s'abandonne à des friselis, à des froissements d'étoffes, on jubile devant les trouvailles littéraires et poétiques, les formules merveilleuses, les musiques de chambre, les mugissements d'anges, les éclats de rire et leurs répons. C'est délicieux, sensuel, audacieux, original et drôle. On est à la fête commune des mots et des sentiments, dans cette palpitante fièvre du désir rencontré par le désir, dans cette alliance de deux plumes faisant ailes.
Et puis, il y a ces petits messages électriques, nerveux, toujours ornés d'une perle, d'un trille enlevé, d'un élan de tendresse. Tout cela danse, court et bondit d'une vie à l'autre. On tourne, avec les épistoliers, dans la vitesse de cette amitié amoureuse.

Nelly Kaplan et André Pieyre de Mandiargues (Copyright Nelly Kaplan)
Dès l'avant-propos, mademoiselle Kaplan, dans sa geste personnelle et inimitable, nous met au parfum :
En ce qui me concerne, ayant abordé bien plus que le milieu du chemin de ma vie, et me trouvant depuis toujours dans une forêt obscure où je fabrique ma propre lumière, je m'aperçois que j'ai toujours été une femme à hommes.
Ce seul aveu, - quand on n'est pas un troglodyte velu, un primate n'ayant pour cervelle qu'un viscère ornemental -, justifierait qu'on aimât Nelly Kaplan. Qu'on déroulât sur son passage le tapis rouge réservé aux divinités, aux vraies reines et aux authentiques bégums. Qu'on se prosternât à ses pieds, qu'elle a félins. Qu'on se signât en marmonnant : "Qu'entre toutes, Celle-là soit bénie !".
Bon, cette sorte de goût pour la polyandrie (cette impossibilité à limiter son horizon amoureux à une seule chaumière) n'a pas valu à notre Flibustière que des éloges. Au nombre de ses prestigieux amants, de l'aveu même de la Piratesse, on trouve quelques beaux esprits possessifs grièvement sujets à la jalousie et aux revendications d'exclusivité. Mandiargues n'appartient pas à cette espèce. Il y fait exception.
Je n'ai connu qu'une exception : l'amitié amoureuse que j'ai vécue dans les années soixante avec André Pieyre de Mandiargues, l'une des plus ludiques et des plus charmantes de ma vie sentimentale. Pas d'orages, pas de remontrances, beaucoup d'humour et, pendant deux années, des rapports érotiques puissants ayant pour témoin un bizarre lit recouvert de velours rouge dont il est souvent question dans les échanges ; rapports qui évoluèrent vers une affection jamais désavouée. Nous avons ri ensemble, d'autrui et de nous-mêmes, avec cet humour qui nous était commun : la plus haute révolte de l'esprit.
Pour extraire un échange épistolaire de l'oeuvre, déchiré à l'idée d'opérer un choix dans cette suite de perles à deux faces, j'ai ouvert une page au hasard. On y lira que la sémillante Flibustière, décidément incorrigible, appelle son amant plus âgé "Mon Cher enfant". De son côté, Mandiargues désigne la belle cinéaste avec de fleuries appellations de son invention. C'est superbe : Comtexquise, ma Dorée, Bellenelly (contraction de Belen et de Nelly), Nellita, ma grande déesse, Querida Nellita, chère travailleuse, Lady N., my golden Lady, mylady, Milady Belle, Belle N., Milady my querida, Divine K., Fair and glorious Lady, Milady carissima, etc.
Paris, le 9 septembre 1963
Cher Enfant,
Ne te plains pas du soleil ni de la mer, jamais. Oublies-tu qu'il s'agit d'une recette pour retrouver l'éternité ? Lady N., par contre, à Paris, travaille sans cesse, couronnée de pluie, regrettant le soleil et l'eau qui semblent t'excéder. Attention aux belles filles d'Andalousie. Des pères-frères-curés en fureur t'épouseraient comme un rien... (Ne crains rien, je viendrais travestie en duègne, pour te faire évader). Tu as le souriant regard de
N.
Dans la lettre de Mandiargues, "une allusion à Breton est sous-jacente".
21 novembre 63
Louée soit Lady N. Pour la belle image et pour la pensée amie, louée soit-elle pour l'esprit et pour la beauté, louée encore pour une infinité de choses... André étant en quelque sorte le nom patronymique de l'homme, il est juste que cet André-ci soit à ses pieds, comme tous les autres André, du plus grand au plus petit, du plus haut au plus bas de tous, puisqu'Elle est la femme en quintessence... Soit donc louée Lady N. Et soutenue soit-elle au plus haut des airs par un tapis de tous les André de ce monde, bienheureux de servir de descente de ciel et lit à ses superbes pieds... Et qu'elle triomphe et qu'elle rie...
A.P.
Un mot, pour en terminer, sur un élément iconographique. En page 69 de l'ouvrage, une photo nous fait voir Nelly Kaplan le visage tourné vers l'agrandissement d'un texte de Mandiargues. Je ne connaissais pas cette photographie. La chère Flibustière y est tout bonnement admirable. Un pur chef-d'oeuvre. Car oui, lorsque l'on a écrit que la femme a du talent, du génie, de l'humour, du courage, le sens du défi et de l'aventure, un intraitable désir d'indépendance et de liberté, un goût immodéré pour l'audace et mille choses qui font la singularité, la grâce et la griffe d'une artiste, on n'a rien dit encore de la splendeur solaire de la créature. Je veux bien qu'il s'agisse d'un détail mais c'est tout de même un éblouissant détail qui vous saute aux yeux. Et, ainsi que l'écrivait un auteur dont le nom s'acharne à m'échapper, "la beauté me plaît en quelque lieu que je la rencontre". Et plus encore lorsqu'elle a le bon goût de s'incarner dans un être que j'admire. Bonne volonté de la Fleur du mal qui, non contente de resplendir au sommet de sa haute tige, s'ingénie encore à répandre dans l'air le secret des volutes qui enivrent. C'est souvent un accident d'être belle mais l'être ainsi, doublement, délibérément, ça sent la conspiration. Inclinons-nous. De bonne grâce.
En photo de couverture, (voir notre illustration), mademoiselle Kaplan, l'oeil étincelant d'un singulier éclat, prend appui sur une bien singulière protubérance. Un de ces croix sur lesquelles, nous le présumons, il convient qu'une Sainte allant son calvaire se recueille et cherche un appui. O, la somptueuse Enchanteresse !
Annexe : Finalement, ce nouvel ouvrage me permet d'affiner encore le portrait de Nelly Kaplan, cette "femme à hommes", cette femme "toujours dans une forêt obscure", cette femme qui, dans l'opacité de l'existence, "fabrique sa propre lumière". J'ai écrit déjà que la Flibustière est une Libertine. Il faut s'entendre sur le mot, souvent prostitué par l'ignare de service. La Libertine est d'abord une intellectuelle qui s'est lentement forgé une pensée. Elle est celle qui s'affranchit d'un maître (libertus, l'affranchi) ou, selon la belle formule de Nelly Kaplan elle-même, celle "qui fabrique sa propre lumière". C'est la libre penseuse, c'est celle qui se libère de tous les pouvoirs et de toutes les pressions (religieuse, morale, politique). C'est celle aussi ("la femme à hommes") qui se dégage des conventions en matière d'amour et défie les moeurs. C'est celle qui refuse tout ce qui, à ses yeux, diminue l'être, l'entrave, le contraint. C'est celle qui, bien entendu, a le goût des plaisirs charnels et ne les regarde pas comme honteux. Et ce nouveau livre, - au demeurant immédiatement autorisé par Sibylle de Mandiargues, fille de l'auteur -, livre par lequel une amitié amoureuse est, non pas dévoilée, mais fièrement portée à la connaissance du public, signe et contresigne la geste libertine de mademoiselle Kaplan. Et rappelle, à deux ou trois imbéciles qui en douteraient, que la Libertine ne fait jamais le sacrifice de la fidélité.
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20.07.2007
Espace KAPLAN
PETIT ALBUM FLIBUSTIER
Survol d'une oeuvre
Nelly Kaplan dans ses pompes et ses oeuvres
Consultez aussi dans la catégorie ouvrages
Nelly Kaplan, Portrait d'une Flibustière (biographie, DL Colaux)
Nelly Kaplan, le verbe et la lumière (ouvrage collectif)
et dans la catégorie photographies
Nelly Kaplan et Denys-Louis Colaux (biblio-filmographie)
Documents, photos copyright Nelly Kaplan

Nelly Kaplan avec Abel Gance


Dans ce film de Gance, sorti à Paris en mars 1955 et adaptant la pièce d'Alexandre Dulmas, Mademoiselle Nelly Kaplan est présente en tant qu'actrice. Elle incarne le rôle d'Alice. Inutile de vous dire qu'elle y est divine. Somptueuse.

Dans Austerlitz, de Gance, Nelly Kaplan incarne Madame Récamier. Solaire, tout simplement.

Madame Récamier

Documentaire réalisé en 1963, 28 minutes. Scénario, réalisation et montage de Nelly Kaplan.

Réédition augmentée en 1995, au Castor Astral, d'une suite de nouvelles d'abord éditée à La Jeune Parque en 1966 et rééditée en 1988 chez Jean-Jacques Pauvert.

Affiche de la Fiancée, par Michel Landi. Dans le projet originel, Marie est nue mais la censure s'est émue. En évoquant le projet d'affiche, Nelly Kaplan a pensé à la Géante de Charles Baudelaire.

Galerie de personnages de La Fiancée

Marie, Bernadette Laffont

Irène, propriétaire terrienne, patronne de Marie, Claire Maurier

Tonton Duvalier, facteur et garde-chasse, Georges Géret

L'abbé Dard, Pascal Mazotti

Jesus, ouvrier étranger, Louise Malle

Le Cantonnier, Francis Lax

Félix Lechat, épicier et cafetier, Jacques Marin

Monsieur Paul, herboriste, Jean Parédès

Le Duc, propriétaire terrien, adjoint au maire

André, projectionniste itinérant, Michel Constantin
Papa, les petits bateaux ...

Réalisé en 1971. Scénario : Nelly Kaplan, Claude Makovski, René Guyonnet, librement adapté du roman de Jean Laborde Bande de raptés. Avec Sheila White, Michel Bouquet, Judith Magre (une scène de bagarre féminine anthologique), Michael Lonsdale, Pierre Mondy, André Valardy, Sidney Chaplin, Bernard Mousson, Catherine Allégret, Dalio, Jean Parédès,... Entre cartoon et série noire, un chef-d'oeuvre échevelé du cinéma parodique.

Je vous le disais, un crêpage de chignon d'une violence rare et d'une drôlerie irrésistible


Un excellent film de Claude Makovski dont Nelly Kaplan est la co-scénariste. Réalisé en 1974, avec dans les rôles principaux Annie Girardot et Pierre Brasseur. Une apparition remarquée et remarquable de la splendide Mylène Demongeot. Egalement au générique, Sydne Rome.



Claude Brasseur et Sydne Rome

Annie Girardot et Claude Brasseur

Claude Makovski
NEA

Néa est un film de 1976. Le scénario en est de Nelly Kaplan et Jean Chapot et constitue une très libre adaptation d'une nouvelle d'Emmanuelle Arsan. Au générique, Ann Zacharias (Néa), Samy Frey, Micheline Presle, Heinz Bennent (qu'on retrouvera dans Plaisir d'Amour).

Samy Frey, l'éditeur, et Ann Zacharias, Néa

Ann Zacharias, Néa. Un superbe "chaperon rouge" qui viendra à bout du grand méchant loup de l'édition.

Réalisé en 1979, une superbe affiche de Michel Landi, un fidèle membre de l'équipage. Un scénario de Nelly Kaplan, Jean Chapot et Claude Makovski d'après une idée originale de Jean Chapot. Un pur joyau.

Ginette Garcin (Lucie) et Daniel Ceccaldi (Charles). Un duo qui fonctionne à merveille, un couple de paumés (lui, un fainéant exemplaire et peu scrupuleux, elle une bosseuse invétérée), ... l'aventure frappe à la porte de leur loge de concierge. Un road movie hilarant et poignant.

Un film qui a connu une carrière internationale

Ginette Garcin, une Lucie drôle et poignante

Pattes de velours

La très belle Caroline Silhol forme avec Bernadette Laffont le couple d'héroïnes de Pattes de Velours réalisé en 1985 par Nelly Kaplan. La Flibustière signe le scénario avec Jean Chapot. Au générique, Pierre Arditi (en bigame déboussolé) et Michel Bouquet qui révèle ici une puissance comique irrésistible. On trouve aussi un excellent Roger Carrel et un étonnant duo : Chapot et Makovski.
La cocasserie des situations s'accorde à celle des noms de ces femmes-fleurs, héroïnes délicieuses entourant un bigame dans un décor de jardins : Iris et Jacinthe. Il est normal que la réalité dépassant la fiction, l'interprète de l'inspecteur soit Michel ... Bouquet. (Freddy Buache, "La Suisse", 31.10.87)

Michel Bouquet et la cinéaste durant le tournage de Pattes de velours

Réalisé en 1991,sur un scénario de Nelly Kaplan et Jean Chapot avec Françoise Fabian, Dominique Blanc, Cécile Sanz de Alba, Pierre Arditi et Pierre Dux, Jean-Jacques Moreau, Heinz Bennent et Roger Robinel

Que Guillaume Gaétan Donatien de Burlador se méfie, cette île tropicale ressemble au paradis, elle en a le goût ... Mais une fasinante trinité (Do, Clo et Jo) de femmes apparemment conquises va lui donner la leçon.

Sinistre et pathétique image du séducteur aux abois étreignant un mannequin (pour le compte, une vraie femme objet)

Cécile Sainz de Alba, Dominique Blanc, Pierre Arditi, Françoise Fabian

Mademoiselle Kaplan durant le tournage de Plaisir d'amour

Qui conquiert qui ? Qui possède qui ? Sur l'île d'Anatha où notre avatar de Don Juan s'est exilé, les règles de la séduction semblent revues et corrigées.


23 avril 1998. Vernissage de l'exposition Kaplan dans tous ses états à l'occasion de la sortie de son roman "Aux Orchidées sauvages" (Editions de la Différence). "La Galerie", rue Guénégaud, Paris.

Manuscrit de Mandiargues au dos du carton d'invitation. Lucidité du poète.

Le dernier roman en date de la Flibustière aux éditions Maren Sell (2005): retour à Tellier, aliments aphrodisiaques, grenouilles divines (Do, No, Jo, trois "Grâces batraciennes"), fièvres sensuelles, complot sectaire ourdi par le Grand Maître Batrakhos. Une nouvelle folie kaplanienne. "Poétique et cocasse, Cuisses de grenouille évoque avec humour l'éternelle joute d'Eros contre Thanatos, pointant au passage nombre des sordides égarements de notre époque".

Affiche de la douzième édition du Festival de la Correspondance de Grignan (du 4 au 8 juillet 2007). Nelly Kaplan y donnait lecture d'extraits de sa correspondance avec Abel Gance

L'indispensable coffret Kaplan avec La Fiancée du pirate, Papa ... les petits bateaux, Charles et Lucie, Plaisir d'amour, Abel Gance hier et demain, Abel Gance et son Napoléon et Il faut vivre dangereusement.

Le simple plaisir de voir le génie au travail durant le tournage de La Fiancée
Ouvrages à lire



Le Sunlight d'Austerlitz, journal d'un tournage, Plon, 1960

1990 - Cinémathèque française, Musée du Cinéma, avec des contributions de Jean Saint-Geours, Jean Tubard, Nelly Kaplan, et Abel Gance

Le Collier de Ptyx, ciné-roman, Pauvert, 1971

Claude Makovski, Nelly Kaplan et Jean Chapot à l'Institut Lumière, à Lyon en 1997
Nelly au Musée de l'Erotisme

Invitation à un très beau voyage littéraire De : Le Temps d’Écrire (mchampendal@noos.fr)
Chers amis et correspondants des EMC ! Je suis en contact avec Marc Kober, qui est prof de fac, contributeur à la revue “Supérieur Inconnu”, co-animée par le radiant Sarane Alexandrian, l’un des plus percutants exégètes de l’art littéraire érotique, et auteur, notamment, d’un “L’ Archipel des osselets”, roman en cinq épisodes publié aux éditions Fayard, ce qui est gage de qualité littéraire, cette maison veillant au grain de son catalogue … Marc nous convie à une “lecture-promenade” le vendredi 30 novembre prochain à partir de 20 heures au Musée de l’Erotisme sis 72, bd de Clihy 75018 Paris. Site visitable à www.musee-erotisme.com Le Musée de l’Erotisme est le contraire d’un sex-shop culturel : c’est un vrai musée, dirigé par des muséographes consciencieux, qui propose à des publics qui ne sont pas forcément avertis (ce qui est excellent !) des fonds permanents et des expositions temporaires de TRES GRANDES QUALITES. Un lieu hautement recommandable que ce Musée de l’Erotisme, à tout le moins ! Cette lecture-promenade s’intitule “Textes exquis sans dessus (ni) dessous : une déambulation littéraire dans l’érotisme surréaliste”. Qu’est-ce à dire exactement ? Ceci : des lecteurs se mettent au service de l’Erotisme surraliste et nous convient à une rencontre avec des oeuvres du Musée de l’Erotisme à travers des textes surréalistes. Au cours d’une voluptueuse promenade “en nocturne” dans les différents étages du Musée, des lecteurs invitent les visiteurs-spectateurs-auditeurs à se trouver à des moments précis devant certaines oeuvres et proposent, face à elles, des “mises en bouche” de textes érotiques d’auteurs surréalistes. Loin de tout didactisme, cette approche différente et ludique de la collection du Musée vise nohn pas à expliquer les oeuvres par les textes ou réciproquement, mais à éveiller la curiosité du public et à susciter chez lui, au gré des choix subjectifs opérés par les lecteurs parmi les oeuvres et les textes, des émotions diverses. Parions que n’en seront pas absents l’excitation et donc le Plaisir. Les auteurs des textes sont les suivants : Sarane Alexandrian, Bona de Mandiargues, René Char, Milos Crnjanski, Salvador Dali, Robert Desnos, Patricia et Lou Dubois, André Hardellet, Gereoges Henein, Nelly Kaplan, Marc Kober (l’auteur qui nous invite ce soir-là), Gilbet Lély, Joyce Mansour, Valentine Penrose, Alice Rahon et Benjamin Peret. Autrement dit la fine fleur du Surréalisme. Douze lecteurs serviront pour nous leurs textes. Le mouvement surréalisme a disparu historiquement en 1972 : témoin un article cette année-là de Jean Schuster dans les colonnes du quotidien “Le Monde”. Il a disparu de mort naturelle : né après la première guerre mondiale, il avait vécu, l’impermanence étant la loi du monde et toutes choses et êtres étant appelés à disparaître irrémédiablement. Mais si le mouvement historique a disparu, le Surréalisme, ou pour être précis son esprit, son punch, son essence, n’a pas lui disparu. Ses enjeux sont toujours actuels, car la libération de l’imaginaire chez les êtres, qu’il appelait de tous ses voeux, n’est pas encore effective. Je gage que nous n’aurons pas affaire ce soir-là à des nostalgiques des fameux “Manifestes du Surréalisme” du père Dédé Breton, mais à d’actifs et fervents serviteurs du plaisir littéraire. C’est du moins le souhait que je formule ! Le vendredi 30 novembre je serai à Nanterre à animer le soir un atelier d’écriture dans une école à l’intention d’un public de parents et d’enfants, et je prie Marc de m’excuserde mon abscence ce soir-là, mais je serai de tout coeur avec vous : je reviens à Paris vers 22 heures et je tâcherai de venir vous serrer la main là-bas, en fin de vos ballades ! Toute mon amitié, Michel Champendal, éditeur et diffuseur de livres aux E.M.C.
Fictions et documentaires des domaines français et étrangers
Vente directe sur site par télépaiement : www.champendal.com
16 rue Lentonnet, 75009 Paris Tél. 01 74 30 19 50
Courriels (e-mails) : mchampendal@noos.fr et editionsmichelchampendal@gma
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10.07.2007
NELLY KAPLAN et DENYS-LOUIS COLAUX
Emission Si j'ose écrire - présentation Dolorès Oscari
Photos : copyright RTBF M. Leroy
Enregistrement de l'émission "Kaplan - Colaux" du 21.11.2002

Aperçu de l'oeuvre de Nelly Kaplan
(éléments biblio-cinématographiques prélevés in Nelly Kaplan, Portrait d'une Flibustière, Denys-Louis Colaux, Dreamland, Paris, 2002)
BIBLIOGRAPHIE
Fictions :
Le Réservoir des sens, nouvelles, La Jeune Parque, 1966, réédition J-J Pauvert, 1988, réédition augmentée, Le Castor Astral, 1995 - Le Collier de Ptyx, ciné-roman, J-J Pauvert, 1971 - Mémoires d'une liseuse de draps, roman, J-J Pauvert, 1974 - Aux Orchidées sauvages, roman, La Différence, 1998 - Un Manteau de fou rire, roman, La Différence, 1998 - Ils furent une étrange comète, Le Castor Astral, 2002, Cuisses de grenouille, roman, 2005
Photographies copyright Nelly Kaplan

Nelly Kaplan avec le poète André Pieyre de Mandiargues
Essais sur le cinéma :
Manifeste d'un art nouveau : la Polyvision, Caractères, 1955 - Le Sunlight d'Austerlitz, journal d'un tournage, Plon, 1960 - Napoleon, British Film Institute Classics, 1994.
FILMOGRAPHIE:
Films documentaires:
Gustave Moreau, 1961 (22 mn) - Rodolphe Bresdin, 1962 (17 mn) - Abel Gance, Hier et Demain (28 mn) - A la source, la femme aimée, 1965 (film sur André Masson, 9 mn) - Dessins et Merveilles, 1966 (12 mn) - La Nouvelle Orangerie, 1966 (8 mn) - Les Années 25, 1966 (10 mn) - Le Regard Picasso, 1967 (52 mn, Prix Spécial du Jury du Festival de Venise 1967) - Abel Gance et son Napoléon, 1984 (60 mn)

Nelly Kaplan, durant l'enregistrement de la bande son de La Fiancée, chantée par Barbara
Films de fiction:
Programme Magirama, en collaboration avec Abel Gance, 1956. Films en Polyvision sur triple écran
Metteur en scène de la deuxième équipe du film d'Abel Gance Cyrano et d'Artagnan (1963)
La Fiancée du Pirate (1969)
Papa, les petits bateaux... (1971)
Néa (1976)
Charles et Lucie (1979)
Pattes de Velours (1985)
Plaisirs d'Amour (1991)
Co-scénariste du film de Claude Makovski Il faut vivre dangereusement (1974)
Nombreux téléfilms de Jean Chapot dont elle co-signe le scénario entre 1980 et 1997

Livres sur lesquels portait l'émission + présentation RTBF
"Nelly Kaplan, portrait d'une Flibustière" de Denys-Louis Colaux paru aux éditions Dreamland
"Ils furent une étrange comète" de Nelly Kaplan paru aux éditions le Castor Astral
Production : Dolorès Oscari / Réalisation : Jacques De Bock Denys-Louis Colaux Né en 1959 en Belgique, marié et père de 4 enfants, il anime différentes émissions radiophoniques avec son fils aîné, Justin. Animateur de revues littéraires, il collabore aussi à de nombreuses revues pour la Belgique et pour la France. Ecrivain, il publie principalement des romans et des nouvelles. Il a déjà reçu de nombreux prix pour son œuvre, notamment le Prix Franz de Wever (1998), le prix de la Communauté Française (1999). Denys-Louis Colaux est depuis longtemps (depuis la date décisive de sa découverte de " La Fiancée du Pirate "), un inconditionnel de Nelly Kaplan. Nelly Kaplan Cinéaste et romancière, Nelly Kaplan fréquenta d'abord les jardins du surréalisme se liant d'amitié avec Philippe Soupault, André Breton, André Pieyre de Mandiargues… Son long métrage " La Fiancée du Pirate " reste un véritable film culte. Elle a notamment publié " Le collier de Ptyx ", " Mémoires d'une liseuse de draps ", " Le réservoir des sens ". " Ils furent une étrange comète " va ravir à la fois ses inconditionnels et les amateurs de textes étranges et bouleversants. Profonde réflexion sur le sentiment amoureux, ce roman nous fait pénétrer dans une littérature à risque |
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