Dy Lay

  • Dy Lay invite sa souris chez les Black Venus : un ravissement

    LADY LADY LADY LAY EN SON MERVEILLEUX ROYAUME

    J'ai dit déjà dix, vingt, cent fois l'enthousiasme qu'éveille en moi à grands coups de buccins, de trompes et d'olifants la divine souris, la trouvaille picturale de Dy Lay. J'ai dit le bonheur que m'inspire ce projet ludique, pictural et pédagogique. Et là, après avoir promené son délicieux rongeur chez les maîtres de la peinture, toujours avec une égale maîtrise, avec une exigence inflexible, avec une affolante fraîcheur et une inventivité délicieuse, voici qu'elle l'invite chez les divas noires où elle accomplit des prodiges. La petite souris se fait suite de souris divines. C'est beau comme tout, c'est chou, c'est léger, c'est grisant, c'est exaltant, c'est raffiné, élégant, suavement afrodisiaque, c'est farce et poignant en même temps, c'est d'un charme irrésistible. Et cela constitue une somptueuse galerie de joyaux noirs, de charbons ardents et somptueux, de beautés et de talents faramineux. Moi, dans de telles conditions, je biche grave, j'exulte, je ris d'allégresse, j'applaudis à tout renverser. Et j'introduis illico une demande pour la canonisation de la jolie et douée DY. Sainte Dy, brillez pour nous. Merci, ma chère, pour ces fleurs fastueuses.

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  • Dy Lay (back to Diane again)

    D  Y      L  A  Y  

    C O N T I N U E  À   E N S O R C E L E R  

    E T   À  C U L M I N E R 

    a dl 5.jpgJ'ai écrit, déjà, le ravissement que j'éprouve dans la compagnie de l'oeuvre insolite de Diane Laillé, sommairement dite Dy Lay. Il faut irrépressiblement que j'y revienne comme on revient sans se lasser à ce qui exerce sur nous un charme, une magie. Et d'abord, je mentionne cette superbe notice biographique dont l'artiste orne son espace fb : "Les idées tombent quand la tête penche d'un côté... prends soin de placer une toile de lin en dessous, histoire d'éviter le gaspillage". Un colloque secret (réunissant des artistes, des géomètres, des psychiatres, des psychanalystes, des orfèvres, des pythies, un critique d'art tétraplégique, quatre philosophes, des poètes pastoraux, des poètes urbains, une horticultrice, des touristes québécois, un teckel égaré) a récemment eu lieu pour réfléchir à l'interrogation suivante : Dy Lay est-elle totalement frappadingue ? Des échanges entre experts, spécialistes et amateurs garantis, - des échanges parfois orageux et parfois mélodiques -, il ressort que Dy Lay présente toutes les sévères caractéristiques du talent, qu'elle atteint à un singulier niveau de liberté créatrice, qu'elle est capable de soulever les haltères de la légèreté (souvent insoutenable) de l'être, qu'elle est une sorte d'oiseau humain (oui, ce n'est pas très clair mais je ne puis toiletter les conclusions), qu'elle bâtit avec son art un lieu singulier, inédit où la poésie, l'imaginaire, le vraisemblable, le drôle et le touchant font cause commune, qu'elle est un de ces artistes du relais, c'est-à-dire, un témoin de son art, un être apte à capter l'attention d'un jeune public pour l'ouvrir, l'initier à la peinture, lui donner le goût de l'art. Ici, pour mon plaisir personnel et pour l'édification des foules, je recueille de nouvelles œuvres, je flâne au pays de Diane, j'y déambule, en joie, enchanté par tout ce talent débarrassé du terrible fardeau du sérieux, ce talent libre et sujet à cette délicieuse brise de folie parfumée. J'aime cette allégresse contagieuse et cette sorte de retentissement visuel. Ce talent qui n'est dépourvu, au demeurant, ni de gravité ni de profondeur mais qui s'impose par une aisance inspirée, un plaisir de créer très contagieux, le bonheur infatigable d'être une aventurière de la création. Tout, ici, - et la grâce, la densité humaine, l'âme insérée dans l'ouvrage -, semble respirer un air vif, frais. Car en même temps que cette femme vous amuse et vous divertit, quelque chose de poignant dans sa peinture entre en action et vous étreint le cœur, une magie vous porte à vous intéresser à l'autre, son visage, sa manière d'être, son irremplaçable singularité. Se pourrait-il que Dy Lay fût une artiste généreuse et qu'un étrange et bienfaisant halo d'humanité éclairât son travail ? C'est, ce que pour terminer ce second papier, j'affirme avec vigueur et reconnaissance. 

    A T T E N T I O N ,  S O U R I S    S U B L I M E !

    Et je fais une vraie place à ce magnifique personnage de souris picturale qu'elle a inventé. Bon sang, ça, c'est foudroyant de grâce et de pertinence ! Voilà un merveilleux guide, un initiateur fabuleux pour initier l'enfance et la jeunesse aux splendeurs de l'art. Merveilleuse et intelligente création de pédagogue, fruit exquis d'une âme d'artiste, cette souris farfelue et irrésistible, contemporaine et en perpétuel voyage dans le temps, est une trouvaille sublime. Un génital outil d'art. Une clé providentielle pour entrer au musée et s'y plaire. 

    Un autre lien pour l'oeuvre de l'artiste : http://dyanlay.wix.com/portefolio-dy

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    L A   S O U R I S   G É N I A L E   D E    D Y   L A Y

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  • DY LAY : l'Enchanteresse

    Dy Lay    Une enchanteresse

    De son vrai nom, Diane Laillé (chasseresse et être lunaire), Dy Lay est une artiste française née en 1977 en Loire Atlantique. Je reprends ici, en usant de l’italique, quelques-uns des éléments écrits par lesquels l’artiste se signale à notre attention. Née sous le signe du feu, sa préférence pour les pastels orange à la cire lui a permis de s’exprimer dès son plus jeune âge, sur tout support blanc immaculé. Cela va sans dire que le mur de la résidence familiale ne fut point épargné. Dy Lay a connu un important premier point de repère : « les tableaux de son oncle Patrick ». A l’école, elle s’emploie essentiellement, durant les fastidieux cours de math, à remplir ses cahiers de  dessins de chefs-d’œuvre immémoriaux. Après une approche, sans réelle conviction, du métier de tapissier décorateur, elle entre à l’Ecole de Graphisme Publicitaire d’Angers en 1997 et en sort diplômée en 1999. En 2000, l’association Petite Brise Créative l’invite en août pour réaliser une fresque de sept mètres sur douze relatant la rétrospective d’une école depuis 1836. Depuis ce chantier, quelques particuliers lui font des commandes de portraits et de copies de tableaux. Déclarant forfait à l’infographie, elle se tourne vers le métier de peintre illustrateur. Elle illustre également quelques ouvrages de littérature pour la jeunesse, tente une expérience, qui demeurera sans suite, en bande dessinée. Entre 2005 et 2006, le Québec l’accueille durant une année pleine de surprises en tout genre, elle y réalise deux petits mandats d’illustration pour une maison de production de Montréal (pour un documentaire). Entre 2008 et 2009, elle réalise des travaux graphiques pour une firme commerciale, et connaît les premiers émois du stylet et de la palette graphique et découvre la peinture digitale. Elle prépare une importante collaboration avec une auteure pour la jeunesse et les adolescents, Magali Laurent. Magali Laurent est une auteure d'origine française immigrée au Québec. Leur collaboration paraîtra aux belles Editions de la Bagnole, établies à Montréal : http://www.leseditionsdelabagnole.com/. Dy Lay propose cette définition d’elle-même : peintre autodidacte, illustratrice d’inspiration, graphiste de formation, revient sur ses premières aspirations au sens pictural du terme. Nourrit son imagination en peignant.

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    Dy Lay m’a d’emblée accroché par son étonnant univers : un monde baroque, exotique, maboul, bariolé et ludique dans lequel une belle ligne esthétique fait l’heureuse rencontre d’une étonnante faune ornementale et d’arrière-plans accidentés. Ceci fonde une atmosphère assez inédite, charmante, délicieusement déroutante qui évoque le conte et l’enfance, une atmosphère teintée de fantastique tout autant que de burlesque et de poésie. Une atmosphère où le pétillement, les étincelles, la pétulance, les oiseaux étranges de l’imagination sont reçus avec joie. L’art de Dy Lay est une espèce de belle et insolite boussole qui invite aux agréments de la dérive. Un art qui nous sort des chemins battus, des longues et épuisantes lignes droites, qui tourne dans la sciure étoilée de la piste. Un art qui valse, un art qui affole et ravit, un art qui invente et qui rit. Notez cela car la chose est rare : un art qui rit et dont le sourire est beau comme un baiser, dont le sourire ne désunit par le beau dessin des lèvres. Il y a de la beauté qui rit dans le travail de Dy Lay. Son formidable jeu de cartes (réalisation de très longue haleine toujours en cours) est un magnifique pari pictural, une aventure farfelue et belle, pleine de magie, de séduction, de drôlerie où Dy Lay, en déesse omnipotente, distribue les drôles, écrit les scénarios, dirige les scènes et les castings, déploie toutes les grâces de son acception très personnelle et très convaincante de la poésie. Oui, Dy Lay, c’est beau, c’est touchant, c’est séduisant, c’est la poésie qui joue, qui danse, qui n’en fait qu’à sa tête. C’est la poésie avec une fleur-plume à son chapeau. Dy Lay me semble le produit du plus singulier cocktail qui soit : il y a, dans les ingrédients physiques et métaphysiques qui la composent, du poète (Prévert, Robert Desnos, Benjamin Péret, Francis Jammes, Charles Cros,…), une étincelle de Frida Kahlo ou un éclat du douanier Rousseau, quelque chose de non identifié, un clown en balade, de la rigueur et de la maîtrise, deux ou trois empreintes inconnues, une cartomancienne et une voyante extra-lucide, un croissant de lune, un arc et des flèches, de la poussière astrale (ou magique ou de perlimpinpin), une vendeuse d’entonnoirs, un personnage de cartoon et une héroïne de cinéma, une habilleuse de théâtre, une décoratrice, une fusée, les longues ellipses de l’imagination, une technicienne, et le reste, environ trois quarts, est occupé par le talent singulier et strictement personnel de l’artiste. On aura compris que j’aime beaucoup, je présume, et que j’ai plaisir à chanter ce talent original..

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