09.08.2010

Anita Rée - une peintre allemande

Anita Rée

Peintre des présences saisissantes

Les (auto)portraits d'Anita Carla Rée m'ont toujours paru saisissants, doués d'une hallucinante qualité de présence, et leur intensité rend de façon sidérante le bouillonnement intérieur du sujet. Ses magnifiques autoportraits offrent une très remarquable suite de variations dans les formes, les aspects, les lumières, les états émotionnels. J'ai à coeur d'attirer l'attention du visiteur sur l'oeuvre de cette étonnante artiste. Nos sources d'information sont publiées en bas de l'article.

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Anita Rée
 
Voici quelques éléments biographiques. Anita Rée est une peintre allemande née le 9 février 1885 à Hamburg et morte le 12 décembre 1933. Elle est née dans une famille juive de marchands et a reçu une éducation protestante. Elle a d'abord étudié la peinture avec le peintre allemand Arthur Siebelist (1870 - 1945).
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Arthur Siebelist
 
Elle a passé six mois à Paris où elle a reçu l'enseignement de Fernand Léger (1881-1955).
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Fernand LEGER
 
En 1913, elle commence à travailler en tant qu'artiste à Hamburg. A la suite du décès de son père, elle éprouve de sérieuses difficultés financières. Elle est un des membres fondateurs de la Secession à Hamburg ("Hamburgische Sezession") et ne l'a jamais quitté. Elle entretient des relations avec les artistes Gretchen Wohwill (1878-1962), Alma del Blanco (1862-1943) ou Franz Radziwill (1895-1983).
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Gretchen Wohwill                                            Alma del Blanco
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Franz Radziwill
 
Elle noue une relation amicale avec le peintre Christian Selle sur qui je n'ai pas trouvé d'informations. Entre 22 et 25, elle vit à Positano, en Italie. A son retour, ses oeuvres connaissent un certain succès mais elle rencontre des problèmes avec l'Etat allemand. Dénoncée comme juive, elle est en butte aux attaques de la presse nazie. Désappointée par l'évolution politique de son pays, solitaire, elle se suicide par le poison le 12 décembre 1933. "Je ne puis, écrit-elle à une amie, vivre plus longtemps dans un tel monde et n'ai pas d'autre souhait que de quitter ce à quoi je n'appartiens plus".
Découvrons quelques-unes de ses oeuvres :
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autoportrait
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Sources:

ROBERT HENRI - un maître de la peinture américaine

Décès de BRUNO CREMER

(6 octobre 1929 - 7 août 2010)

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Homme de théâtre, de cinéma et de télévision, Cremer a lentement imposé son impressionnante stature. Il est, à l'heure de son départ, l'un des acteurs français les plus populaires, prouvant en un parcours inédit que la noblesse et la notoriété (peut-être dans son cas doit-on parler de considération) ne sont pas incompatibles. Cremer, définitivement, c'est une élégance, une force, un regard, une gueule, une voix, un art particulier et séduisant d'être à l'écran.

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ROBERT HENRI

The Abraham Lincoln of American Art (John Sloan)

Le présent article a pour but de présenter Robert Henri (1865-1929), l'un des grands peintres américains du début du vingtième siècle. Il est surtout conçu dans l'intention d'éveiller la curiosité du visiteur. Il met à sa disposition des sites où il pourra rencontrer l'oeuvre et la biographie de l'artiste.

Henri fut l'élève à la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Thomas Anshutz (1851-1912) et, à Paris, à l'Ecole des Beaux-Arts de William Bouguereau (1825-1905) et de Tony Robert-Fleury (1837-1911).

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Thomas Anshutz     William Bouguereau        Tony Robert-Fleury
Il devient lui aussi enseignant. Robert Henri prône le réalisme en art et incite les artistes à utiliser en tant que sujet la matière offerte par la vie urbaine moderne. Il affirme à ses étudiants que le travail de l'artiste devrait constituer une force sociale capable de générer une émeute dans le monde. Il est l'auteur, en 1923, de l'ouvrage "The Art Spirit". Henri est l'âme de l'Ashcan School. L'Ashcan School était constitué d'un petit groupe d'artistes intéressés par le quotidien new-yorkais à l'orée du vingtième siècle, quotidien qu'ils saisissaient dans des peintures d'une veine réaliste, rétive à l'embellissement, et des gravures de scènes urbaines. Autour de Robert Henri, on trouvait notamment G.W. Bellows, William Glackens, Everett Shinn, George Luks ou John Sloan. (Sources : d'après l'article "The Ashcan School", www.artcyclopedia.com/history/ashcan-school.html ).

 Découvrons à présent quelques oeuvres de Robert Henri

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Lorsqu'en 1902, il enseigne à New York, Henri a notamment pour élèves les artistes suivants :
 
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Edward Hopper, peintre et graveur américain (1882-1962). "Henri was the most influential teacher I had" (E. Hopper) 

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Rockwell Kent, peintre, illustrateur et écrivain américain (1882-1971). "Henri as an instructor, Henri as a leader of revolt against Academic Sterility, Henry as an inspirational influence on American Art, is possibly the most important figure of our cultural history". (Rockwell Kent)
 
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George Wesley Bellows, peintre américain (1882-1920). "Henri : My father in Art" (George W. Bellows).
Pour découvrir l'oeuvre et l'homme, voici une petite série (loin d'être exhaustive) d'adresses à consulter :
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Mentionnons l'ouvrage du peintre et écrivain Bennard B. Perlman, dans lequel nous avons prélevé les citations d'artistes. "Robert Henri, His Life and Art", Trade paperback, Dover Publications, 1991.
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Bennard B. Perlman

21.07.2010

ERNEST MARNEFFE - Un génie méconnu

ERNEST MARNEFFE - un maître du nu féminin

Depuis que, il y a quelques mois, j'ai découvert, élément par élément, des indices de l'exceptionnelle oeuvre d'Ernest Marneffe, je me suis promis de lui consacrer un article. C'est pour moi une rencontre exaltante. En découvrant quelques-uns des remarquables nus de l'artiste, je me suis un peu senti dans les dispositions d'un inventeur de trésor. Ce n'est pas exactement le cas. J'ai trouvé un peu de matière sur l'artiste et je la publie avec l'intention, en toute modestie, de rendre justice et grâce à ce poète de la beauté féminine, à ce maître du nu triomphant. Les icônes de l'artiste sont d'une puissance insolente et raffinée. Il est injuste qu'un talent aussi libre et aussi considérable demeure confiné dans la poussiéreuse discrétion des vieux maudits. L'oeuvre de Marneffe appelle la lumière. Ces rotondités splendides, qui prouvent que la rencontre du soleil et de la lune a parfois lieu, ces majestés souriantes et hospitalières, ces vénustés pleines de vitalité sensuelle, ces formidables séductrices épanouies dans leur plénitude charnelle constituent une sorte d'oxymorique traduction baudelairienne de la beauté à la fois vénéneuse et rayonnante de santé. La femme est ici rendue comme matière céleste, plantureuse chair savante, incarnatiion poétique avec ceci de particulier qu'une troublante impression de proximité, de chaleur perceptible, de souffle tiède se dégage des compositions. Rarement, me semble-t-il, l'audace et la beauté auront été aussi intimement, aussi savamment associées. Ce qu'il y a de neuf, c'est la qualité de présence de la femme, c'est cette femme sujet dans la nudité, c'est cette façon qu'elle a de conquérir l'espace de la toile et d'y régner, c'est cette façon par laquelle elle repousse la vaporeuse idée de l'éternel féminin pour imposer une sorte de souveraineté sculpturale et moderne. Bien sûr, j'en sais trop peu encore mais je suis d'ores et déjà épaté. Il faut de toute urgence se mettre sur la piste de ce grand peintre incompréhensiblement demeuré secret.

Marneffe, peintre liégeois, essentiellement établi, reclus dans son atelier du 5 de la rue des Remparts, à Liège, est né en 1866 et mort en 1920. Le silence dans lequel est tenue son oeuvre est une injure au talent et constitue une effroyable preuve du manque de discernement d'une certaine critique. Quelle pudibonderie, quelle honteuse et coupable négligence, quel pathétique effroi, quelle misérable conception du ciel ont-ils éclipsé ces superbes créatures astrales concues pour rutiler dans la voie lactée du nu féminin?  

marneffe 1.jpgPour découvrir Marneffe, on conseillera d'abord l'ouvrage de Jacques Parisse, publié aux éditions Pierre Mardaga, dans la collection Beaux-Arts LITT, à Sprimont, Belgique, novembre 2001

On recommandera aussi le site de Roger Ladrière, ses informations et son clip animé sur les oeuvres. http://home.scarlet.be/roger.ladriere/marnef01.htm  

Doit également être consulté un intéressant article de Pierre André, intitulé "Expositions", mis en ligne le 18/09/2005 sur Proxi-Liège http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=8... .

C'est dans cet article de Pierre André que nous prélevons, pour contribuer avec nos infimes moyens au rayonnement de l'oeuvre, les illustrations qui suivent. 

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On lira encore l'article de Sophie Lebrun mis en ligne le 27/11/2001 à l'adresse suivante : http://www.lalibre.be/actu/gazette-de-liege/article/44150...