Béatrix Laloë

  • Béatrix Laloë

    Béatrix Laloë

    Voilà une artiste dont je n'ai jamais pu voir une oeuvre sans m'émouvoir profondément, sans être invité à une sorte de voyage spirituel, profond, intense. Pourtant, j'ai vu (trop) peu de tableaux d'elle. Les quelques œuvres qu'il m'a été donné de voir sont comme bercées dans un sommeil, une hypnose, un recueil en soi, un repli de sage ou de songe peut-être. Les jeunes femmes qu'on y voit semblent établies entre deux mondes, deux états : présence et évanescence. Elles sont comme en récollection dans un ailleurs intérieur. Elles ne semblent pas faites pour déambuler dans nos rues, elles sont vêtues d'habits somptueux et simples, amples et ancestraux, elles ne regardent pas le monde, leurs yeux sont fermés, très rarement ils sont ouverts et traversent les choses plus qu'ils ne les regardent, elles vivent au ralenti, elles semblent issues de fresques anciennes, d'horizons lointains. Pourtant, elles créent un lien avec nous, aujourd'hui, immédiatement. Elles nous hèlent dans le présent. Leur beauté hiératique possède une once de suavité paisible. Elles sont à la fois rudimentaires et sophistiquées. Quelque chose de magique enveloppe ces œuvres méticuleuses. Je sais très peu, beaucoup trop peu de choses à propos de cette artiste, elle est d'une discrétion terrible, ne se montre pas, laisse apercevoir de loin en loin une oeuvre ou deux. Pas davantage. Je me suis mis en quête quelquefois déjà. J'ai toujours récolté trois, quatre grains, pas plus. Cette fois, j'ai mis, à force d'obstination, la main sur un joli filon. Et je veux recueillir les fruits de cette quête, je veux mettre en exergue ce trésor pictural, il détient un étrange, un très rare pouvoir d'envoûtement. Ces femmes, qui ne sont d'aucun temps, qui sont à la fois d'une étrange antiquité et d'aujourd'hui, semblent des métaphores de l'éternité. Je les regarde, les contemple comme si aussi elles étaient quelques-uns des visages de la poésie.

    Les animaux, longs et déliés de Béatrix Laloë ont la grâce fragile, flexible, éthérée d'une faune assortie à ces magnifiques rêveuses que les compositions de Marin Marais semblent bercer.

    https://www.youtube.com/watch?v=Cepr1xAlIIk

    J'ai trouvé quelques indices biographiques. Béatrix Laloë est née en 1956 à Paris. En 1976, elle suit les cours de peinture des ateliers de la ville de Paris. Cours de dessin avec Alain Challier, professeur des Beaux-Arts de Paris. Elle vit en Provence depuis 1986 et consacre tout son temps à la peinture. Longues années de travail solitaire dans l'atelier jusqu'à la rencontre, en 1995, avec la galerie Florence Basset, qui va commencer à montrer son travail.  (Sources : http://www.prieure-manthes.fr/fr-fr/lesartistes/kl/laloe.aspx )

    Ce que j'en dis, c'est que lorsque l'on a entrevu quelque chose de cette fascinante nature, - même si l'on n'en a qu'une connaissance superficielle, fragile, lacunaire -, il faut en porter témoignage. 

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    Sources : https://www.tumblr.com/search/b%C3%A9atrix%20lalo%C3%AB

    http://archives.varmatin.com/sortir/agenda/2306388/photos

    http://www.lepoint-k.com/les-artistes-du-k-exposition-de-printemps-2014/71-beatrix-laloe

    http://beatrixlaloe.tumblr.com/