• Faramineux Marcel Moreau

    FARAMINEUX MARCEL MOREAU

    Je suis une espèce de cancer lyrique

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    Photographie, Jean David Moreau

    Ce samedi 21 octobre, Suzy Cohen et moi avons animé notre atelier d'écriture autour de notre auteur de prédilection, le faramineux Marcel Moreau. Ce qualificatif de faramineux nous agrée d'autant plus que son étymologie voisine avec la bête ( faramine, l'animal fantastique, la bête féroce, du latin ferus "sauvage") et que sa signification désigne l'extraordinaire, le prodigieux.

    Le décor : une magnifique pièce investie d'éléments décoratifs issus de l'Inde, de la Thaïlande, du monde entier, un superbe choix d’œuvres. Au centre, une table. Sur la table, lieu central, un choix d’œuvres de Marcel Moreau. 

    Suzy Cohen, qui est à l'origine de cet atelier, est une grande lectrice de Marcel Moreau, elle connaît l'oeuvre, elle la possède, elle la dit, elle la porte, elle l'évoque avec ferveur, saveur et pertinence. D'abord, pour que les participants sachent à qui ils ont affaire, à quel considérable auteur l'atelier est dévolu, elle donne en lecture une première pièce fulgurante, un texte dans lequel l'auteur évoque sa naissance à l'écriture. Scandée, la prose de l'immense Moreau déferle dans la pièce. 

    http://www.tiensetc.org/naissance-a-l-ecriture-a464813

    Dans la foulée, Suzy Cohen propose aux participants une biographie succincte de l'auteur, une biographie relevée de quelques extraits.

    Plus tard, elle donnera lecture d'un remarquable texte qu'elle signe et dans lequel elle parle du rythme chez Marcel Moreau. Elle en parle comme d'une donnée essentielle. Elle évoque la pièce un Cratère à cordes. Elle a assisté à une représentation bruxelloise de l'oeuvre. Elle dit la remarquable qualité de représentation offerte par les acteurs, leur jeu physique et très impliqué et la présence discrète de l'auteur, son humilité et sa reconnaissance envers la troupe.

    Suzy Cohen : http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/suzy-cohen/ 

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    Pour ma part, j'entre en jeu avec un portrait personnel du Maître.

    Moreau est un grand solitaire, un homme qui se tient à l’écart des coteries, des copinages, des cercles. Il a mené, tout au long de sa vie, une expérience littéraire isolée, d’une exigence faramineuse et d’une liberté rare. Nomade passé aux quatre coins du monde, il est aussi, dans sa littérature, l’homme de l’écartèlement magistral, celui qui fouille et exhume dans ses humus personnels, pour les jeter à la face du livre, des trésors de vitalité entravée, des soleils noirs, des cadavres et des lumières ahurissantes, de grandes convulsions charnelles. 

    Homme du tonnerre, écrit-il à propos de lui, homme des outrances. Moreau, l’homme qui délivre les instincts du carcan terrible et mortifère de la morale vue comme une puissance de dévitalisation, a créé un style qui ne cesse de culminer, de gronder, de ruer furieusement, avec grandeur, dans les brancards des entraves posées tout au long d’un destin humain.

    J’étais jeune lorsque j’ai lu « Discours contre les entraves » et ma vie en a été profondément affectée. J’ai vu ce qu’est une phrase en nage, en torsion, en extension, en majesté, j’ai vu la tempête dans l’écrit, le typhon, j’ai vu la rébellion magistrale des instincts, leur affirmation somptueuse face au monde de la mesure, du compte-gouttes, de la raison frileuse. Libre de toute illusion, Moreau est un immense taureau noir en même temps que celui qui le fait danser, suer et périr et renaître. L’attrapade est sans fatigue, Moreau le forcené déboule comme un faune en force sur le territoire cosmique de son écritoire. Parmi les étoiles, dans la mine où il a rêvé de descendre, sur le toit des choses d’où son père a chuté, aux quatre coins du monde où il a marché. « Sur fond de néant, les livres de Moreau, écrit pertinemment Danielle Bajomée, sont aspiration à un embrasement de tout l’être enfin dégagé de ses limitations ».

    Forge en puissance, Vulcain, volcan en perpétuelle et périlleuse vitalité, et Hercule, Priape plein de sève et de fureur charnelle, jamais, avant lui, la beauté n’a été à ce point convulsive et soutenue comme convulsive, non en une formule, mais en un mélange intime de soi et de l’écriture, de la vie et de la littérature.

    La vie est le substrat, la matière vivante de l'oeuvre, la poudre que l'écrivain va rendre formidablement explosive, brûlante, éblouissante et vénéneuse. Fureur, inventivité, prouesses langagières effarantes, halètements d'ogre en appétit. Dire tous les traumatismes, s'en ébrouer, ne pas admettre la présence du frein. Effervescence perpétuelle, agitation, trémulations terribles devant les Gouffres et abîmes intérieurs.Moreau, c'est encore celui qui refuse d'immoler l'animalité, qui la réquisitionne et l'exhibe comme un trophée, un rescapé de la grande entreprise de domestication, une gloire terrible, qui la célèbre et l'aiguillonne. Les viscères, pour Moreau qui écrit les Arts viscéraux, sont aussi les instruments de musique d'un vaste et prodigieux opéra dont il est le compositeur, le chef d'orchestre et chacun des instrumentistes. Moreau est l'auteur de l'urgence, celui qui ne peut cesser de se délivrer de ses démangeaisons littéraires, il est l'homme de l'urgence sans autre remède qu'une furie littéraire toujours relancée.

    L'atelier va comporter un grand nombre de lectures et de citations prélevées dans l'oeuvre de l'auteur évoquant son aventure littéraire.

    Mon écriture est une longue histoire d’amour et de déchirement, de morsure et d’emmêlement entre le corps et la parole. Les Cahiers Caniculaires, 1982

    Dans les mêmes Cahiers, Moreau dit sa volonté permanente de coller à la glu du réel, du vrai, du perceptible : En un éclair, le mot prévient le danger d’abstraction, jugule la cérébralité ou sa tentation.

    La substance de mon écriture est bien faite de ce qu’il y a de plus excessif en moi. A force de s’ouvrir à tout ce qui me dépasse, elle devait tôt ou tard s’identifier au dépassant même. Vers elle, je m’épuise sans cesse, je me vide plus pour la remplir d’être qu’un croyant ne se consume pour la divinité.

    Je mesure la grandeur d’une littérature à la force avec laquelle elle dévaste mon être, aux extrêmes vers lesquels elle me pousse, au volume de réalités contraignantes qu’elle dilue autour de moi. L’Ivre livre, 1973

    Qu’est-ce qu’un grand écrivain ? Celui qui par ses œuvres abonde dans le sens des choses que nous ne pouvons ni n’osons nous avouer. C’est un excavateur progressant vers le point le plus inconnu, le plus inouï, le plus insoutenable de lui-même. Nous comprenons enfin que pour éclairer la nuit toujours reculée du mystère humain, le concours des valeurs existantes n’est ni absolument nécessaire ni le moins du monde souhaitable. Les grands esprits ne rassurent jamais, c’est ce qui explique qu’ils sont peu rassembleurs. Ils arrivent avec le glaive et le feu et vous disent « débrouillez-vous ». Ce glaive fera la guerre d’une part à l’intérieur de nous-mêmes, à ce monde crispé qu’ont verrouillé la morale, l’éducation, la raison, d’autre part à l’extérieur, contre les verrouilleurs. Ce feu n’aura de lueurs au-dedans de nous que pour nos vieux démons enténébrés tandis qu’au-dehors il brûlera les âmes qui seront venues à lui. L’Ivre livre

    Je suis maintenant légitimé à dire que parce que l’érudition s’est refusée à ma conscience, ma conscience s’est donnée à la psychologie. Et qu’est-ce que cette psychologie sinon, à chaque instant, comme je l’ai dit plus haut, de la chair qui se raconte à la pensée, ou de la pensée racontée par de la chair. Morale des épicentres, Denoël, 2004

    J’ai le boyau savant, la merde divinatoire. J’ai même un encyclopénis. Je vais, je viens, dans le nuitamment-là. Dans l’orageusement lourd. Le luxurieux lugubre. Étranger, je le suis par les narines. Les esprits puent, elles hument. Le suis par les oreilles. Le siècle rit, j’entends un râle. Le suis par les yeux : je scrute et ne vois rien venir. Je me dis : “Tu es l’idiot des colloques, des salons, des rassemblements pour la paix, le progrès, l’entente entre les peuples. J’en suis l’irrésistible absent. Mille voix rauques, Buchet-Castel, 1989.

    Je crois avec une ferveur accrue que la seule aventure qui vaille est nécessairement intérieure. Que chaque homme se doit de devenir le monstre dont il possède en lui, ravagées, mutilées, maudites, toutes les composantes.

    J'ai toujours écrit comme si j'allais mourir demain. Cela suppose un verbe rapide, furieux, essentiel... Mon imagination est tumorale, toute ma psychologie, ma graphie, même. À moi seul, je suis une espèce de cancer lyrique. Incandescences

    Pour l'organisation des exercices d'écriture proposés dans l'atelier, deux nouveaux textes sont lus. Un long extrait de Quintes, l'effarant et premier roman de Marcel Moreau. Moussia, une belle employée, pour se rendre aux toilettes doit se frayer un chemin parmi un groupe de fumeurs que l'ample beauté de la femme excite sourdement. Cela donne lieu,chez Moreau, à des pages inédites, énormes, exorbitantes, absolument irrésistibles.

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    Photographies : Jean David Moreau /http://www.tiensetc.org/jean-david-moreau-p13601 

    Enfin, on procédera à la lecture d'un poème (Femme, sœur, amie) extrait de la Tectonique des femmes, recueil de textes saisissants, affolés et affolants, illustrés par d'étourdissantes photographies de Jean-David Moreau, fils de l'auteur. Pour découvrir l'oeuvre exaltante Jean-David Moreau, consultez par exemple ces espaces :

    https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/061013/jean-david-moreau-photographe-une-resurrection-des-evidences  

    http://www.editions-tipaza.com/home/index.php/catalogue/les-titres/81-categorie-plasticiens/204-jean-david-moreau

    http://www.tiensetc.org/jean-david-moreau-p13601

    Femme, soeur, amie,

    J’ai tourné autour de ton ventre plus de fois que je n’ai couru

    les bals.

    Femme, soeur, amie, amante,

    J’ai contemplé ton ventre plus souvent que les arts d’ici-bas, que

    les constellations là-haut.

    Femme, soeur, amie, amante, prêtresse,

    j‘ai écouté ton ventre avec tant de croyance que ne m’en restait

    plus pour la croyance en l’homme.

    Femme, soeur, amie, amante, prêtresse,

    pécheresse, j’ai appris de ton ventre plus que ne m’enseignèrent

    les livres.

    Femme, soeur, amie, amante, prêtresse, pécheresse, agnelle, louve,

    succube, garce, grâce, FOLLE, j’ai noyé dans ton ventre plus de raison

    que ne s’en vidait mon esprit.

    Mais , Femme unique,

    jamais, au grand jamais, je ne pourrai jurer, sur ton vente, à sa source,

    que je sais où je vais lorsque je vais en lui.

                                                 *

    Ceci n’est pas tout à fait un sexe.

    C’est l’entrée d’un pays qui commence par l’abyme.

    Ceci n’est pas tout à fait une fissure.

    C’est, balbutiée, la promesse d’une béance.

    Ceci n’est pas tout à fait à la naissance du désir. C’en est la convocation,

    nocturne, moite, grondante, interlope.

    Enfin,  ceci  n’est pas tout à fait la femme que l’on connaît.

    C’est, par-dessus sa feinte tranquillité de dormeuse, le sillon

    insomniaque de ses sens. C’en est l’histoire immémoriale,

    ramassée dans un bras du fleuve

    Amazone

                                                 *

    C’est ainsi que la femme fut créée.

    Pour que les ténèbres soient plus douces que la lumière.

    Pour que le creux soit plus vrai que l’éminence. Pour que

    l’énigme soit plus belle que l’élucidation. Pour que le

    jour qu’elle donne et la volupté qu’elle répand soient des

    mêmes noces englouties qui réunissent le corps fécond et la

    chair dévergondée. Pour que l’homme, quand il lui fait l’amour,

    se sente ce nomade singulier qu’orientent les appels au vertige,

    tandis que s’égare le dérèglement des astres.

                                                    *

    Elle est la peau.

    Elle est la peau dont on ne sait que dire.

    La peau de ce qu’il y a

    au-dessous de la peau.

    La peau de nos Afriques languides, en proie au sommeil des sorciers.

    Elle est la peau des origines.

    De l’avenir des origines.

    Elle est ce dont s’habille la lascive sauvage, lorsqu’elle frissonne,

    dont elle se déshabille quand elle brûle.

    Elle sent bon l’onction musquée des premières fièvres, l’oisive

    mouillure des ivresse cavitaires.

    Elle consacre les ruissellements, tous.

    Et pourtant, il se peut qu’elle appartienne à cette femme de haute

    lignée mélodieuse qui pose soudain sur votre épaule sa tête

    d’enfant et vous murmure les mots qui feront de vous, à genoux,

    son pur glorificateur.

                                                  *

    Tu me caches quelque chose…

    Quelque chose de bien plus bas que la terre, une entrée dans tes

    pieds, une autre dans ta gorge.

    Tes pieds, ta gorge s’ouvrent, mais jamais par ces entrées qui

    mènent au flamenco…

    Quand bien même te couperais les pieds, te trancherais la gorge,

    ne trouverais ce chemin que ton dieu seul connaît…

    Tu me caches quelque chose…

    Quelque chose de bien plus bas que la mer…

    J’y enfonce mes genoux, mon poitrail et ma tête à la suite et

    tu m’as bâillonné pour que je ne crie pas…

    je voudrais te rejoindre quand tu danses tes eaux à m’en pourrir

    l’éponge. Mais jamais ne verrai ce fond d’où tu me vois t’aimer

    d’amour encloaqué…

    Tu me caches quelque chose…

    Quelque chose de bien plus bas que le ciel…

    N’ai plus rien à te dire…Ton amant est le Vent, que veux-tu que

    je fasse ?

    D’une brise il remonte ta robe, d’une rafale il l’ôte, il t’emporte

    en son souffle vers son bordel abstrait, où l’on change de désir

    comme on change de jouir et où les noces sont courtes, le temps

    qu’elles t’écartèlent.

    Tu me caches quelque chose…

    (Tectonique de la femme, Editions Cadex, 2006)

    BIBLIOGRAPHIE

    Quintes, Buchet-Chastel, 1962

    Bannière de bave, Gallimard, 1966

    La Terre infestée d'hommes, Buchet-Chastel, 1966

    Le Chant des paroxysmes, Buchet-Chastel, 1967

    Écrits du fonds de l'amour, Buchet-Chastel, 1968

    Julie ou la dissolution, Christian Bourgois, 1971

    La Pensée mongole, C. Bourgois, 1972; L'Éther Vague, 1991

    L'Ivre livre, Christian Bourgois, 1973

    Le Bord de mort, C. Bourgois, 1974; Les Amis de L'Éther Vague, 2002

    Les Arts viscéraux, C. Bourgois, 1975; L'Éther Vague, 1994

    Sacre de la femme, C. Bourgois, 1977; édition revue et corrigée, L'Éther Vague, 1991

    Le devoir de monstruosité. Obliques, № 12-13, 1977 p. 15 - 19

    Discours contre les entraves, C. Bourgois, 1979

    A dos de Dieu ou l'ordure lyrique, Luneau Ascot, 1980

    Orgambide scènes de la vie perdante, Luneau Ascot, 1980

    Moreaumachie, Buchet-Chastel, 1982

    Cahier caniculaires, Lettres Vives, 1982

    Kamalalam, L'Age d'homme, 1982

    Saulitude, photos de Christian Calméjane, Accent, 1982

    Londres", Préface du port-folio de photos en photogravure de Christian Calméjane de 100 exemplaires numérotés et signés, Editeur Christian Calméjane, 31.12.1983

    Incandescence et Egobiographie tordue, Labor, 1984

    Monstre, Luneau Ascot, 1986

    Issue sans issue, L'Éther Vague, 1986

    Le Grouilloucouillou, en collaboration Roland Topor, Atelier Clot, Bramsen et Georges, 1987

    Treize portraits, en collaboration avec Antonio Saura, Atelier Clot, Bramsen, et Georges, 1987

    Amours à en mourir, Lettres Vives, 1988

    Opéra gouffre, La Pierre d'Alun, 1988

    Mille voix rauques, Buchet-Chastel, 1989

    Neung, conscience fiction, L'Éther Vague, 1990

    Grimoires et moiresillustrations de Michel Liénard, 1991

    L'Œuvre Gravé, Didier Devillez, 1992

    Chants de la tombée des jours, Éditions Cadex, 1992

    Le Charme et l'Epouvante, La Différence, 1992

    Noces de mort, Lettres Vives, 1993

    Stéphane Mandelbaum, D. Devillez, 1992

    Tombeau pour les enténébrés (en collaboration avec Jean-David Moreau), L'Éther Vague, 1993

    Bal dans la tête, La Différence, 1995

    La Compagnie des femmes, Lettres Vives, 1996

    Insensément ton corps, Éditions Cadex, 1997

    Quintes, Mihaly, 1998

    La Jeune Fille et son fou, Lettres vives, 1998

    Extase pour une infante roumaine, Lettres Vives, 1998

    La Vie de Jéju, Actes Sud, 1998

    Féminaire, Lettres Vives, 2000

    Lecture irrationnelle de la vie, Complexe, 2001

    Corpus Scripti, Denöel, 2002

    Tectonique des corps, Les Amis de L'Éther Vague, 2003

    Morale des épicentres, Denöel, 2004

    Adoration de Nona, Lettres Vives, 2004

    Nous, amants au bonheur ne croyant..., Denoël, 2005

    Le Chant des paroxysmes, suivi de La Nukaï, réédition, VLB Éditeur, Québec, 2005

    Quintes, L’Ivre livre, Sacre de la femme, Discours contre les entraves, réédition, Denoël, collection « Des heures durant... », 2005

    Tectonique des femmes, Éditions Cadex, 2006

    Souvenirs d'immensité avec troubles de la vision, Éditions Arfuyen, 2007, publié à l'occasion de la remise du Prix de littérature francophone Jean Arp 2006

    Insolation de nuit, avec Pierre Alechinsky, La Pierre d'Alun, 2007

    Une philosophie à coups de rein, Denoël, 2008

    Des hallalis dans les alléluias, Denoël, 2009

    La Violencelliste, Denoël, 2011

    Un Cratère à cordes, Les évadés du Poème 2, 2013

    De l'Art Brut aux Beaux-Arts convulsifs, correspondance Jean Dubuffet/Marcel Moreau, L'Atelier contemporain, 2014

    Un Cratère à cordes, Lettres Vives, 2016 

    (https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Moreau)

    Choix de sites à consulter pour Marcel Moreau:

    http://www.tiensetc.org/marcel-moreau-p13602

    https://www.franceculture.fr/emissions/sur-les-docks/marcel-moreau

    https://www.youtube.com/watch?v=DqsKcoF9ZvQ

    https://www.youtube.com/watch?v=OayALx8E1RY

    https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/160612/marcel-moreau-corps-ecrivant

    https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/290115/jean-dubuffet-marcel-moreau-de-l-art-brut-aux-beaux-arts-convulsifs