Sylvie Lobato

Sylvie   L o b a t o

a lob a.jpgSon espace : http://www.sylvie-lobato.com/fr/

Sa notice biographique :

Sylvie Lobato, née à Paris en 1970.
Française d'origine espagnole, vit et travaille à Paris.
Diplomée de l'EMSAT (Ecole Municipale Supérieure des Arts et Techniques de la Ville de Paris). Section Arts Graphiques.
Calligraphie avec Laurent Pfuglaupt
Gravure à l'Ecole Duperré
Sculpture aux Arts Décoratifs de Paris.

Ce que l’œuvre nous inspire :

D’abord, c’est un grand saisissement. Ces travaux picturaux vous empoignent, vous secouent, vous malmènent. Ils sont à la fois macabres et luxuriants, morbides et foudroyés par la vie, grouillants de vie, terribles et foisonnants.  Ils évoquent le déchirement, la rupture, l’éclaboussement  et quelque chose les recentre, assure leur unité et leur maintien.  Ils sont d’une masse ardente, magmatique, saignante et pourtant, il y a de la danse en eux. Ce sont des cris de souffrance et des protestations de vie. Et ce sont de lourds silences rouges, dégoulinants.

Le feu de la vitalité et la présence de la mort s’affrontent dans les œuvres. Crucifixions et cabrements, ruades, enlisements, voilà l’être dans tous ses états, dans ses apories et ses élans, dans ses résignations et dans ses révoltes, voilà l’âtre de l’être. Les couleurs saignent, brûlent, bouillonnent, débordent, des surlignements blancs viennent semer des contrepoints, une sorte de virtuosité sauvage de la couleur en éruption intensifie la composition et la décomposition. Il y a de la flamme et du flamenco dans la morgue tendue des attitudes et des passes. Il y a un esprit de lutte, de résistance, une furieuse empoignade avec le destin. C’est une impressionnante homomachie que Lobato met en scène sur la toile.

Ses très exceptionnels minotaures, - créations fondées dans des couleurs en force, des orages de violentes couleurs -, trouvent un lieu inédit entre humanité et animalité, surpuissance et compassion, bestialité et sensibilité.

Dans les couleurs, il y a de la masse, des bouillons, du poids et de la rotation. C’est dynamique et chaotique, métaphorique du désastre et du désir de vivre, les yeux sont terribles, troués parfois. Corbeaulx nous ont les yeulx cavez, écrit Villon dans La Ballade des pendus.  Et je trouve Villon, Shakespeare chez Lobato. Je trouve l’homme de Vitruve traversé, enflé, déchiré, ployé par les tourments, je trouve des larrons en croix, des relents de Testaments, de Moyen Âge et de mythologie, des allures d’enfers, des impressions de soubresaut et de damnation, d’échafaud et de supplice, d’insurrection tragique.

Œuvre violente, funèbre, morbide et traversée par la vie et le sang, la peinture de Lobato  se lève comme un hurlement terrible et fascinant, un cri monté du fond des âges et dont l’intensité ne décroît pas. Un cri que le présent reprend et perpétue comme un héritage indestructible.

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