• Le premier livre de Marie-Pierre Manecy

    LE LIVRE DE MARIE-PIERRE MANECY

    Histoire de pilons à l'île de la Réunion   Epsilon Editions

    Pour découvrir l'ouvrage, consultez ces différents liens ou ce beau clip sur youtube.

    https://www.facebook.com/histoiresdepilons?pnref=story
    https://www.youtube.com/watch?v=efx-QujtyXQ&feature=youtu.be
    https://www.facebook.com/epsiloneditions/photos_stream
     
    COMMANDER L'OUVRAGE :
     http://epsiloneditions.com/histoires-de-pilon.html
     
    Texte et photos : Marie-Pierre Manecy - 136 pages - 28 X 21,5 cm - 965 gr - 2e trimestre 2015 - 29 €

    Histoire de pilons est le fruit d'un projet mené par Marie-Perre Manecy auprès de Réunionnais(e)s pour comprendre la place de cet objet à la fois usuel et si symbolique. C'est l'occasion d'une somptueuse suite de photographies chargées d'âme, empreintes de cette poésie chaleureuse, de cet art de la rencontre et de cette humanité si présentes dans l'oeuvre de la photographe. C'est l'occasion pour elle de nous faire comprendre comment un objet utilitaire et quotidien peut acquérir la dignité d'un objet d'art, d'une présence et comment il conte une histoire. On prend conscience de la magie sociale de l'objet, de son pouvoir symbolique, des traditions et des habitudes culinaires qu'il ancre dans la vie de cette île de l'océan Indien. Le pilon et son kalou nous font entendre que la cuisine insulaire ne nourrit pas que le corps. C'est un peu l'âme de cet objet inanimé que les superbes photographies de Marie-Pierre Manecy nous font découvrir. Curieuse, patiente, respectueuse et généreuse, elle prend le temps, elle apprivoise, elle découvre, elle apprécie et partage tellement bien ses découvertes, elle nous adresse comme un présent amical un peu des parfums, des traditions, des fantômes, des croyances, des goûts et des épices de la vie que les insulaires ont partagé avec elle. Tout frémit comme des valeurs éternelles quand on sait qu'aujourd'hui l'éternel est menacé à tout coin de mémoire. Tout vacille comme la précieuse flamme de l'âtre. Comme toujours chez Marie-Pierre Manecy, le sujet, c'est l'être, la quête de l'être, la relation avec lui, l'approche de ce qu'il est, de la place qu'il occupe parmi les siens et du chemin qu'il a parcouru. Et ce pilon, objet, bien sûr, morceau de matière, outil, elle sait et révèle que c'est aussi un élément du langage, un signe de la vie et de l'histoire. Marie-Pierre Manecy va écouter parler les mounes, elle va recueillir leurs précieuses paroles, leurs histoires menacées d'estompement et de disparition.

    Ces pilons, nous dit la préface de Manecy, racontent une histoire. Des histoires, au cœur du foyer, de la famille, ils sont le témoin discret du mode de vie de nombreux Réunionnais. D'hier à aujourd'hui, ils constituent un symbole fort de transmission. 

    L'auteur évoque son projet

    a mpm.jpgLe point de départ du livre, explique Marie-Pierre Manecy, a été la rencontre avec Ghislaine Rivière, grand-mère d'une amie, qui est venue me former à la cuisine réunionnaise avec son pilon lors de mon installation sur l'île en 2006 et qui m' a fait découvrir l'objet en me disant : "Tu as vu mon pilon comme il est creusé ? Il est beau, non ?" Le pilon avait été fait, continue Marie-Pierre Manecy, par son époux décédé six mois auparavant. Cet épisode m'a marqué et j'ai voulu en 2012 comprendre pourquoi elle était si fière et quelle place le pilon occupe réellement dans la société réunionnaise. J'ai commencé en mai 2012 à parcourir l'île au hasard des rencontres, à suivre la fumée le matin pour discuter avec les gramounes (vieilles personnes) qui cuisinaient au feu de bois. Ce sont trois ans de ma vie. J'ai échangé très tôt avec Laurence Tibère, anthropologue réunionnaise aujourd'hui installée en Malaisie. Elle avait travaillé sur la construction de l'identité réunionnaise au travers de la cuisine. Elle a été intéressée par ma démarche, m'a vision et m'a rédigé une lettre de soutien pour une demande de financement (aide à l'édition). Elle s'est engagée à relire le livre et à assurer le contrôle des éléments anthropologiques intégrés. Je n'ai rien trouvé ici, dit Marie-Pierre Manecy, comme étude ou recherche sur cet objet au combien important. Il est tellement anodin dans les cuisines a priori lais chaque fois que l'on demande à quelqu'un d'où vient son pilon, une histoire se cache derrière. Les 14 rencontres sonores présentées en fin de livre sont mises en ligne sur un site web dédié. Ce sont des extraits des 35 interviews menées dans le cadre de cette enquête.

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