Betina La Plante est une artiste majeure

 B E T I N A    L A    P L A N T E

J'avais prévenu, je l'annonçais solennellement depuis un certain temps déjà : Betina La Plante est une grande artiste. Elle protestait courtoisement : vraiment, je ne sais si je mérite ces éloges... Tout est grand chez Betina, même l'humilité. Le nouveau nu qu'elle soumet à notre attention, oeuvre d'une nouvelle altitude encore, est une merveille singulière, confondante, supérieure, elle est aérienne et charnelle, christique et sensuelle, féminine et divine. L'oeuvre est troublante comme il convient. Elle porte un frisson inédit, un choc électrique, un poème baudelairien. C'est le rôle des grandes œuvres de troubler. Celle-ci est construite comme un socle qui fuit vers les astres, vers la nuit. C'est un élan étrange, subjuguant. Elle conjugue, à la manière des baroques hallucinés par la fièvre, une dimension sacrée et une profondeur érotique, mais aussi une dualité intime, surprenante, déflagrante entre la mort et l'amour. Ce poème visuel doit être isolé, célébré comme une apothéose, c'est un rayon noir et lunaire, c'est l'oeuvre d'un maître. Betina La Plante est un nouveau maître. Ce maître est ici encore, je crois son modèle. Double merveille. 

a betina.jpg

Les commentaires sont fermés.