• Sky, Miriam et Ayin de Sela vues par Laurence Guillot

    Je suis autorisé à reproduire ces deux très belles photographies de Laurence Guillot qui représentent trois grandes artistes circassiennes pour qui j'ai la plus grande estime. Pour permettre aux visiteurs et aux organisateurs d'événements de mieux faire connaissance avec ces trois artistes, je joins pour chacune d'entre elles des liens utiles.

    Sky de Sela :

    http://www.monthelon.org/skydesela/pages/sky01.html
    http://www.lapresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/201002/05/01-946859-sky-de-sela-un-cadeau-de-la-part-de-lhasa.php
    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/sky-de-sela/
    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/flying-fish-circus/
    http://www.mullerj.org/works/noustube/artist_sds.php

    Miriam de Sela :

    https://www.facebook.com/miriam.desela
    http://www.cotedor-tourisme.com/bourgogne/agenda-culturel/Moi-Josephina---Myriam-de-Sela_FMABOU0210019421_fiche.html
    http://www.youtube.com/watch?v=LVxulwlZcIk
    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/flying-fish-circus/

    Ayin de Sela:

    https://www.facebook.com/ayin.desela
    http://www.monthelon.org/cirque/cirq_dossier/artists/ayin3.html
    http://www.youtube.com/watch?v=KnMZIOTCe6Q
    http://www.youtube.com/watch?v=qdFf-yaDV88
    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/archive/2013/02/02/ayin-de-sela.html

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    Sky et Ayin de Sela - photographie Laurence Guillot

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    Sky, Miriam et Ayin de Sela - photographie Laurence Guillot

  • Scott Joplin

    a scott joplin.jpegSCOTT JOPLIN

    Scott Joplin (1868-1917) est un compositeur et pianiste afro-américain. On lui doit l'opéra Treemonisha et un magnifique ensemble de pièces musicales ragtime. Tout le monde connaît aujourd'hui son titre emblématique : the Entertainer. En 1976, dans un grand mouvement de reconnaissance à titre posthume, Scott Joplin se voit décerner le Prix Pullitzer de musique pour sa contribution importante à la musique américaine. En 83, on émet un timbre à son effigie, en 87, il est intronisé au Big Band and Jazz Hall of Fame.

    Treemonisha, qui raconte l'histoire d'une femme noire cherchant à extraire sa communauté au joug de l'ignorance, est un opéra en trois actes de Scott Joplin sorti en 1911. A l'origine, les Noirs étant généralement pauvres, ils ne vont pas à l'opéra. Les Blancs ne vont pas entendre l'opéra d'un Noir. Il faudra attendre 1972 pour que l'oeuvre connaisse le retentissement qu'elle mérite. Aujourd'hui, Treemonisha est entré dans le patrimoine musical.

    THE ENTERTAINER (1902), ragtime piano & Best of :

    http://www.youtube.com/watch?v=fPmruHc4S9Q
    http://www.youtube.com/watch?v=nFeF_yFtssk
     
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    TREEMONISHA (1911), opéra en trois actes :

    http://www.youtube.com/watch?v=j1MJayGZXFs&list=RDyGCvAMSutFY
    http://www.youtube.com/watch?v=ukgWU6JCZkg&list=RDyGCvAMSutFY
    http://www.youtube.com/watch?v=-AoVgC_axiU&list=PLB281B9C0599D1606
    http://www.youtube.com/watch?v=oi3zl4Gcr74&list=PLB281B9C0599D1606&index=3
    http://www.youtube.com/watch?v=Dc7MUuHCdVI
    http://www.youtube.com/watch?v=-cy7k1c6fa8
    http://www.youtube.com/watch?v=j3hsbvX3So4
     

    Le Houston Grand Opera est placé sous la direction de Gunther Schuller, 1976, Deutsche Grammophon.

    Dans la video du Houston Grand Opera, Carmen Balthrop incarne Treemonisha, Delores Ivory est Monisha, Obba Babatundé est Zodzetrick.

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    Carmen Balthrop      Delores Ivory

  • Lhasa de Sela & Vincent Delerm

    Lhasa de Sela & Vincent Delerm

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    Oui, ce n'est pas nouveau mais je n'avais pas posté encore la chanson de ce duo. L'album, qui est une compilation de plusieurs artistes (Jacques Higelin, Jeanne Cherhal, Thomas Fersen, Dick Annergarn, Agnès Jaoui,...), s'intitule "Plus tôt-Plus Tard", il est sorti en 2005. Lhasa et Delerm chantent ici un titre écrit par Delerm, L'Echelle de Richter. Ecoutez-la : http://www.youtube.com/watch?v=vxuI3haSKTI  

    Pas le square 
    ni les pavés dans la cour
    Pas le soir
    les ruelles aux alentours
    Pas la chambre
    ni les rideaux mon amour
    Pas septembre
    la lumière du séjour

    C'est nous qui avons changé
    en quelques heures
    À l'œil nu c'est compliqué
    de voir les sept erreurs
    Le reste n'a pas tremblé
    dans cette affaire
    Rien ne sera recensé
    sur l'échelle de Richter

    Pas le mur
    le couloir de l'entrée
    Les fissures
    le papier peint déchiré
    Pas le bruit
    le parquet du cinquième étage
    Pas la nuit
    les pieds nus sur le carrelage

    (Vincent Delerm)

    Lhasa, celle qui remue en profondeur

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    Lhasa et Vincent Delerm - Copyright Lhasa & Radio France 2011

    Il y a longtemps déjà, j’étais tombé sur cet hommage de Delerm à Lhasa. Il m’avait ému. Il y avait quelque chose qui frémissait dans cette évocation simple, pleine d’estime et de respect. Aujourd’hui que je la retrouve, je la recueille très précieusement. Et Delerm existe à mes yeux, à mes oreilles, réellement. Voici la source où je la prélève : http://www.franceinter.fr/blog-vincent-josse-c-etait-ca-lhasa 

    "Trois fois comme si le sol avait tremblé. Trois fois la voix de Lhasa.
     
     La première c’était chez elle, à Montréal, il y a six ans. Nous étions venus faire un concert là-bas avec Mathieu Boogaerts et le lendemain, dans sa maison, elle nous faisait écouter les maquettes de son deuxième album. Dehors, nuit et tempête de neige. Dedans, bougies, cadres minuscules avec photographies de proches sur un mur et cette chanson "J’arrive à la ville". Sa voix sur cette chanson. Ma vie privée vacillait depuis quelques temps et cette musique, écoutée près d’elle qui souriait à côté de la chaîne hifi, m’a convaincu de tout changer en rentrant à Paris.
    La deuxième, c’était lors de son concert au Rex l’année suivante. J’étais assis à côté d’une amie commune qui avait affronté une épreuve violente quelques semaines plus tôt. Nous étions au balcon et la minuscule silhouette de Lhasa sur scène en contrebas a dit, avec son accent étrange, quelque chose comme « parfois, la vie ne ressemble pas à ce qu’on voudrait. Cette chanson c’est pour toi, Ingrid ». Après le spectacle, dans sa loge, pas pu parler, lui dire que c’était un concert incroyable, juste fondu en larmes, à cause de sa voix qui avait tout remué pendant deux heures. Sa voix comme tout le temps reliée au sol. Sa voix de trois-mille ans.
    La troisième fois c’était autour d’un projet initié par notre maison de disques, Tôt ou Tard, qui souhaitait faire un album entièrement composé, joué et interprété par les artistes du label. Lhasa m’avait dit « j’aimerais bien que tu écrives une chanson pour nous deux, mais une chanson sans nom propre, sans références, parce que moi je ne vis pas en France et parfois, tes références, je ne les comprends pas ». J’avais envoyé la chanson, sans référence. Le jour où nous l’avons enregistrée, nous avons décidé de chanter l’intégralité du titre à deux voix, elle a juste dit : « à l’hôtel, en écoutant la chanson, j’ai pensé faire ce petit contrechant-là », et bien sûr, ça changeait la mélodie en mille fois mieux. C’était violent, une fois de plus, d’entendre sa voix, très fort dans le casque. Entendre sa voix articuler les mots écrits pour elle et qui faisaient allusion à l’histoire que j’avais quittée dans ma tête en écoutant "J’arrive à la ville", quelques années plus tôt. Je me souviens de ne pas avoir dormi la nuit qui a suivi.
    C’était Lhasa.
    Lhasa de Sela qui remuait la vie de celles et ceux qui entendaient sa voix."

    Vincent Delerm