• Irina Tihonova - artiste de Kiev

    IRINA TIHONOVA

    un charme exquis et grave

    Irina Tihonova est une artiste russe, elle a déjà une place dans mon espace puisqu'elle est la neuvième artiste de ma catégorie "Trésors découverts". Je m'aperçois, en revisitant à nouveau son site, que de nouvelles merveilles sont entrées dans son espace. Portrait après portrait, Tihonova poursuit l'enchantement. Je suis immensément sensible à la poésie délicate, au magnétisme subtil de ses compositions, de ses séduisants portraits de femmes et j'ai le désir de partager ce ravissement avec mes visiteurs. On dirait que Tihonova crée des images ménacées de disparition, de petites fresques menacées d'effacement. Il y a de la dentelle, de la vapeur et une étonnante qualité de présence dans ses hallucinantes petites icônes. C'est une de mes folies. Ces portraits fragiles, merveilleuses lueurs féminines aux regards magnifiques et aux halos toujours hallucinants ont un curieux pouvoir de captation. J'aime la singularité de ses compositions en noir et blanc et si elle pratique la couleur, je suis enthousiaste. Et j'ai cette impression toujours d'une gravité, d'une profondeur, d'une descente dans l'âme secrète de la femme. 

    En savoir plus sur elle :

    http://arts.in.ua/artists/ira   

    http://www.youtube.com/user/iratihonova/videos  

    http://www.saatchionline.com/profiles/portfolio/id/228369 

  • Une heure de musique avec moi de temps en temps (4)

    dédié à mon fils Justin

    THE POGUES : Dirty Old Town :

    http://www.youtube.com/watch?v=kVUZuVZWHkk 

    OMNIA : The Raven (poème d'Edgar Allen Poe : "Le Corbeau") 

    http://www.youtube.com/watch?v=JQyGWZWqKT8

    CHANSON + BIFLUORÉE : Général à vendre

    http://www.youtube.com/watch?v=GGeVtQRxAFQ

    HENRY PURCELL : O Solitude, My Sweetest Choice - chanté par ANDREAS SCHOLL

    FRED & THE HEALERS : Is That A Shame

    http://www.youtube.com/watch?v=EZKVI3YOewk

    GLENN GOULD joue la Sonate au clair de lune de BEETHOVEN

    http://www.youtube.com/watch?v=Vr8j8O9uzx4

    EL FISH : Look At The Children Run

    http://www.youtube.com/watch?v=u5r1hED5l9U

    LHASA DE SELA : A Fish On Land

    http://www.youtube.com/watch?v=fOr0uGHkgU0

    BERRY : Le Bonheur

    http://www.youtube.com/watch?v=4i6PfF4kX7U

    MILES DAVIS : Ascenseur pour l'Echafaud (bo) - Dans le premier titre, avec intervention de Louis Malle

    http://www.youtube.com/watch?v=XQ4l4oRkh_8

    http://www.youtube.com/watch?v=xDeZnWEUA_k

    MARTHA ARGERICH joue la Sonate opus 58 de CHOPIN

    http://www.youtube.com/watch?v=XYEius6H7as

    FRANZ LISZT : Danse macabre - au piano Nelson Freire

    http://www.youtube.com/watch?v=Txz1uN7kcZk

    ANTONY & THE JOHNSONS : Hope there's someone

    http://www.youtube.com/watch?v=loNU4fVpO8E

    MADREDEUS & A BANDA COSMICA - avec RITA DAMAZIO : Estrada da Montanha

    http://www.youtube.com/watch?v=8YwyfCcSSvc

  • Francis Campiglia (troisième partie)

    FRANCIS CAMPIGLIA

    TROISIÈME PARTIE

    Interview par Denys-Louis Colaux (suite) Février 2013

    Pour la superbe iconographie, consultez, par exemple :

    http://www.flickr.com/photos/franciscampiglia/

    Tu n’aimes pas parler de tes auteurs préférés, de tes cinéastes, tes peintres.  Comme toi, j’aime Dumas, RL Stevenson ou Hemingway. Ce sont des gens importants dans ma vie. J’aime leur rendre justice en parlant d’eux. Tu juges que cet affichage du  pedigree consiste à épater la galerie et qu’il est vain ou fat, inutile ?

    On ne parle jamais assez des gens qu'on aime et quand on parle d'eux on se rapproche, par le souvenir, des merveilles qu'ils ont écrites et ce n'est jamais inutile

    J’aime les photographes que tu évoques : August Sander, Sebastiâo Salgado, Martin Parr, Nachtwey, Doisneau, Cartier-Bresson, Brassai, Kertesz. Peux-tu me dire quelques mots à propos de cette autre photographe que tu aimes aussi (et que j’adore), Diane Arbus ?

    Quand j'ai découvert Diane Arbus, elle était encore de ce monde, au début 70 et sa façon de photographier " la marge" le "hors norme"  a produit sur moi le même effet que Freaks le film de Tod Browning, une véritable déflagration, je ne m'en suis jamais remis. Dans certaines photos j'essaie timidement de m'en approcher, très timidement.

    (Note de l’interviewer : Freaks (« La Monstrueuse Parade »), film de Tod Browning sorti en 1932. Au sein du cirque Terallini, parmi les artistes, on trouve des êtres différents : sœurs siamoises, homme-tronc, l’androgyne, l’homme-ver, femme sans bras, femme à barbe,…  Hans, un nain, s’éprend de la grande et belle trapéziste Cléopâtre. Il hérite d’une immense fortune …)

    Tu affirmes que tu n’as jamais d’état d’âme ? Je suis un peu sceptique mais résolu à te faire confiance. Dis-moi, cette affirmation, c’est  une plaisanterie ou tu es sérieux ?

    Je crois que je me suis mal expliqué. Tu vois, par la réponse que je viens de faire au sujet de Diane Arbus, que j'ai des états d'âme. J'ai des états d'âme dans le sens de ce que je dois photographier ou ne pas photographier. Ce n'est pas de la haute philosophie et ça ne m'empêche pas de dormir. Quand je fais la photo j'en fais un certain nombre mais je sais qu'il n’y en a qu'une de bonne, les autres, c'est pour la "sécurité", "au cas où". Ensuite je choisis LA PHOTO instinctivement sans beaucoup de tergiversations. Des états d'âme quand je traite l'image et quand le bébé est là, devant moi, je l'aime et je n'ai plus de questions à me poser et je ne douterai jamais de cette photo et je la défendrai bec et ongle et même avec une mauvaise foi évidente (en exagérant beaucoup). Pour tout dire, je ne suis pas quelqu'un de compliqué.

    Tu m’as promis de m’adresser la première photo que tu as réalisée et qui t’a plu. Peux-tu l’évoquer, la montrer, en dire quelques  mots, expliquer en quoi elle a été décisive ?

    En 1983, l'année où j'ai fait cette photo, j'étais pro depuis 10 ans et c'était plutôt le marasme et la confusion au niveau créatif (là il y avait de sérieux états d'âme, et des doutes considérables quant à mon avenir de photographe) je me cherchais au point de m'y perdre entre les nécessités économiques et ma volonté d'être, de me sentir photographe, créateur d'images qui avaient vraiment un sens pour moi, qui permettaient le passage entre qui j'étais dans la vie et ce que je voulais être. Je voulais abandonner la photo et revenir vers le cinéma à travers de la vidéo. j'ai donc décidé de réaliser  une vidéo musicale  et j'ai rencontré des punks inspirés ( mon attrait pour  la marge)et on a commencé à réaliser le clip  en essayant de récréer un atmosphère à la Léo Malet , on tournait d'ailleurs prés du Pont de Tolbiac, l'ancien avec les structures métalliques dans les entrepôts  frigorifiques. Là tout s'est mis en place, la lumière, le cadre, les personnages où ils devaient être et Doisneau et Diane Arbus, j'ai laissé tombé la caméra ,  j'ai pris mon Nikon FTN, il y avait dessus un 28mm et c'était du Tri X et j'ai fait La Photo, Ma Photo. Tout a été différent depuis ce jour, j'avais trouvé mon style, ma façon d'écrire et une façon de vivre. Je me suis totalement consacré à la photo en laissant vraiment tomber tout le reste. 

    J’aimerais t’interroger un peu sur ce désagrément que t’inspirent les photographes « conceptuels » (Je te cite : « ils me navrent, ils m’insupportent »). Tu n’aimes pas que l’idée prime sur la réalisation, tu refuses l’évacuation du savoir-faire ? Cela te paraît trop cérébral, masturbatoire, vide ? Une imposture ? Toi, tu es un artiste qui fonctionne à l’instinct, à l’intuition, au flair, au feeling. Tu te méfies des intellos ?

    J'ai fait des études d'histoire, j'ai un tas de diplômes, j'ai une formation d'intellectuel et en plus j'écoute "France culture", je ne me méfie donc pas des intellos. Mais, quant aux "photographes" conceptuels, je ne pense pas qu'ils aient grand-chose à dire, je pense plutôt que c'est , comme tu l'as dit, masturbatoire et quasiment vide. Mais ils vendent bien, les galeries parisianistes adorent.  

    J’ai visité, en m’instruisant sur toi, un bel espace (Taga’s fashion show) où tu apparais en tant que « photographe de mode ». Bon, c’est toujours du Francis Campiglia, il n’y a pas à s’y méprendre, c’est même de l’excellent Campiglia, c’est de la très belle photographie, de la photographie de classe. Peux-tu évoquer cette expérience ?

    Je ne suis pas plus photographe de mode que photographe humaniste. J'ai fait des centaines de photos de musiciens , La Mano Negra, les Garçons Bouchers, les Négresses vertes pour ne parler que des plus connus, c'était un moment de ma vie et ensuite, j'ai fait des photos dans le mode du Burlesque et de la mode et c'était d'autres  moments de ma vie et je suis heureux que  tu écrives " Bon, c’est toujours du Francis Campiglia, il n’y a pas à s’y méprendre" . En fait, il me semble avoir fait toujours la même photo avec des personnages, des histoires, des lumières différentes et c'est ce qui me plait, l'essentiel est là.

    Veux-tu me parler un peu de ce livre paru chez Parimagine intitulé « L’Ilot Chalon ». Quelle est son histoire ? Où le trouve-t-on ?

    L'Ilot Chalon c'était un petit quartier de Paris juste à coté de la gare de Lyon, qui est né avec la gare, s'est épanoui avec elle et est mort à cause du développement de la gare, mort au sens qu'il a été rasé dans le milieu des années 90, sacrifié sur l'autel conjugué de l'urbanisme parisien et du TGV triomphant. Pendant plus de 10 ans j'ai pu photographier l'agonie programmée des quelques petites rues et passages qui dessinaient le quartier, j'ai photographié la misère de ces gens qui y vivaient pour la bonne et seule raison qu'ils ne pouvaient être ailleurs que dans ces taudis délabrés, mais aussi la vie qui s'accroche désespérément au moindre pan de mur.  Une expérience humaine qui s'est traduite par des centaines de photos  exposées pour la première fois  dans les années 80, mais qui ont attendu plus de 30 ans avant de devenir un livre. Ce livre " L'Ilot Chalon" est à paraitre dans le courant du mois de Mars et tu en seras, bien sûr, averti.

    J’aimerais que tu me racontes en quelques mots le moment où tu as acheté ton premier appareil.

    C'était au début des années 70 , j'avais déjà un appareil mais j'ai eu besoin de me rapprocher du monde professionnel et j'ai hésité pendant plusieurs mois entre Leica et Nikon et un jour d'août 71 j'ai  franchi la porte du magasin photo ELGE qui se trouvait à Champigny dans la banlieue parisienne et j'ai acheté un Nikon FTN avec un objectif de 50mm pour 2800 francs. J'ai toujours cet appareil qui dort du sommeil du juste sur un étagère et je ne pourrais jamais m'en séparer tant il est lié à mes photos. C'est un Souvenir, au grand sens du terme.

     

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  • Présence de Lhasa de Sela

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    PRÉSENCE DE LHASA

    Je viens de recueillir sur mon espace facebook quelques photographies et quelques titres de la précieuse Lhasa. J'ai ainsi l'impression de poser des nuages et des halos de couleur sur les arbres de ma propre forêt. Et, ce faisant, je rends grâce à ma voix favorite. J'ai longtemps réfléchi à cette idée du maintien en nous de ceux que l'on aime et l'idée s'est imposée qu'il ne s'agit pas de les retenir mais de les détenir comme on détient un secret, de les héberger, les abriter en nous. Il s'agit peut-être tout simplement de placer nos mains autour de la lumière qu'ils ont inventée afin que cette lumière persiste et se perpétue. Je regarde comme une chance la possibilité qui m'est offerte, à ma modeste échelle, de célébrer et de perpétuer l'oeuvre de Lhasa.

    Voici cet espace :

    http://www.facebook.com/media/set/?set=a.290817841044603.65351.100003491699140&type=3

  • Une heure de musique avec moi de temps en temps (3)

    Dédié à Gilles Chaumel, talentueux présentateur sur CKRL, radio communautaire québécoise que l'on peut capter et écouter en Belgique avec le lien suivant : http://www.ckrl.qc.ca - Emissions de Chaumel à l'horaire belge : Mardi et vendredi, de 18.00 à 20.00 avec "Midi Jazz" et le mardi entre 00.30 et 01.30 avec "Folk d'Amérique". Je vous recommande très chaleureusement ces émissions.

     

    Prélude Opus 3 n°2 de Sergueï Rachmaninov par Emmanuelle Swiercz 

    http://www.youtube.com/watch?gl=BE&v=tyGwCX4q-5k

    Hubert-Félix Thiéfaine : "La Ruelle des morts"

    http://www.youtube.com/watch?v=L6sEXnXXYzU

    Arianna Savall : "La Salve"

    http://www.youtube.com/watch?v=95XuMHLFfp4

    Pergolèse : "Stabat Mater Dolorasa", premier mouvement - chanté par Katia Ricciarelli (soprano) & Lucia Valentini (contralto)

    http://www.youtube.com/watch?v=mNt13Vw-K6Q

    NINA SIMONE : "Sinnerman"

    http://www.youtube.com/watch?v=Bn5tiuZU4JI

    Sex Pistols : "Anarchy in the UK"

    http://www.youtube.com/watch?v=AbDqXr6LbXo

    Lhasa de Sela : "J'arrive à la ville"

    http://www.youtube.com/watch?v=zbJbC5lHBIE

    Patricia BARBER : "Silent Partner"

    http://www.youtube.com/watch?v=8p6kKstDr2o

    Arshie Shepp : "Blasé"

    http://www.youtube.com/watch?v=TpE9SN81H6E

    Kellie Rucker : "Cook for You"

    http://www.youtube.com/watch?v=PZ08urbB-3I

    Sarah Vaughan : "I'll string along with you"

    http://www.youtube.com/watch?v=gLEOeldhsrA

    Mink Deville : "Spanish Stroll"

    http://www.youtube.com/watch?v=NGVbEEp7-QM

    Jacques Offenbach : "Barcarolle" - (Les contes d'Hoffmann) - Interprétée par Anna Netrebko et Elina Garanca

    http://www.youtube.com/watch?v=0u0M4CMq7uI

    Dominique A : "Le Sens"

    http://www.youtube.com/watch?v=vLSjpmEePCU

    Claude Nougaro : "Rimes"

    http://www.youtube.com/watch?v=-6TvxpGrAOY

    Charlotte Gainsbourg : "L'un part, l'autre reste"

    http://www.youtube.com/watch?v=iSisOy3CQHQ

    Yo-Yo Ma joue le Caprice n° 24 de Paganini au violoncelle

    http://www.youtube.com/watch?v=lgAurilSDXQ