• SABINE MAKKONEN - photographe finlandaise

    SABINE MAKKONEN

    https://www.facebook.com/sabine.makkonen/photos_albums

    I'm Sabine Makkonen, born 1959 and live in Helsinki, Finland. At the moment I'm unemployed after working for 34 years as an assistant. I started digiphotographing three years ago and today I go nowhere without my camera. I mostly have taken minimalistic pictures of nature and buildings and started taking self-portraits in February 2012. I'd like to photograph more people in public but don't have enough courage.
    In addition to photographing I like literature and films. I admire many writers like Milan Kundera, Mihail Bulgakov, Carlos Castaneda and Sofi Oksanen. The dearest filmmakers are Aki Kaurismäki, Philip Kaufman, Krzysztof Kieslowski and the early works of Woody Allen.

    I love the art of Helene Schjerfbeck, Frida Kahlo, René Magritte and photographs of Francesca Woodman and Lillian Bassman.

     

    Quelques mots de moi sur elle:

     

    J’ai d’abord été séduit par les autoportraits de Sabine Makkonen. Délicatesse, poésie, esthétique, présence sur le fil presque de l’évaporation parfois ou affirmation catégorique. Entre le désir de se montrer et le désir de montrer qu’on ne veut pas être vue. Beau jeu, mais un jeu vital, qui joue successivement, et avec un grand sens de la nuance, sur l’art de montrer l’effacement, le silence ou l’affirmation de soi. Il y a bien sûr la magnifique et ambivalente photo bleue de l’artiste sur les genoux et les mains dans l’espace de la porte entrouverte. La photographie, au travers de telles images, atteint pleinement à la poésie et à une captivante étrangeté. Il m’a semblé que Sabine Makkonen cherche davantage à être qu’à plaire, bien que chacune des images qui la montrent dégage un grand charme et une grande intensité. La photo où elle se représente lovée devant la fenêtre, dans une superbe atmosphère de clair-obscur, est splendide. J’ai pensé, ravi par la découverte, qu’il fallait montrer cela, le partager, le relayer.

    Ensuite, j’ai feuilleté ses albums et les photographies qui me plaisaient s’additionnaient. Magnifiques photos d’un cimetière, d’une rue, d’un groupe de personnes sur une place, d’une enfilade de  façades, portraits de Sara (la fille de l’artiste). J’étais certain qu’il fallait présenter Sabine Makkonen. Le talent de cette finlandaise est d’une grande subtilité, il est le charmant et très original fruit d’une sensibilité séduisante et d’une réjouissante curiosité du regard. Le reste, je vous laisse le soin de le découvrir.      

  • EDEN SELA - "Maria Lucia"

    EDEN SELA

    Maria Lucia

     

    a eden sela c.jpgVoilà Maria Lucia, le nouvel et deuxième album d’Eden Sela. Eden Sela est un oiseau singulier perché sur un arbre implanté dans l’exact nombril de Brooklyn. Voici un arbre et son oiseau pris dans la houle de leurs propres réverbérations et de leurs effets. Eden Sela est un ange nocturne, un être insaisissable qui semble ici, par flux et reflux, aller de l’ironie au sentimental, dans une réjouissante ambigüité. On le sait, c’est l’ambigüité qui fait profitablement comprendre que le monde n’avance pas. Que le rêve d’avancer est une bêtise. Il y a un enfant de chœur dans la belle Eden, une fillette avec sa voix flûtée, il y a de l’enfance et une joie désespérée, les fils blancs de longs oxymores entremêlés, il y a la fillette et une chauve-souris futée, confiante en son sonar, il y a un aimable démon qui connaît la nuit, la fête, le vide. Il y a la belle Eden, avec son visage d’étoile du cinéma. Eden Sela a parfois la voix d’une adolescente qui court sur le bord de la falaise. Eden est un être attachant, poignant, ce n’est pas certain qu’elle le sache toujours. Rien n’est certain. Ici, plus que dans son premier
    album, elle joue, elle rit, elle ironise. Pas seulement, mais des pincées d’ironie saupoudrent l’arbre sur lequel elle est juchée et chante, dans Brooklyn, dans les petits lieux hors du grand trafic. Dans un univers sonore artificiel, maquillé, hypnotique, un univers d’une sobriété festonnée, elle avance et démultiplie sa voix, la jette dans d’infinis puits d’écho. Eden Sela est un vent, l’invention d’un vent sur clavier, dans un microphone, une liberté qui ne fléchit pas, qui nage dans l’eau propre de sa clandestinité. On dirait qu’elle a mis au point un espace où l’aube et le crépuscule peuvent entrer en contact. Tout est simple dans cet album, comme la lente poussée d’une fleur artificielle. Mais avec ces sons de synthèse, Eden, la petite reine, la petite sœur, parvient parfois a quelque chose de si chaud, de si vibrant, qu’on entre dans le lieu du sentiment et de l’émotion, juste en son centre. Are you ready est la perle de l’album. A l’intérieur de la conque, elle vit et respire merveilleusement. Elle dit, sur un ton de vent tiède et doux, des choses essentielles : 

     

    Are you ready

    Can you handle it

    Leaving your pain behind

    And going into the joy

     

    Though I am broken

    I can still dip my hands in the light

    I still can walk away at any old time

     

    I’ll repeat this motion

    I’ll come to you like a dream in the night

    I won’t ask questions

    I’ll just sleep tight

     

    Can you feel it

    Can you handle it

    Leaving your pain behind

    And going into the joy

     

    If I have limits

    Unchain my feet from the ground

    I will manage  them

    I’ll give back what I found

     

    Though I am aging

    I can still see angels in the sky

    I still can watch the day

    turn into the night

     

     

    Voilà le singulier univers d’Eden Sela. Dans Laying it to Rest, qui ouvre l’album, c’est la fin d’un amour dont on allonge le souvenir pour qu’il prenne du repos. Demain, j’aurai cessé d’appelé ton nom, je ne me souviendrai pas de ton visage. Oui, c’est touchant, l’ange volète sur les décombres de quelque chose, des plumes girouettent dans l’air déçu.

    Signalons que Dave Seidman accompagne Eden Sela aux drums.

    I Know You’ve Got A Woman est ce genre de chanson qui oscille entre le pathos d’un amour adultère et une certaine ironie singulière. Une Eden ça doit rire ainsi, avec cette voix flûtée, portée très haut. J’aime assez cette ambiance, ce filet de voix qui nage en altitude, qui sinue entre les nuages, les pylônes électriques et les grands oiseaux prédateurs. Tout cela est lent, inscrit dans le courant de la musique minimaliste, mais tout de même conçu et emporté dans une atmosphère d’étrangeté qui désarçonne et plaît.

    Jealours Lovers, une chanson qui ne dit pas exactement ce que disent les jeunes filles dans les chansons d’amour. Je me dis, en réécoutant cet album pour le chroniquer, qu’il a souvent une allure folle, qu’il danse dans une galaxie étonnante et inconnue. Des amis à qui je le fais entendre me parlent de Coco Rosie, d’autres me disent, c’est inédit, ça ne ressemble à rien, c’est passionnant, d’autres renâclent devant les effets techniques, la voix. Moi, avec le temps & l’écoute, je me dis qu’Eden Sela explore et fait des trouvailles, qu’elle danse toute entière sur les fils tendus de ses cordes vocales comme une fildefériste, comme l’un de ses sœurs tout en haut de la piste aux étoiles.

     

    Our love comes from nothing

    Our love comes from a hole in the ground

    Jealous lovers tied us down

    But now we are unbund

    Because your taking me away

    Because your holding me in

    Hour after hour

    I’m so far away from you now

    Jealous lover tied us down

    But now we are unbound

     


    I don’t
    . Chaque titre pourrait être la bande sonore d’un rêve, d’un court métrage onirique. Eden pourrait être un oiseau, un oiseau blanc et un échassier rapace. Quelque chose de volatil(e). Où est Maria Lucia ? Dans cette redondance du blanc ? Carré blanc sur fond blanc, voix blanche dans les nuages, voix mariale sur fond de drap immaculé ? Quelle neige, quelle poudre ? Quelle lumière ? Quelle éclampsie mariale ?  D’où vient qu’il y ait un âtre dans cet univers polaire, de la couleur, du bleu, selon moi, et du rouge, dans cet univers blanc ? Il y a du fascinant.

           

    Resistance est une pièce qui danse. Mais elle danse sur un curieux plancher. Resistance dit des choses étranges. Eden est comme personne, elle a une sphère, elle est respire un autre air (qu’elle dérobe), Eden est comme son regard, étrange et belle. Comme les oiseaux de Picasso, un peu, ces oiseaux qu’on aime entendre chanter mais dont on ne peut dire ce qu’ils chantent. Les mots d’Eden sont de petits souffles qui concertent autour de sa voix multipliée.  

     

     

    I forgave him

    I was sleeping

    We were better

    I was stealing

    I was stealing the air I was breathing

    Heart singing dreaming stinging beaming

    This is a message of love and resistance

    I know you are waiting

    I want you to be someone

     

    Oui, je ne vais pas détailler chaque chanson. Oui, nous attendions, nous aussi. Nous aussi, nous voulons qu’elle devienne quelqu’un. Nous observons que c’est ce qu’elle fait. Elle se fait un monde étrange, une sorte d’aéroplane en plumes et en chair de vent, un genre de faon-volant, elle le fait danser et tourner très haut. Et je pense que c’est une chance de voir passer ce genre de léger aérostat et d’entendre le chant qu’il répand.

     

    Ecoutez les huit titres de ce bel et original album:

     

    http://edensela.bandcamp.com/releases

     

    Denys-Louis Colaux, juin 2012

  • Le Scaphandrier Bicéphale : Lhasa de Sela

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    LHASA DE SELA 

    Run 88.1

    Radio Universitaire Namuroise

    Le Scaphandrier Bicéphale

    émission dominicale & mensuelle

    Justin & Denys-Louis Colaux 

    Emission du 17 juin 2012

    16.30-18.30

    Ecoutez l'émission en cliquant sur notre lien

    Rediffusion intégrale

    http://www52.zippyshare.com/v/27680453/file.html

  • Ja Ya Su, artiste allemande - photo, dessin, traitement, peinture, collage

    JA YA SU

    Je vis et travaille en tant qu’artiste à Berlin et demeure, durant  l’hiver, dans des pays du sud. Cette année, je séjournerai à La Gomera, dans les Iles Canaries.

    Au centre de mon expression artistique, il y a l’être humain partagé entre son monde intérieur et son monde extérieur. Dans mes travaux cohabitent des fictions, des sentiments, des rêves et la réalité à l’intérieur d’un même espace. La plupart de mes travaux montrent une situation ou une expérience humaine intenses.

    Les états mystérieux, passionnés, élusifs, incompréhensibles sont ce qui m’inspire et ce qui est montré dans la plupart de mes travaux surréalistes. J’utilise le mot « transmotionArt » car il en porte en lui les idées de transformation, d’émotion, de mouvement (motion), l’idée d’aller au-delà et ceci se réfère à mon propre mode créatif en tant qu’individu distinct et en même temps au développement des progrès socioculturels du monde.

    Née à Hagen, je vis depuis 1980 à Berlin. Je fais des photographies, je réalise des collages sur photoshop ou manuellement, travaux digitaux que souvent je transfère sur des canevas pour en faire un « mix mediawork ». Je dessine, je peints et j’utilise tout cela : la pure photographie, les collages, le dessin. Le mixmedia (mélange des techniques) est mon moyen d’expression favori.

     

    Expositions :

     Illustrations pour le magazine berlinois Sein

    * 2007 : Anwaltsgemeinschafts- Kanzlei, Berlin Mitte: Malerei /Collagen
    * 2008: Blinis-loungeCAFE : fotoART
    * 2008: UVR laden, BERLIN: Malerei / Mischtechniken
    * 2008 : SEIN-Verlag: BERLIN: "sur-reale Welten"... fotoART/ Mischtechniken
    * 2009 : ARTessenz Nr11, Berlin: „sur-reale welten 2", FotoART/ Mischtechniken
    * 2010 :Einzelausstellung Frauenkulturzentrum: „Frauenkreise“, Berlin FotoART/Mischtechniken
    * 2010 ART-Essenz nr.12;Berlin : „Mauerblümchen, Großstadsurfer“fotoART / Mischtechniken
    * 2010 :Gruppenausstellung: NEW YORK, Galerie:§ the invisible dog”
    * 2010 : Teilnahme an den Baseler Kunsttagen durch die Galerie DEN
    * 2011 :Gruppenausstellung im „Centro De La Cultura“ / LA GOMERA*
    * 2011: ART-essenz nr. 13: „transmotion ART“ Foto-ART/ Mischtechniken
    * 2011: Kubo show /Herne
    * 2012: Feb: Teilnahme Gruppenausstellung: Casa de la Cultura/ La Gomera
    * 2012: März: * von Menschen, Reisen und stillen Momenten*; Casa de la Cultura

     

    Consultez l’espace de l’artiste : http://www.jayasu-berlin.de 

    https://www.facebook.com/ja.y.su.96/photos

  • Deuxième édition consacrée à Lhasa sur Run 88.1

    Lhasita 1.jpg  Lhasita 2.jpg  Lhasita 3.jpg
    Ce dimanche 17 juin entre 16.30 et 18.30
    Run 88.1 (Radio Universitaire Namuroise)
    Le Scaphandirer Bicéphale
    Justin & Denys-Louis Colaux
    deuxième édition consacrée à
    LHASA DE SELA   
    Suivez notre émission en direct sur www.run.be ou écoutez-là en différé dès qu’elle aura été uplaodée par notre excellent ingénieur du son Jean Maris (l’adresse sera mise à votre disposition quelques jours après la diffusion de l’émission). Découvrez également tous les articles que nous consacrons à Lhasa de Sela : http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/lhasa-de-sela