Guy Thomas, poète et parolier de Ferrat

Guy THOMAS

poète, parolier de Jean Ferrat

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Thomas

http://pb60.e-monsite.com/pages/les-auteurs-de-ferrat/guy-thomas-le-poete-et-parolier-de-chansons-de-jean-ferrat.html

Guy Thomas est né en 1934 à Ensival, aujourd’hui section de la ville de Verviers, en Région wallonne, sur la Vesdre. Son père est bourguignon et sa mère est wallonne. Poète précoce, il publie dès l’adolescence dans un grand nombre de revues et est distingué par quelques éminences. En lisant Guy Thomas, affirme l’écrivain et homme de science Jean Rostand, on se veut le frère d’un homme sincère, douloureux et libre, dont le cri nous réveille et nous délivre. Léo Ferré évoque le jeune poète en ces termes : « Un grand bouquet de roses sauvages, heureusement vêtues de ronces viriles, quand on pense aux roses courantes et à leurs épines en plastique ». Même d’Ormesson, qui ne peut pas se tromper à tous les coups, lui trouve du talent et estime que les poèmes de Thomas « s’inscrivent dans la ligne des Carco ou des Corbière ». Ah, Tristan Corbière,  Les Amours jaunes, ce n’est pas rien !

 

Elle était riche de vingt ans

Moi, j’étais jeune de vingt francs,

Et nous fîmes bourse commune…  

 

François Mauriac, de son côté, reconnaît en Thomas « un héritier de la poésie populaire française ». Le poète rencontre François Cavanna en 1960 qui vient de fonder avec Georges Bernier le mensuel Hara-Kiri. Cavanna, qui a reçu par la poste quelques poèmes de Thomas, en pense à peu près ceci : « Cela sautille comme une java, ça claquette comme une danse macabre, ça saigne comme un mur des fédérés ; ça mord ; ça crache et ça profane ; ça s’attendrit aussi, pas souvent. Un anar sincère. En tout cas, un poète ». Une collaboration prend forme. Pendant ce temps, Guy Thomas s’est établi dans le village jurassien de Pillemoine. Pillemoine, un nom rêvé, pratiquement un exaucement pour un ennemi de la calotte. Il exerce le métier de professeur de français au lycée de Champagnole. Dès 1969, il publie ses premiers recueils de poésie et de nouvelles. Entre 1969, avec Vers boiteux pour un aveugle et 2011, avec Sur un air de java vache, Guy Thomas publie une quinzaine d’ouvrages. En 1973, Serge Brindeau le répertorie aux côtés d’André Hardellet et René Fallet et le présente dans son ouvrage « La Poésie contemporaine de langue française depuis 1945 » (Editions Saint-Germain-des-Prés). « Guy Thomas aime la liberté, même quand elle est mal portée. Il est anti-sabre et anti-goupillon, très violemment, anti-capitaliste et anti-stalinien. Il chante Rita la blanche et les mauvais garçons. Un air d’accordéon a pour lui des amertumes de beaujolais. Sa poésie est orale, cousine germaine de la goualante ».

 

J’ai l’air du bon citoyen

J’ai tout du Français moyen

Pourtant je suis le contraire

Du Français réglementaire

Je suis un Monsieur Durand

Pas conforme au plan courant

 

(Extrait de Guérilla, prélevé dans Je ne suis qu’un cri)

 

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Bien sûr, la notoriété lui vient surtout de son œuvre de parolier. Donnons ici, en espérant être exhaustif, la liste de ses textes chantés par Jean Ferrat. (A gauche, Guy Thomas et Josette Jagot) 

La leçon buissonnière, 1972 (C’est au numéro trente-deux/ De l’av’nue de la République/Que j’enseigne aux petits merdeux / Les théories philosophiques, …)

Le petit trou pas cher, 1972 (C’est dans du bois d’ébéniste / Qu’on enterre les gens tristes,…)

Caserne, 1972 (Blanchis les troncs des marronniers / Tous au carré, bien alignés/Rouges les toits, rouges les briques / Bleu le ciment patriotique)

Le singe, 1975 (Dans mon jardin zoologique / Je suis vraiment dans du coton / J’ai des cocotiers métalliques / J’ai des bananiers en carton, …)

Berceuse pour un petit loupiot, 1975 (Mon marmouset, mon nouveau-né/ Tu mériterais qu’on te gronde / Tu brailles comme un forcené / T’as pas l’air content d’être au monde,…)

Le bruit des bottes, 1975 (C’est partout le bruit des bottes / C’est partout l’ordre en kaki / En Espagne on vous garrotte / On vous étripe au Chili, ...)

Le chef de gare est amoureux, 1979 (Quand il sort le matin d’la gare / Chacun sourit, chacun se marre / Quand il passe au milieu d’la rue / Chacun murmure il est cocu, …)

Les 14 titres de l’album Je ne suis qu’un cri  en 1985

 

Hospitalité

L’âne

Viens mon frelot

Concessions

Comptine pour Clémentine

La porte à droite

Le cœur fragile

Le châtaignier

Petit

Vipères lubriques

Pardonnez-moi mademoiselle

Le Kilimandjaro

Les Cerisiers

Je ne suis qu’un cri

 

(Je ne suis pas littérature / Je ne suis pas photographie / Ni décoration, ni peinture / Ni traité de philosophie/ Je ne suis pas ce qu’on murmure / Aux enfants de la bourgeoisie / Je ne suis pas saine lecture / Ni sirupeuse poésie/ Je ne suis qu’un cri, …

 

Mais Guy Thomas est aussi chanté par Isabelle Aubret, Francesca Solleville, James Ollivier, Jean-Marie Vivier, Claude Antonini, Zouzou Thomas, Yannick Savoye, Les Octaves ou Les Nomades. Il se produit aussi sur scène en tant que lecteur avec la chanteuse Josette Jagot.

 

Voir le site personnel du poète :  http://www.guythomas.fr/

Voir le bel espace que lui consacre le blog d’Annie Raynal-Andrieu :

http://mozalyre.over-blog.com/article-36525475.html

L’espace de la chanteuse de variété française Josette Jagot :

http://www.josettejagot.fr/  

Bibliographie du poète :

http://www.guythomas.fr/bibliographie_guy_thomas.html?PHPSESSID=a6e441ab5ba11552396b3ec9a169fee1 

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