Une chanson pour Jean Ferrat

"La Balade de Jean Ferrat"

Extrait de l'album "A Mains Nues"
Compositeur, interprète : Vincent Rouard
Auteur : Denys-Louis Colaux
Conception et illustration : Laurence Burvenich
Commander l'album : http://vincentrouard.be/amainsnues.html 
 
 
LA BALADE DE JEAN FERRAT
 
Cette date est en moi, 16 mars en Ardèche,
Isabelle à l'estrade ouvre tout grand les bras
J'entends se déchirer un oiseau dans sa voix
Au bleu ciel de ses yeux frémit une flammèche
Elle tourne son coeur comme un grand gouvernail
Qui ouvre dans le deuil les battants d'un portail.
Une voix s'est posée et ne s'éteindra pas
Et la mort ne fera pas taire Jean Ferrat
 
Refrain :
 
Sur les pas du poète, après qu'il est passé,
Comme une conque dit l'orchestre de la mer,
Un poème déploie les ailes ailes de ses vers
Et le désir te prend avec lui de voler.
 
Ses moustaches en proue, il est dans la montagne,
Bucolique et songeant à des mondes ouverts,
Établi dans l'écho, et rouge et bleu et vert,
Sans fin son chant appelle un pays de cocagne.
Cultivant son jardin, il jardine la terre,
Il va son utopie et ses coups de tonnerre,
Epouvanté toujours, catastrophé encor
Par les législateurs de la loi du plus fort.
 
Refrain
 
Son loup sauvage au pied, guitare en bandoulière,
Il s'attarde un instant aux massifs de bruyères,
Et de sa voie de soie, et de sa voix de guerre,
Relance ses credos et ouvre ses volières
A soi-même fidèle, à ceux qu'il a chantés,
Insoucieux de l'étau dans quoi la raison prend
Tout espoir et l'étreint, lui fait vomir son sang,
Il rêve aux éventails ouverts d'un cerisier.
 
Refrain
 
Il attend que la vie, à ses lèvres de femme,
Peigne un peu, rien qu'un peu, de ce rouge cerise
Qui donne au goût des fruits un parfum de cytise,
Qui pose dans l'instant le tremblement d'une âme.
Il attend que les temps prennent un tour humain,
Il attend que la vie tienne un peu ses promesses,
Que, s'ils ne savent pas chanter, les lendemains
Fassent parfois entendre un accent de noblesse.
 
Refrain

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