11.03.2011
LES AMIS DE GEORGES - la revue a 20 ans
Consultez notre projet Coups d'aile à Lhasa de Sela :
http://dlcolaux-photos.skynetblogs.be/lhasa-de-sela/
LA REVUE A 20 ANS
Quand on aime, on a toujours vingt ans

http://www.lesamisdegeorges.com/
La revue française Les Amis de Georges à vingt ans. Elle publie son n°120 (mars-avril 2011). Au sommaire : l'édito de Jean-Paul Sermonte consacré à la chanson "Bonhomme", un important espace consacré aux actualités (livres, cd, concerts, spectacles), "New York, New York" par Joël Favreau parti interpréter Brassens à Brooklyn, un long article de Joseph Moalic consacré à Gillbert Bécaud, un examen à la loupe de Loic Richard des différentes transcriptions de "La ronde des jurons", une évocation par Bernard Lonjon de Charly Schenk, ami sétois de Brassens, un article consacré à Hugo et Verlaine et, enfin, la première partie d'une exploration de la chanson "Le Moyenâgeux" par Denys-Louis Colaux.
09:15
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07.01.2011
Bernard-Pierre DONNADIEU
Bernard-Pierre DONNADIEU, sous la puissance, une habileté inouïe

Donnadieu est mort ce 27 décembre 2010 à l'âge de 61 ans. On a prononcé déjà, pour marquer son départ, de très légitimes éloges. J'aimerais écrire ici quelques mots sur le rôle par lequel ce formidable colosse m'est apparu comme l'un des plus grands acteurs de sa génération. Le film s'intitule "L'Homme qui voulait savoir" (Gérard Sluizer, 1989, avec Gene Bervoets et Johanna ter Steege). Donnadieu, à l'écart de l'archétype dans lequel on l'a parfois cantonné, y atteint, - dans la nuance, le trouble, l'ambiguité -, un sommet d'interprétation qui lui vaudra deux prix du meilleur acteur (Madrid, 1989, Oporto, 1990).
Dans ce thriller atypique, pittoresque (on vit l'effroi au rythme anecdotique et sympathique du Tour de France) et suffocant, Donnadieu incarne Raymond Lemorne, un bon père de famille, pratiquement débonnaire, un professeur de chimie obnubilé par un projet monstrueux qu'il finira par mener à terme. Lemorne, le film nous l'indique par son image inaugurale, est un phasme, cet insecte supérieurement mimétique qui a l'allure d'une brindille et se confond avec la branche sur laquelle il évolue. Il a toutes les apparences d'un honnête homme. Il est un prédateur.
Je me garderai bien ici d'éventer l'intrigue. Ce que je tiens à mettre en exergue, c'est le génie avec lequel Donnadieu fait cohabiter, sans recherche d'effets, avec un ahurissant doigté, une effrayante acuité, dans des glissements presque imperceptibles, l'honorable citoyen et l'implacable psychopathe. Peu d'acteurs, me semble-t-il, ont atteint à cet exploit de cohérence, de vraisemblance et d'efficace par les secours de la subtilité du jeu. Il fallait que cette leçon nous vînt d'un colosse.
15:52
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