andré tillieu

  • André TILLIEU

    André, Pascal et moi

     

    a andré t 1.jpgLors d’une de mes nombreuses visites à Uccle, chez André Tillieu, Pascal m’accompagnait. Très innocemment, en bon photographe, il avait emporté son appareil. (Il se sent nu sans son plus simple appareil).A l’époque, en 93 ou 94, je ne sais plus trop, l’amitié avec André était encore fraîche, je cherchais des prétextes pour lui rendre visite : une interview écrite, une autre pour la radio, une autre encore, un ami à lui présenter, etc. André était bienveillant, accueillant. Plus tard, lorsqu’il m’écrivait ou lorsqu’il téléphonait, il m’appelait : « Mon Vieux ! » On a eu des fous rires. C’était un homme chaleureux, éloquent, humble, noblement orgueilleux et doué d’une merveilleuse voix chantante. Nous avons également sympathisé avec Yvette, son épouse. C’était aussi un formidable épistolier avec un sens aigu de la formule et du taquet littéraire. Quand il évoquait Brassens, il était intarissable, le feu de l’amitié l’habitait, intact. Nous avons ensemble mené quelques opérations brasséniennes : nous sommes allés présenter le bon Sétois chez les anars à Bruxelles, à la RTBF à Bruxelles, à l’université,  dans les environs de La Louvière dans une après-midi conçue par mon ami Sandro Baguet et Marc Wilmet était présent, en un grand nombre d’endroits. Nivaille a été plus d’une fois de l’aventure.  

    André a, à mes yeux, signé la plus belle, la plus poignante, la plus enthousiaste des biographies de Brassens : Brassens auprès de son arbre chez Julliard. André a été longtemps un grand pourvoyeur d’articles de la revue française « Les Amis de Georges » dans laquelle il m’a d’ailleurs fait une place. Toutes les chroniques de Tillieu ont été reprises dans un bel ouvrage, « Brassens, d’affectueuses révérences », paru chez Arthémus et que j’avais eu le plaisir de postfacer. Chez Textuel, André cosigne avec Alain Poulanges un magnifique coffret en trois cahiers : Les Manuscrits de Georges Brassens. Chez IPH éditions, il publie un beau recueil de nouvelles, Le Noir d’Anvers et chez Claude Lefrancq Cherche-bonheur et autres nouvelles. Il ne faut pas oublier toutes les belles plaquettes qu’il publie dans la collection du Veilleur de Nuit. : Un paroissien bien en selle, Alphonse Boudard -  En cassant la graine avec Georges Brassens - Louis Nucéra quitte la course !, -  Brassens et la Belgique - Un petit coin du panthéon poétique de Georges Brassens - Jean Giono, Pas une ride - De Liberchies à Carnegie, Django !  Dans un petit salon de sa maison à Uccle, André avait disposé son héritage Brassens : guitare, pipes, fastueux albums photographiques, ouvrages annotés, manuscrits, une véritable caverne pleine de trésors. Tillieu, qui était un grand lecteur de Giono, avait aussi tissé une relation amicale avec l’écrivain de Manosque. 

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